Intervention faite par Nathalie Seguin, lors de l’inauguration de la crèche familiale Farandole à l’Espace Lambon sur le quartier de Souché, le jeudi 26 janvier 2012:
L’implantation de la crèche familiale Farandole à l’Espace Lambon illustre bien la politique Petite enfance du CCAS de la Ville de Niort qui œuvre depuis 2008 pour la qualité
d’accueil des enfants et de leurs parents dans ses structures, ainsi que pour la qualité des conditions de travail des agents de la collectivité. Ce soir, je pense tout particulièrement à l'ensemble des personnels qui composent la crèche familiale Farandole... Chacun sait ici que
vous avez largement mérité ces nouveaux locaux, accueillants, adaptés et colorés, vous qui avez si longtemps
travaillé dans les sous-sols de la maison bourgeoise du quartier de la Tour Chabot-Gavacherie.
Premier voeu... Un second relais assistantes maternelles...
Vous le savez, cette implantation n’a pas vocation à durer. La crèche familiale Farandole intégrera prochainement le nouveau Pôle Enfance. Et comme la nature à horreur du vide et que nous sommes encore au mois de janvier 2012, je formule un premier vœu, celui de la pérennisation d’une structure Petite Enfance à l’Espace Lambon. Pourquoi pas la mise en place d’un second relais assistantes maternelles sur Niort qui permettrait d’accueillir plus d’assistantes maternelles et de familles. L’accueil individuel à domicile par des assistantes maternelles est un mode d’accueil recherché par les familles et il doit être valorisé comme les accueils collectifs.
Second voeu... De nouveaux partenariats pour favoriser l'accès à la culture...
Pour conclure, je trouve très intéressant cette implantation de la crèche familiale Farandole aux côtés d’une structure culturelle, la médiathèque du Lambon gérée par la communauté d’agglomération niortaise. Si j’avais un second vœu à formuler en ce début d’année 2012, je souhaiterais que des partenariats formalisés puissent se construire entre ces deux structures. L’accès à la culture n’est pas toujours aisé pour certaines familles. Certaines n’osent pas, d’autres n’y pensent même pas. Alors pour réduire les inégalités, il est du devoir du service public, du service public de la Petite enfance, donc de notre devoir, d’accompagner au mieux les familles vers les lieux culturels. Les pratiques culturelles doivent s’intégrer tôt pour qu’elles puissent s’installer dans le temps. On appelle ça du développement durable.
La Petite enfance qui participe de l’émancipation des femmes peut également permettre un meilleur accès de tous à la culture et ce, depuis le plus jeune âge.
Nathalie SEGUIN








On pourra toujours nous objecter que c'était la 56ème délibération d'un Conseil qui était attendu d'abord et avant tout pour sa dimension budgétaire (voir
article précédent "Oser et proposer"); reste que la "Participation à la Société Publique Locale (SPL) pour un centre de tri dans le Sud Deux-Sèvres" aurait mérité un grand débat. Comme nous fûmes
les seuls à intervenir sur cette délibération qui aurait pourtant mérité une authentique appropiation publique, nous publions aujourd'hui même la trame de notre intervention ;
ainsi tout le monde pourra se forger une opinion.
Les mots ne
pourront faire oublier les moyens…
Faire aujourd’hui ce que nous ne pourrons plus faire
demain…
L’impôt quel qu’il soit doit toujours faire sens…
Le samedi 11 février prochain, à 14H00 au Patronage Laïque, s’ouvriront les « 1ères Rencontres territoriales de la culture »… Belle occasion pour nous de revenir
sur près de quatre ans de combat politique et d’interventions publiques multiples sur ce sujet… A chaque fois, nous nous sommes efforcés de montrer qu’une politique culturelle ambitieuse menée à
l’échelle d’une bassin de vie pouvait constituer un irremplaçable creuset démocratique et un incomparable dopant économique… A chaque fois, nous avons pointé qu’un projet de territoire ne pouvait
se résumer à une simple addition d’intérêts paroissiaux déconnectés des pratiques et des attentes réelles des citoyens qui ont, depuis bien longtemps déjà, mesuré les limites du clocher en terme
de politique publique. Voilà pourquoi, nous profitons de ce début d’année 2012 pour revenir sur les quatre principaux temps forts qui nous ont permis de mettre le pied dans la porte et nous
laissent espérer qu’à terme, celle-ci restera grande ouverte.
2008, Assises de la Culture, acte I…
2010, Assises de la Culture, acte III…
« Hiver rude »
« Hiver très rude »
« Hiver très très rude »
No limit...



« Ceux qui demandent la négociation d'un nouveau traité européen ont raison : avec les pays qui le veulent, il faut construire une Europe
politique, capable d'agir sur la mondialisation ; une Europe vraiment démocratique »… Alors là Michel et Pierre, n’en jetez plus ; vous allez bientôt accorder aux marxistes, un
brevet d’Européens lucides et visionnaires… « L'Europe n'est pas aux mains des lobbies financiers. Elle est au service des citoyens. »… Ok, je m’incline et demande de suite à
ma Fédération de vous envoyer une carte d’adhésion… Dans un pays d'histoire longue et de mémoire courte, il n'est jamais trop tard pour bien faire...
Et puis, voyant que le Moloch ne se contentait plus du tiers monde et des maillons faibles de l’arc latin, nos grands prêtres de l’Europe atlantiste et libérale ont commencé à douter…
Il faut dire que le modèle porté jadis aux nues était de moins en moins assumable par nos gentilshommes d’Etat… Ajoutons qu’entre un Etat Hongrois piétinant en notre nom les Roms et les règles de
bases de la démocratie (on commence même à parler d’Orbanistan – du nom du premier ministre conservateur Viktor Orban -) et un Etat grec qui, au nom du désendettement, a tellement restreint le
service public qu’il met aujourd’hui en danger son propre peuple (les 40% de coupe budgétaire dans le secteur hospitalier font que près d’un malade sur quatre se voit refuser son admission !
– source « Mediapart », « Grèce : la réalité de la crise », Mehdi Zaaf, 25 décembre 2011) ; disons que notre modèle sentait quelque peu le roussi, voire même le brun
cramoisi…
De la nécessité du progrès…
C’est fou mais je n’arrive pas oublier le fait qu’en 1984, François Hollande a signé une tribune dans « Le Monde » intitulé « Pour être modernes, soyons démocrates »… En ce temps là, il n’était qu’un supplétif aux dents longues cirant les pompes de Delors et Rocard, les pop stars
de « la gauche telle qu’on l’entendait » à l’époque… Aujourd’hui, sa ligne atlantiste, fédéraliste et libérale n’a pas bougé d’un iota et
ce sont les petits Valls et Le Foll qui jouent les porte-serviettes… Comme quoi, « si la gauche telle qu’on l’entend » n’a pas d’avenir,
elle a au moins un passé… C’est déjà cela.
Eléments de langage…
Vous trouverez là un premier acompte à la convention du Camji… Belle occasion pour nous d’annoncer que l’année 2012 sera particulièrement riche pour la SMAC niortaise (scène
labellisée « Musiques Actuelles ») : refonte de la convention collective, achèvement de la modernisation des équipements de la structure, aménagement de la salle d’accueil,
inauguration d’un nouveau studio sur Du Guesclin ; bref autant de chantiers qui seront l’occasion d’avoir une discussion de fond avec l’Etat, la Région et le Département sur une
ré-évaluation des partenariats…