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Nathalie Seguin
2e adjointe, chargée de la lutte contre les exclusions, de la médiation sociale et du logement d’urgence

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11e adjoint, chargé de la culture et des innovations culturelles

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15e adjoint, chargé de la cohérence écologique, sociale et économique des politiques d’aménagement durable du territoire


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conseillère municipale au Temps de la ville

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 08:29

Intervention faite par Nathalie Seguin, lors de l’inauguration de la crèche familiale Farandole à l’Espace Lambon sur le quartier de Souché, le jeudi 26 janvier 2012:

 

P1170348L’implantation de la crèche familiale Farandole à l’Espace Lambon illustre bien la politique Petite enfance du CCAS de la Ville de Niort qui œuvre depuis 2008 pour la qualité d’accueil des enfants et de leurs parents dans ses structures, ainsi que pour la qualité des conditions de travail des agents de la collectivité. Ce soir, je pense tout particulièrement à l'ensemble des personnels qui composent la crèche familiale Farandole... Chacun sait ici que vous avez largement mérité ces nouveaux locaux, accueillants, adaptés et colorés, vous qui avez si longtemps travaillé dans les sous-sols de la maison bourgeoise du quartier de la Tour Chabot-Gavacherie.

 

Premier voeu... Un second relais assistantes maternelles...

Vous le savez, cette implantation n’a pas vocation à durer. La crèche familiale Farandole intégrera prochainement le nouveau Pôle Enfance. Et comme la nature à horreur du vide et que nous sommes encore au mois de janvier 2012, je formule un premier vœu, celui de la pérennisation d’une structure Petite Enfance à l’Espace Lambon. Pourquoi pas la mise en place d’un second relais assistantes maternelles sur Niort qui permettrait d’accueillir plus d’assistantes maternelles et de familles. L’accueil individuel à domicile par des assistantes maternelles est un mode d’accueil recherché par les familles et il doit être valorisé comme les accueils collectifs.

Second voeu... De nouveaux partenariats pour favoriser l'accès à la culture...

 

Pour conclure, je trouve très intéressant cette implantation de la crèche familiale Farandole aux côtés d’une structure culturelle, la médiathèque du Lambon gérée par la communauté d’agglomération niortaise. Si j’avais un second vœu à formuler en ce début d’année 2012, je souhaiterais que des partenariats formalisés puissent se construire entre ces deux structures. L’accès à la culture n’est pas toujours aisé pour certaines familles. Certaines n’osent pas, d’autres n’y pensent même pas. Alors pour réduire les inégalités, il est du devoir du service public, du service public de la Petite enfance, donc de notre devoir, d’accompagner au mieux les familles vers les lieux culturels. Les pratiques culturelles doivent s’intégrer tôt pour qu’elles puissent s’installer dans le temps. On appelle ça du développement durable.

 

La Petite enfance qui participe de l’émancipation des femmes peut également permettre un meilleur accès de tous à la culture et ce, depuis le plus jeune âge. 

Nathalie SEGUIN

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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 16:31

SPL

spl.jpgOn pourra toujours nous objecter que c'était la 56ème délibération d'un Conseil qui était attendu d'abord et avant tout pour sa dimension budgétaire (voir article précédent "Oser et proposer"); reste que la "Participation à la Société Publique Locale (SPL) pour un centre de tri dans le Sud Deux-Sèvres" aurait mérité un grand débat. Comme nous fûmes les seuls à intervenir sur cette délibération qui aurait pourtant mérité une authentique appropiation publique, nous publions aujourd'hui même la trame de notre intervention ; ainsi tout le monde pourra se forger une opinion.

Le prix d'une législation qui pénalise la régie...

Si nous ne pouvons que saluer l’extension du domaine de l’action publique, nous ne pouvons pour autant hocher benoîtement la tête et laisser filer le débat sur le choix d’une forme juridique privilégiant le groupement d’actionnaires publics sur la régie. Et oui, on ne se refait pas. Qu’une Société Publique Locale soit « juridiquement » séduisante à l’heure des regroupements intercommunaux, nul n’en doute… Pas de mise en concurrence de la délégation, pas d’obligation de se soumettre aux règles de la comptabilité publique, pas de fonctionnaires… Bref, une niche industrielle publique sans le statut de la fonction publique pour les salariés…

Reste que tout n'est pas réglé loin s'en faut...

Néanmoins, enterrer sans fleurs ni couronnes la régie ne règle pas toutes les questions loin s’en faut… Quid du contrôle effectif de la qualité du service ? Quid de la possibilité de pratiquer une politique volontariste en matière d’insertion professionnelle ? Quid d’une capacité à concevoir l’évolution technologique d’une filière dans le temps long ? Quid des salariés ? Quelle sera la norme contractuelle ? Le CDD ou le CDI ? Temps pleins ou temps partiels ? Quid des conditions de travail dans une filière connue pour user rapidement les corps ?  En tout état de cause, il serait tout de même paradoxal qu’une progression de l’action publique ne se traduise in fine par une précarisation sociale. Monsieur le Président, quels sont donc sur tous ces points nos propres garde-fous en tant qu’actionnaires publics ?

Nicolas MARJAULT

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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 17:44

Conseil d'agglomération de Niort : vote du budget (23 janvier 2012):

Monsieur le président, nous nous sommes quittés le 12 décembre dernier sur la proposition que nous vous avions faite de fixer au maximum - soit 30% - le taux de Cotisation Foncière des Entreprises…

RTEmagicC_depardon_berlin_gr_jpg-copie-1.jpg Les mots ne pourront faire oublier les moyens…

Le triple constat que nous avions fait alors n’a guère été démenti depuis. Nous avions évoqué l’exacerbation des contradictions du capitalisme financier... Depuis, le triple A s’est fait la malle laissant aux ouvrières de Lejaby et aux ouvriers de Petroplus, le rôle tragique de variables d’ajustement du capital… Et n'imaginons pas que le pire est derrière nous ; d’ores et déjà, Eurostat nous prédit une croissance négative pour le premier trimestre 2012… Nous avions aussi pointé du doigt que pour faire sens, l’élargissement des périmètres intercommunaux supposait à la fois une démocratisation de leur gouvernance et un alignement de leurs compétences sur le plus haut niveau de service public ; dans les deux cas, les moyens à mettre en oeuvre seront conséquents… Nous avions enfin mis en garde sur le fait que ne pas augmenter la fiscalité sur les grands groupes aujourd’hui, c’était se condamner à ponctionner les ménages demain… Or, sommes-nous là pour décliner localement ce qui a déjà failli nationalement ?

can 2 Faire aujourd’hui ce que nous ne pourrons plus faire demain…

Autrement dit, sauf à considérer que les citoyens ne sont pas en attente de services publics et que les besoins sociaux ne vont pas s’accroître fortement ; nous avons clairement le devoir de faire aujourd’hui ce que nous ne pourrons plus faire demain… Nous l’avons d’autant plus que nous avons touché une faille, un vide juridique dans ce holdup up social que fut la suppression de la taxe professionnelle… Car si Sarkozy a bien verrouillé  la durée, il n’a pas cadenacé le taux ; si bien que nous avons une occasion unique de resocialiser aujourd’hui ce qui a été privatisé hier… Mettons le pied dans le pas de la porte, faisons jurisprudence ; les grands groupes ont proportionnellement très peu à perdre mais les citoyens auront, au final, beaucoup à gagner…

carte-electorale L’impôt quel qu’il soit doit toujours faire sens…

Bien sûr, ce choix de la lucidité fiscale ne saurait nous exonérer de nos responsabilités politiques car demander plus aux grands groupes n’a de sens que si nous proposons une vision claire de ce que nous souhaitons demain pour notre bassin de vie… L’impôt quel qu’il soit doit toujours faire sens et les citoyens sont parfaitement à même de souscrire à une construction politique qui viserait à faire de notre territoire, une métropole régionale, créative, redistributive et écologique. Voilà pourquoi aujourd'hui, oser et proposer n’ont jamais été aussi proches…

Nicolas MARJAULT

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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 10:56

le-patro.jpgLe samedi 11 février prochain, à 14H00 au Patronage Laïque, s’ouvriront les « 1ères Rencontres territoriales de la culture »… Belle occasion pour nous de revenir sur près de quatre ans de combat politique et d’interventions publiques multiples sur ce sujet… A chaque fois, nous nous sommes efforcés de montrer qu’une politique culturelle ambitieuse menée à l’échelle d’une bassin de vie pouvait constituer un irremplaçable creuset démocratique et un incomparable dopant économique… A chaque fois, nous avons pointé qu’un projet de territoire ne pouvait se résumer à une simple addition d’intérêts paroissiaux déconnectés des pratiques et des attentes réelles des citoyens qui ont, depuis bien longtemps déjà, mesuré les limites du clocher en terme de politique publique. Voilà pourquoi, nous profitons de ce début d’année 2012 pour revenir sur les quatre principaux temps forts qui nous ont permis de mettre le pied dans la porte et nous laissent espérer qu’à terme, celle-ci restera grande ouverte.

assise_cult.jpg2008, Assises de la Culture, acte I…

« Etendre le champ d’action des communautés d’agglomération dans le domaine culturel suppose un authentique travail de concertation entre tous les acteurs concernés. (…) Partons ensemble d’un état des lieux reconnus par tous – le diagnostic culturel de bassin – et dans un second temps, nous déterminerons ensemble les priorités. » (N. M., « Livret des 1ères Assises de la Culture », le 4 octobre 2008).

2009, Assises de la Culture, acte II…assises_culture_09.jpg

« Poser dès aujourd’hui les premières pierres de ce qui devra constituer demain une politique culturelle de bassin demeure encore et toujours d’actualité. A bien des égards, convaincre de la nécessité d’un diagnostic culturel partagé, définir à partir de là des axes prioritaires et en déduire les moyens financiers et humains n’a rien d’insurmontable. » (N. M., « Livret des 2èmes Assises de la Culture », 14 novembre, 2009).

aff_assisesdelaculture2010_.jpg2010, Assises de la Culture, acte III…

« Le diagnostic, nous l’avons obtenu. Il devrait voir le jour début 2011. Il est financé, c’était le plus dur à obtenir. Le cahier des charges est rédigé. Reste à le lancer. Une rencontre officielle est encore nécessaire entre le président de la communauté d’agglomération et l’ARSV - agence régionale du spectacle vivant – qui portera l’étude. Une fois la rencontre passée, le projet devrait être lancé. Cela sera la base d’un chantier très long, celui de la compétence culturelle d’agglomération. » (N.M., retranscription des débats, « 3èmes Assises de la culture », 6 novembre 2010).

2011, Diagnostic culturel d’agglomération, l’heure du vote…

« Il est des délibérations que l’on passe tardivement et donc presque précipitamment… Pourtant, dans 10 ans, cette délibération aura peut-être revêtu une dimension historique, au sens où elle aura peut-être initié des envies de travailler ensemble, d’offrir plus de spectacles et d’expositions, de proposer plus d’ateliers et de répétitions, (…) d’échanger et de co-construire dans les quartiers, dans les communes de la première couronne, dans les communes de la deuxième couronne… Bref, de faire à plusieurs ce que personne n’aurait pu réaliser seul… La seule obligation que nous ayons maintenant ; c’est de tout mettre en œuvre pour que les citoyens s’approprient ce diagnostic ; c’est-à-dire pour qu’ils se saisissent de ce qu’ils ont payé… Voilà pourquoi il serait bon d’inscrire dans le calendrier d’actions proposées, une restitution publique des résultats bruts et des cartographies d’ici la fin de l’année… Pourrait-on avoir au moins votre accord de principe, Monsieur le Président, pour l’organisation en novembre ou décembre prochain d’une telle restitution ? » (Déclaration faite en Conseil de Communauté, le 27 juin 2011).

2012, Rencontres territoriales de la culture, Acte I…

Le 11 février prochain, nous jouerons gros car sans une mobilisation réelle des artistes, des institutionnels, des acteurs culturels, sociaux, économiques et éducatifs, sans une implication réelle des citoyens dans ce débat d’intérêt public, nul doute que la porte entrouverte aujourd’hui pourrait se refermer au moindre courant d’air…

Nicolas MARJAULT

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 14:11

Pour la première fois de son histoire, la ville de Niort s’est engagée dans une analyse des besoins sociaux via son centre communal d’action sociale. Dans un contexte d’économies capitalistes libérales et de marchés financiers toujours plus féroces à l’égard des peuples, cette démarche audacieuse et volontariste est plus que nécessaire.

P1170348.JPGNiort n’est pas coupée du monde…

Au regard des nouveaux résultats, des points doivent particulièrement retenir notre attention. Les données 2009 réajustées par rapport à celles de 2007 montrent que le nombre de familles monoparentales augmente de façon plus importante encore (+ 513 au lieu de + 259), soit 33 % des familles niortaises. De plus, 15 % des ménages vivent avec moins de 950 € par mois après redistribution, soit 1 point de plus, ce qui représente 4 147 personnes. Enfin, même si le revenu médian à Niort est plus élevé que ceux des Deux-Sèvres et de la France métropolitaine (1 527 € par mois contre 1 404 € et 1 511 €), les écarts se creusent entre les ménages les plus pauvres et ceux les plus riches (+ 198 €  pour les habitants du Clou Bouchet contre + 410 € pour ceux de St Liguaire).

Ville riche ?

Niort est une ville tout en paradoxe. Cette analyse des besoins sociaux permet de sortir des clichés établis de ville mutualiste riche. La solidarité et la redistribution doivent s’y exprimer pleinement pour réduire les inégalités.

Nathalie SEGUIN

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 08:34

Nous n’avons pas tourné casaque… L’habit n’a beau pas faire le moine, le césarisme propre à la République présidentielle ne saurait nous convaincre de troquer le bleu de chauffe collectif contre la machine à tailler du costume providentiel… Au paternalisme propre à nos quatre marchands de sable, nous préférons le manifeste des égaux… Au "je" des égos, nous opposons le "nous" des alter égos…

photo.JPGVive la VIème République !

Mélenchon à Nantes, c’était d’abord 6000 citoyens en tenue de subversion massive… C’était ce "nous" qui ne « baisse pas les yeux », qui loin de suivre « les quatre daltons de l’austérité » bien décidés à « capituler devant les marchés financiers », propose d’en revenir à ce qui fonctionne toujours : « voter avec sa classe » en fonction « de son intérêt de classe » [en italique, citations extraites du discours de Nantes du 14 janvier]… C’est idiot mais le « main stream » néolibéral nous avait tellement asservis au règne de la fatalité qu’on en avait presque oublié qu’il ne tient qu’à nous de reprendre collectivement, démocratiquement et volontairement notre avenir politique en main. C’est surtout cela que nous sommes allés chercher à Nantes.

Nicolas MARJAULT

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 14:46

Nous les Avons mis au monde ; nous les Avons choyés au prix de lourds sacrifices ; nous Avons cédé à toutes leurs extravagances, à tous leurs caprices… Et c’est ainsi que l’ingrate fratrie nous remercie… A la première occasion, le triple voit double et le double la joue solo… Et pourtant, nous savons bien que les Histoires d’A finissent mal en général…

hiver-rude.jpg « Hiver rude »

A propos d’histoire, il convient peut-être d’en exhumer une… Une très vieille blague de cour d’école… Il était question d’un bûcheron abimé par des années passées dans la solitude de l’hiver canadien… A l’approche des grands froids, notre solide gaillard avait pris l’habitude de calquer sa coupe sur les oracles d’un vieil indien… Et il avait beau ratiboiser des hectares entiers de forêt, l’inébranlable chaman, insensible aux efforts consentis, lâchait ces quelques mots en guise d’encouragement : « Hiver rude. »

chef-indien.jpg « Hiver très rude »

Et notre dévoué bûcheron s’en allait transformer les forêts primaires en steppe à caribou… A chaque consultation, l’oracle se faisait plus catastrophiste et « l’hiver rude » devenait semaine après semaine, de plus en plus rude… Pieds et poing liés à la fatalité, notre bûcheron cédait à la cognée une part d’humanité…

bucheron_zoom.jpg « Hiver très très rude »

Jusqu’au jour où, rendu squelettique, boiteux et phtisique par tant d’efforts consentis, notre bûcheron s’enquit auprès du grand sachem des raisons profondes de ses funestes prédictions… Magnanime et curieusement honnête, le totem admit que le secret d’une vision pouvait tenir dans l’inanité d’un dicton : « Quand bûcheron coupe du bois, hiver rude ». Reste que le bûcheron était las et les forêts n’étaient plus… Sous son tipi HQE télésurveillés, le vieil indien n’avait plus qu’à glaner les généreux dividendes issus des fonds judicieusement placés dans la filière bois…

Nicolas MARJAULT

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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 14:57

Vous trouverez ci-dessous les causes et les objectifs de notre proposition "révolutionnaire" lors du dernier Conseil de Communauté concernant le mode de financement de notre collectivité locale en l'attente de l'avènement d'un pôle public bancaire. Contre l'attentisme ou le renoncement, nous faisons valoir notre marque de fabrique à la moindre occasion... Bonne lecture... NM.

 

Les collectivités locales assurent 70% des investissements publics, et pourtant elles ne pèsent que pour 10% de l’endettement public total, car elles ne peuvent pas s’endetter pour financer du fonctionnement.

Emprunts-toxiques-3.jpgNo limit...

Le problème des collectivités n’est donc pas un problème global de surendettement, mais de qualité des emprunts. En effet, avec la dérégulation financière et la privatisation des banques d’investissements (le crédit local de France devient Dexia en 1996), ces établissements ont joué la course au profit en généralisant les prêts dits « structurés », c'est-à-dire des produits spéculatifs et très rentables pour le créancier, du moins tant que la bulle financière n’a pas explosé…

Jusqu'ici, tout va bien...Emprunts-toxiques-1.jpg

A Niort, la communauté d’agglomération (CAN) a contracté des emprunts dits « structurés », autrement dit « toxiques ». Pour les transformer en emprunts à taux fixes ou encadrés, la CAN a déjà déboursé plus de 300.000 euros. Ce n’est pas aux contribuables de rémunérer les actionnaires des établissements financiers : le groupe PCF et apparentés demande que les intérêts indus et autres « soultes » versés aux banques ne soient plus payés, et qu’une procédure juridique soit lancée pour cela.

Intérêt commun...

Le crédit est vital pour financer les infrastructures et les politiques d’intérêt général. Au niveau de notre bassin de vie, qui est aussi la 7ème place financière d’Europe grâce aux mutuelles, nous proposons un endettement en circuit court : la CAN emprunte aux mutuelles à un taux raisonnable et fixe, calé sur celui du livret A ; les mutuelles placent leurs réserves à la CAN, dans une dette sûre, encore moins risquée que le « AAA » français.

L'Humain d'abord !

Ce cercle vertueux nous permettra de patienter le temps que le crédit soit socialisé, avec l’arrivée du front de gauche au pouvoir.

Franck MICHEL

 

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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 07:54

A vos agendas ! Cette semaine, nous lançons officiellement la campagne des législatives sur la 1ère circonscription... Rendez-vous donc, jeudi prochain, au bar du marché à 18H00 pour une première soirée militante, conviviale et résolument politique !

Le 12, au Bar du Marché, le 14 au Zenith !

seguin-2.JPGCollective dans la forme, ambitieuse sur le fond, cette campagne se proposera d'articuler au mieux les législatives avec les présidentielles, l'urbain et le rural, l'actualité locale avec les enjeux nationaux... Le 12, Nathalie Seguin ouvrira donc le bal et le 14, nous filerons à Nantes au meeting de Jean-Luc Melenchon (18H00 au Zenith de Nantes)...

Sans alternative, l'alternance n'a aucun sens...

En intervenant sur la dette, sur l'emploi, sur les questions écologiques et démocratiques, nous chercherons à prendre appui sur l'exacerbation actuelle des contradictions du capitalisme libéral pour poser sur la table d'authentiques propositions alternatives..

Place au peuple !

Parfaitement conscients que le seul antisarkozysme ne saurait constituer une réponse crédible à la crise financière et politique du moment, nous savons que la responsabilité politique passe aujourd'hui par le retour de l'Etat, par une maîtrise publique et citoyenne de notre avenir, par un partage des avoirs, des savoirs et des pouvoirs susceptible de créer les conditions de l'émancipation du plus grand nombre...

En fait, "l'hypothèse communiste" pour reprendre l'expression de Badiou n'a jamais été aussi actuelle.

Nicolas MARJAULT

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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 15:35

« Crédibilité, présidentialité mais aussi humanité » (François Hollande, in « Le Monde », le 7 janvier 2012)… Voici donc la trinité censée ouvrir les portes du ciel élyséen…

« Crédibilité »

« Ne rien promettre qui ne peut être tenu » (François Hollande, cité par David Revault d’Allonnes in « François Hollande en terrain conquis en Corrèze » publié in « Le Monde », le 8 janvier 2012)… La gauche est donc d’emblée soluble dans la fatalité sans même prendre la peine de passer par la case volonté… De là, à penser qu’on ne peut pas, parce qu’on ne veut pas et qu’on ne veut pas parce qu’on est pieds et mains liés à cette fameuse stratégie de la « présidentialité » initiée dès les primaires et jamais questionnée depuis…

« Présidentialité »

hollande-chirac.jpgLa « présidentialité » parfois affublée de l’épithète « normale » n’est que la traduction stratégique d’une idéologie de la conservation qui repose, elle, sur une triple reproduction : de classe - fils de médecin, lycée à Neuilly, HEC, Sciences-Po, ENA,… - , de genre - un quinqua blanc sinon rien - et enfin de génération  - François incarnant la cohorte 1954 des « baby boomers » [Sarkozy, la cohorte 55] -… On voit que l’épithète « normal » qualifie moins des différences formelles avec le vilain petit Nicolas qu’il n’illustre des proximités. D’où la nécessité de faire appel à un autre concept pour distinguer nos deux têtes de gondole : « l’humanité ».

« Humanité »hollande-correze.jpg

« C’est un Corrézien qui avait succédé à François Mitterrand en 1995. Ce sera un autre Corrézien qui reprendra le fil du changement » (cité par David Revault d’Allonnes in « François Hollande en terrain conquis en Corrèze » publié in « Le Monde », le 8 janvier 2012). Il est frappant de voir à quel point, depuis quelques mois, François Hollande se « corrèzianise » - j’ose à peine dire se chiraquise tant il multiplie les hommages déguisés à son ancien adversaire -.  Face à Neuilly, Tulle doit jouer aujourd’hui le rôle endossé par Melle hier… Tulle doit donc sentir le bon sens près de chez vous, la nostalgie du clocher, du hussard et du postier ; bref la vie fantasmée des métropolitains… En fait, « l’humanité », c’est un totem censé nous protéger contre tout ce qu’on ne veut plus : l’individualisme forcené, l’argent roi, l’événement permanent… Bref, toutes les valeurs et toutes les normes qui sont au fondement de la société capitaliste…

Jadis, Boulez disait de Malraux que c’était « un totem derrière lequel il n’y avait rien »… Que dirait-il aujourd’hui de François ?

Nicolas MARJAULT

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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 08:01

Cette crise de la dette qui mine l’Europe ne fait donc que donner raison à ceux qui avaient combattu Maastricht, Nice et Lisbonne en arguant du fait que le libre marché loin de faire l’Union ne fera qu’exacerber la concurrence intra-communautaire et le nivellement par le bas du modèle social européen… Pour dire les choses à l’italienne, l’Europe est faite, reste à faire des Européens et quelque chose me dit que cela ne passera pas par une voie libérale et atlantiste…

Zinn.jpgLe spectre de Marx…

Un tel contexte était donc propice aux retournements de veste et qui mieux que Michel Rocard et Pierre Larrouturou pouvaient nous expliquer doctement aujourd’hui ce qu’ils niaient encore avec la certitude des bulldozers, la veille… Ainsi, nos bons gardiens de l’orthodoxie découvrent seulement aujourd’hui (si, si, je vous assure) qu’en 2008, « la Réserve fédérale américaine a secrètement prêté aux banques en difficulté la somme de 1 200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 % »… Michel, Pierre, jouer les enfants de chœur pour mieux nous prendre pour des imbéciles, ce n’est pas très fair play… De là, à redécouvrir l’eau froide en constatant qu’aujourd’hui « dans de nombreux pays, les peuples souffrent des plans d'austérité imposés par des gouvernements auxquels les marchés financiers n'acceptent plus de prêter quelques milliards à des taux d'intérêt inférieurs à 6, 7 ou 9 % »… J’espère sincèrement mes amis que vous n’avez pas l’impression d’avoir trouvé la pierre philosophale ou le fil à couper le beurre…

Tout fout le camp, ma pauvre dame !

Et oui, le balai des alternances démocratiques sans alternatives politiques n’a fait que donner les clés de nos Républiques et autres monarchies parlementaires européennes à des investisseurs privés jamais rassasiés… Résultat, l’on fait aujourd’hui « payer des taux d'intérêt colossaux pour des dettes accumulées il y a cinq ou dix ans », ce qui « ne participe pas à responsabiliser les gouvernements mais à asphyxier nos économies au seul profit de quelques banques privées »… Je sais Michel, c’est dur de constater qu’à l’heure du capitalisme libéral souverain, le bon samaritain se fait rare… Comme ce bon vieux sens de la responsabilité et du pragmatisme, cette bonne vieille marotte du bon père de famille gestionnaire, ce bon vieux mythe du travailleur matinal toujours récompensé… Et oui, Pierre, toutes les bonnes vieilles figures de la domestication explosent les unes après les autres face à la rapacité de tous ceux que vous avez fidèlement servi depuis 1983…

La revanche des moutons noirs...

mouton noir« Ceux qui demandent la négociation d'un nouveau traité européen ont raison : avec les pays qui le veulent, il faut construire une Europe politique, capable d'agir sur la mondialisation ; une Europe vraiment démocratique »… Alors là Michel et Pierre, n’en jetez plus ; vous allez bientôt accorder aux marxistes, un brevet d’Européens lucides et visionnaires… « L'Europe n'est pas aux mains des lobbies financiers. Elle est au service des citoyens. »… Ok, je m’incline et demande de suite à ma Fédération de vous envoyer une carte d’adhésion… Dans un pays d'histoire longue et de mémoire courte, il n'est jamais trop tard pour bien faire...

Nicolas MARJAULT

P.S. : Toutes les citations sont extraites d’une tribune signée par Michel Rocard et Pierre Larrouturou, intitulée « Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ? », publiée in « Le Monde », le 2 janvier 2012.

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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 11:41

Ils ont enfin compris… Vous savez ceux qui depuis des lustres n’ont de cesse de nous brocarder au nom du réalisme économique, l’autre nom de la soumission à la loi du profit… Au nom de la « pax europa », l’autre nom du renoncement à la démocratie… Au nom de l’atlantisme géopolitique, l’autre nom de la servitude des courtisans… Nous étions à leurs yeux, d’indécrottables bolcheviks, de furieux nationalistes, d’irréductibles étatistes, de funestes démagogues dont les anathèmes n’avaient pas su prédire le triomphe planétaire du capitalisme libéral…

Crimes…

9782021051759Et puis, voyant que le Moloch ne se contentait plus du tiers monde et des maillons faibles de l’arc latin, nos grands prêtres de l’Europe atlantiste et libérale ont commencé à douter… Il faut dire que le modèle porté jadis aux nues était de moins en moins assumable par nos gentilshommes d’Etat… Ajoutons qu’entre un Etat Hongrois piétinant en notre nom les Roms et les règles de bases de la démocratie (on commence même à parler d’Orbanistan – du nom du premier ministre conservateur Viktor Orban -) et un Etat grec qui, au nom du désendettement, a tellement restreint le service public qu’il met aujourd’hui en danger son propre peuple (les 40% de coupe budgétaire dans le secteur hospitalier font que près d’un malade sur quatre se voit refuser son admission ! – source « Mediapart », « Grèce : la réalité de la crise », Mehdi Zaaf, 25 décembre 2011) ; disons que notre modèle sentait quelque peu le roussi, voire même le brun cramoisi…

Et châtiments…Image UE 3

Le fait même que cela soit le Danemark qui préside aujourd’hui aux destinées de la monnaie unique dont il n’a pas voulu relèverait presque du tragicomique si, comme le note un rapport discret de la Commission Européenne, « 114 millions de personnes, soit près du ¼ de la population européenne, sont exposées à un risque de pauvreté et d’exclusion sociale » (source « Les Echos », 27 décembre 2011) ; risque dont les Européens mesurent tous les jours la cruelle actualité, la crise ayant d’ores et déjà détruit près de 6 millions d’emplois et le chômage des jeunes dépassant aujourd’hui les 25% dans 10 pays de l’Union sur 27 (toutes catégories confondues, le chômage touche aujourd’hui plus de 10% de la population active des 27 !)…

marx-histoire.jpgDe la nécessité du progrès…

Tous ces faits, tous ces chiffres sonnent comme autant d’avertissements sur la nécessité absolue d’en revenir à « une conception matérialiste de l’Histoire », fondée à la fois sur le fait que les hommes ont « la capacité de comprendre comment le monde est devenu ce qu’il est aujourd’hui » et « comment l’humanité peut marcher vers un futur meilleur » (E Hobsbawn, « Marx et l’Histoire », 2008). Qu’on le veuille ou non, seule une perspective révolutionnaire de nature résolument démocratique et progressiste peut nous garder d’une contre-révolution brune dont l’imminence en Europe n’est plus à démontrer.

Nicolas MARJAULT

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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 15:35

L'année 2011 s'achève et notre blog ne cesse d'avoir de nouveaux lecteurs. Alors qu'en 2008, la barre des 1000 visites annuelles avait été péniblement franchie ; nous venons cette année d'atteindre les 8000 visites poursuivant une progression jamais démentie sa création (2009 - 2700 visites - ; 2010 - 6000 -). Au final, plus de 30 000 pages ont été lues ; ce qui, n'a rien de négligeable pour un blog qui ne parle que de politique qu'elle soit municipale, communautaire ou nationale... Gageons donc qu'en 2012, année ô combien politique elle aussi, la barre des 10 000 visites annuelles soit franchie !

Meilleurs voeux à toutes et à tous de la part de l'ensemble des élus communistes et apparentés de la Ville de Niort !

Nicolas MARJAULT

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 12:09

« Pour la première fois depuis le début de la Vème République, la gauche telle qu’on l’entend aujourd’hui serait majoritaire dans cette haute assemblée ». Cette petite phrase prononcée au Sénat le 25 septembre 2011 par François Hollande n’a l’air de rien et pourtant elle mérite qu’on s’y attarde car elle s’efforce de promouvoir une gauche du ressenti, aux contenus et aux frontières indéfinis… Attention, réveil pénible en ligne de mire…

1984…

ps-hollandeC’est fou mais je n’arrive pas oublier le fait qu’en 1984, François Hollande a signé une tribune dans « Le Monde » intitulé « Pour être modernes, soyons démocrates »… En ce temps là, il n’était qu’un supplétif aux dents longues cirant les pompes de Delors et Rocard, les pop stars de « la gauche telle qu’on l’entendait » à l’époque… Aujourd’hui, sa ligne atlantiste, fédéraliste et libérale n’a pas bougé d’un iota et ce sont les petits Valls et Le Foll qui jouent les porte-serviettes… Comme quoi, « si la gauche telle qu’on l’entend » n’a pas d’avenir, elle a au moins un passé… C’est déjà cela.

martine-aubry-presidentiellesEléments de langage…

La « présidence normale » va donc accoucher d’une « gauche telle qu’on l’entend » dont la première mesure révolutionnaire sera d’achever définitivement le système de retraites par répartition si j’en crois les dernières déclarations officielles du PS sur le sujet : « Il y aura des décotes à 60 ans, à 61 ans, à 62 ans et les Français auront la liberté de choisir » (Martine Aubry, cité in « Le PS fait bloc derrière son candidat », « L’Humanité », 16 décembre 2011)… Ici, le plus important, c’est la fin avec le recours à l’arme fatale de l’enfumage politique, la fameuse « liberté de choisir »… Au mieux nous avons là un remix maladroit de Florent Pagny ; au pire, Martine nous sert avant l’heure la novlangue libérale qui « sauve » ce qu’elle enterre, rend « libre » ce qu’elle contraint et « assouplit » ce qu’elle explose…

Masochisme…

Le Mitterrand de 81 avait « mis deux ans avant de se coucher devant les injonctions du capitalisme et de la finance » (François Taillandier, « La gauche telle qu’on l’entend », in « L’Humanité », le jeudi 20 octobre 2011)… Le Chirac de 95, trois mois… Le Sarkozy de 2007, quelques heures, le temps de se rendre au Fouquet’s… Et bien, « la gauche telle qu’on l’entend aujourd’hui » est entrain d’inventer la soumission préventive… Joyeux Noël, à toutes et à tous ! Pour la bonne année, on va attendre un peu…

Nicolas MARJAULT

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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 16:22

lien-camjiVous trouverez là un premier acompte à la convention du Camji… Belle occasion pour nous d’annoncer que l’année 2012 sera particulièrement riche pour la SMAC niortaise (scène labellisée « Musiques Actuelles ») : refonte de la convention collective, achèvement de la modernisation des équipements de la structure, aménagement de la salle d’accueil, inauguration d’un nouveau studio sur Du Guesclin ; bref autant de chantiers qui seront l’occasion d’avoir une discussion de fond avec l’Etat, la Région et le Département sur une ré-évaluation des partenariats…

Marque de fabrique...

Quand on aime, on ne compte pas ? Si, mais on partage les dépenses et on priorise les missions, collectivement et publiquement car c’est aussi sur ce type de fondements que repose la dynamique artistique et culturelle niortaise…

Nicolas MARJAULT

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