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2e adjointe, chargée de la lutte contre les exclusions, de la médiation sociale et du logement d’urgence

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Mardi 18 août 2009 2 18 08 2009 17:01


Même s'il est encore trop tôt pour faire le bilan de la saison estivale, un constat s'impose malgré tout. A l'évidence, Niortais et touristes ont largement plébiscité cet été les rendez-vous culturels proposés par la Ville. Le succès des Jeudis niortais, des Nuits du Donjon et des expositions du Pilori témoigne, à n'en pas douter, d'une attente forte du territoire dans le domaine culturel.

Alors, même si nous sommes sur le bon chemin, de nombreuses pistes restent encore à creuser. Ainsi en va-t-il de la Nuit romane proposée ce vendredi... En plaçant au pied du Donjon, la Région, la Ville et l'Agglomération, nous avons pu construire une soirée rythmée par la fanfare des Ouiches lorènes, ponctuée par les visites nocturnes du Donjon et bercée par les jeux de lumières de la Compagnie Feros. Mêlant patrimoine, musiques actuelles, arts visuels, cette Nuit romane s'intègre donc totalement dans notre politique culturelle.

Avec Mr Melon et les Boukakes sur la scène des Jeudis, les « Fatales Rencontres » de la Cie Feros et des Ouiches Lorènes le Vendredi et les très improbables Envoyés du Yuoclund le samedi pour l'avant-dernière « Nuit du Donjon », sans oublier bien entendu les Eurochestries ; disons que la Ville qui bouge est au rendez-vous.

                                               Nicolas Marjault, adjoint à la Culture

 
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Jeudi 13 août 2009 4 13 08 2009 11:17

Une fois n'est pas coutume, sortons du champ politique municipal pour aller frayer dans les eaux troubles gouvernementales. Il est vrai que, durant l'été, la vigilance se relâche, ouvrant du même coup l'espace politique de la contre-réforme ; entendons par là que la machine à remonter le temps idéologique marche à plein. Ce contrôle citoyen se desserre tellement que -comme le dit un slogan de campagne-, tout redevient possible...
 
Cynisme libéral
Socialiser les pertes (5 milliards versés par l'Etat à la BNP au nom d'une morale improbable) et privatiser les profits (1 milliard de bonus distribué par la banque à ses fidèles et loyaux traders en 2009 au nom d'une morale toute aussi improbable)... Proposer à quelques mois d'intervalles la suppression de la taxe professionnelle (payé par quelques-uns) et l'instauration d'une taxe carbone (payée par tous)... Et surtout, ne pas toucher pas au sacro-saint bouclier fiscal qui, visiblement, ne protège pas de son auréole salvatrice tous les salariés qui vont devoir travailler le dimanche... « Une nouvelle liberté » nous dit Luc Chatel, porte-parole du gouvernement... Là, il n'est même plus question de moraliser le capitalisme (ce qui, il est vrai, n'a aucun sens) mais de verser dans le cynisme libéral le plus implacable...
 
Cauchemar économique
En d'autres temps, d'autres régimes se plaisaient à défendre l'idée d'une société où seul le sommeil devait être libre. A force de chanter l'homme qui se lève tôt, de plus en plus tôt, de plus en plus souvent, nous fabriquons l'homme qui ne dort jamais... Et dans cette France du salarié jetable, championne du licenciement financier et de la consommation d'anxiolytiques, dormir du sommeil du juste devient une abstraction.
 
Nicolas Marjault, adjoint à la Culture
 

 

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Vendredi 26 juin 2009 5 26 06 2009 09:32

Que n'avons-nous pas entendu sur la mise en vente de la maison de la Vierge ? On avait beau dire que notre cahier des charges nous protégeait de la voracité d'aménageurs peu scrupuleux... Rien n'y faisait. Nous étions devenus de simples dealers de bijoux de famille comme d'autres, avant nous, avaient été des bradeurs d'Empire... La mesure n'était pas au rendez-vous et le climat propice aux embardées en dehors des clous.

Que n'avons-nous pas entendu sur l'implantation d'un Centre national des arts de la rue à Niort ? On avait beau là encore arguer du fait que l'opportunité du moment rencontrait l'engagement profond d'une municipalité en faveur de la Culture en général et des arts de la rue en particulier... Mais, là encore, rien n'y faisait. Nous étions devenus les VRP d'une usine à l'état gazeux, coupée du territoire et de ses habitants... Après tout, le Printemps des musiques actuelles, la mise en place du dispositif de soutien au spectacle vivant, le succès de la réouverture du Pilori ne parvenaient pas à faire oublier la pluie qui s'était abattue sur les clowns...


Et puis, la semaine dernière, Delphine Drapier et Oliver Savariau décrochaient les clés de la Maison de la Vierge, faisant presque oublier Mireille Landelle et la rue Proust... Vendredi, la fausse bonne surprise est venue d'une assemblée générale du CAMJI où les questions de quorum, de manque de reconnaissance, de doute sur les savoir-faire n'avaient plus lieu d'être tant l'heure était à l'approfondissement de choix culturels dans lesquels tous les acteurs se reconnaissaient...

Et puis, samedi est arrivé... La Ville qui bouge n'était plus un slogan mais une marque de fabrique, la traduction concrète du volontarisme... Dans des rues rendues aux citoyens, le SNOB et ses acolytes ont contribué à étirer l'espace public devenu espace commun... Le CNAR était en point de mire avec dans son sillage la reconquête d'une Sèvre et d'un patrimoine industriel auxquels nous avions fini de tourner le dos.
Et dimanche, me direz-vous ? Et bien, la fête a continué, tard dans la nuit et en musique s'il vous plaît...

Nicolas Marjault, adjoint à la Culture

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Mardi 2 juin 2009 2 02 06 2009 09:45

Après le printemps des musiques actuelles, l’été de arts visuels et du spectacle vivant… En juin, les clowns ouvrent le bal suivis de près par les bulles de Tanquerelle et ses amis venus en bande bien dessinée. Le 20 juin, une vingtaine de compagnies, SNOB en tête, battent le pavé libéré de la voiture avec en point de mire l’installation du Centre National des Arts de la Rue sur Boinot…
Le centre-ville donne à voir son patrimoine aux piétons et le Pilori ouvre ses portes à Valérie Gavaud… En augmentant de 25% le budget de la culture, la municipalité traduit en chiffres les promesses de campagne et les engagements pris lors des Assises de la Culture d’Octobre dernier. En créant un service culturel et un forum permanent pour la culture, elle se dote des moyens d’une conduite refondée de la politique culturelle. Dans une société qui ne sait pas faire du progrès social et du partage des connaissances un objectif, la culture n’est plus un supplément d’âme, c’est une nécessité.

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Mardi 26 mai 2009 2 26 05 2009 09:46

Volontarisme
Durant la campagne, nous avons défendu un programme. Lors des Assises de la Culture, nous avons publié un projet et défini des priorités. Cette année, nous avons construit un budget et un service culturel montrant si besoin en était que le volontarisme affiché en 2008 ne s’est pas dissout dans l’exercice des responsabilités. Maintenant, il est temps de traduire le cadre général d’une politique culturelle refondée en dispositifs singuliers adaptés aux champs artistiques ou institutionnels concernés. Comme promis lors des Assises, ce sont « les Compagnies professionnelles du spectacle vivant » qui ont ouvert le bal d’une concertation visant :
Primo, à préciser nos attentes politiques et vous retrouverez dans ce dispositif d’aide, notre souci récurrent d’ancrer l’innovation artistique dans le territoire et sur un temps long ;
Deusio, à harmoniser nos critères d’évaluation avec ceux ayant cours depuis quelques années au Département et à la Région ;
Tertio, à consolider l’emploi culturel et donc la création en donnant plus de visibilité (accroissement des conventions triennales) et plus de moyens financiers (l’enveloppe globale a été multipliée par deux) aux compagnies concernées.
Je ne pouvais présenter ce texte sans dire un mot de l’implication pleine et entière de tous les acteurs concernés. Un grand merci donc aux agents du service culturel, aux administrateurs et directeurs de compagnies, aux syndicats du spectacle vivant. En effet, trois assemblées plénières et trois entretiens personnalisés ont été nécessaires pour aboutir à un document utile aux artistes puisqu’ils perçoivent mieux ce que l’on attend d’eux ; utile à la Ville qui est alors plus à même de suivre et d’évaluer ce qui se fait, ne se fait pas ou devrait se faire.
Au final, personne ne sera surpris de constater que l’action culturelle marque de son empreinte tout ce dispositif ; à l’image d’une démocratisation culturelle qui sert de fil conducteur à l’ensemble de notre politique.

Prudence
Il est encore trop tôt pour un bilan en bonne et due forme de la reprise en régie des concerts de la foire. Tout ce que l’on peut dire au jour d’aujourd’hui, c’est que nos propres interrogations sur les infrastructures inappropriées en terme de jauge et d’acoustique, sur le déphasage temporel entre le rythme de la foire elle-même et les offres de concerts, sur le manque de lisibilité d’une billetterie mêlant l’entrée sur le site et l’entrée en salle, sur la déconnection entre une politique culturelle qui s’attache à soutenir des artistes émergents et une foire dont la vocation première reste éminemment commerciale.
Tous ces éléments ont sans nul doute contribué peu ou prou à décevoir quelque peu nos attentes et ce, malgré l’investissement considérable de tous les agents de la collectivité et de nombreux élus ; et permettez-moi de remercier ici en plus de Madame Le Maire et son premier adjoint, Jean-Claude Sureau et Patrick Delaunay qui ont très largement œuvré pour offrir à tous les Niortais, des spectacles que tout le monde s’est accordé à trouver de grande qualité. Dans un entretien publié dans le magazine « Détours et des nuits » (avril 2008), nous avions clairement affirmé qu’ « sur la reprise en régie des concerts de la foire, notre religion n’est pas faite ».
L’exception à de multiples titres que constitue le concert de Zut, véritablement plébiscité par de très nombreux spectateurs nous invite à faire preuve de la plus grande prudence à l’heure du bilan. Nous allons attendre d’avoir tous les éléments quantitatifs et qualitatifs pour tirer les conclusions les plus pertinentes pour l’édition à venir.

Un art de rue à part entière
Primo, il n’y a pas le bon « Graff » et le mauvais « Tag» ; l’un comme l’autre entretenant un rapport ambigu « aux biens publics et immobiliers » pour reprendre la terminologie de la législation française.
Deusio, toutes les « interventions aérosols » ne se valent pas ; la maîtrise des techniques, la prise en compte du support, l’insertion dans l’environnement urbain varient considérablement d’un tag à l’autre, d’un graff’ à l’autre.
Tertio, la controverse « art ou vandalisme » a maintenant près de 40 ans et même la grande rétrospective organisé au Grand Palais en mars-avril 2009 a donné lieu à de nouvelles polémiques sur la légitimité de ces « œuvres » dans un Musée. Déclinée à l’échelle de Niort, la question essentielle concerne la place que nous souhaitons faire à cette approche graphique dans notre Ville.
Ce questionnement est d’autant plus incontournable que nous avons fait des « arts de rue », une de nos priorités artistiques. Nous devons donc définir assez rapidement nos attentes politiques en ce domaine. Tag et graff’ comme tous les arts de la rue permettent non seulement de se réapproprier la Ville mais contribue aussi à fabriquer l’espace public et à créer du lien social. Reste qu’intégrer tag et graff’ dans une politique culturelle n’est pas si simple.
Les acteurs concernés ont largement été ignorés des pouvoirs publics (ou alors sous un angle répressif) et entretiennent de ce fait un rapport distant aux institutions. Heureusement, quelques collectivités ont travaillé à la mise en place de dispositifs publics qui permettent non seulement aux graffeurs de pratiquer sereinement leur activité mais aussi à la collectivité « d’esthétiser » la Ville. Depuis 2002, l’agglomération rennaise propose un bel exemple de dispositif qui mêle dans un même élan : concertation permanente avec les acteurs (artistes, élus, maisons de quartiers, médiation sociale, police nationale…), mise à disposition d’espaces publics et commandes publiques professionnelles.
Bien entendu, il ne faut pas attendre d’une telle politique qu’elle soit un pare-feu aux dégradations des « biens publics et immobiliers ». En revanche, elle participe grandement à la reconnaissance d’acteurs culturels souvent jeunes qui parfois, cèdent facilement aux sirènes de la victimisation. De même, cette politique pourrait aussi contribuer à jeter des passerelles entre artistes et propriétaires privés ; ce qui, à long terme, contribue non seulement à la cohésion sociale mais aussi à faire reculer bon nombre de « verrues » au cœur de la Ville.

Interventions de Nicolas Marjault, adjoint à la Culture, lors du Conseil municipal du 11 mai 2009.

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Mardi 21 avril 2009 2 21 04 2009 12:13

"Le donjon, les élus du territoire et tous les amoureux du patrimoine méritent un débat clair et sans tabou. Pour ce faire, cela suppose de sortir des non dits et des effets de manche. Il nous faut donc d’emblée mettre les pieds dans le plat. L’ouverture annuelle du donjon, c’est a minima deux à trois équivalents temps plein à recruter. Une goutte d’eau au regard d’un budget global de territoire et de l’importance territorial du site concerné mais un vase qui pourrait finir par déborder à l’heure où l’on étrangle les collectivités territoriales. Je vous renvoie au débat en cours sur la suppression de la taxe professionnelle.

Nous devons donc sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres prendre collectivement nos responsabilités politiques. Cela suppose d’abord que la Ville de Niort, terre d’accueil de ce monument, construise un écrin digne de ce joyau. Les travaux de terrassement et de fleurissement des abords de la place devront à l’évidence succéder au départ des désormais célèbres toilettes. La magie des artifices de Groupe F en juin 2008 ou l’installation poétique de Carabosse en décembre dernier devront appeler d’autres manifestations visant à placer le plus durablement possible le Donjon sous les feux de la rampe. Et pourquoi pas, dès cet été, une nuit romane au Donjon ? Mais tout ceci suppose aussi que l’agglomération, maître des lieux, fasse de cet emblème territorial le levier d’une politique touristique digne de ce nom. L’Office communautaire doit donc générer dès maintenant une médiation patrimoniale globale et pérenne.

A la veille de la saison estivale, il y a effectivement urgence et si l’urgence commande l’ouverture, la seule ouverture ne fait pas une politique durable. Notre territoire fourmille de sites peu ou mal connus, d’initiatives culturelles peu ou mal coordonnées et de besoins complémentaires insatisfaits. En fait, le Donjon met au grand jour, par sa notoriété difficilement égalable, la nécessité d’une politique culturelle de territoire. Construire celle-ci prendra du temps et ne se satisfera pas de déclarations d’intentions. Nous devons donc progressivement prendre conscience que placer le fait culturel au cœur du lien territorial, c’est tout simplement donner du sens à notre agglomération.

Sommes-nous prêts à construire ce sens commun ? A miser sur les effets cumulatifs du tourisme, du patrimoine et des arts ? A tisser du lien entre nos communes, entre les générations, entre les classes sociales ?"


Intervention de Nicolas Marjault, adjoint à la culture, au Conseil de la Communauté d’agglomération de Niort, le 20 avril 2009

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Mercredi 8 avril 2009 3 08 04 2009 13:30

La ville de Niort, est de ces villes placée entre plus grandes qu’elles, grandes villes ou métropoles régionales qui semblent tout attirer vers elles, et ne rien laisser aux autres. Heureusement les choses ne sont pas comme toujours cela. Si les décisions aiment être centralisées- on va refaire en région ce qu’on a défait à Paris-, il reste à ces villes plus modestes (tout est relatif) l’action, le travail, et la culture, avec la nature un peu plus proche. Et si on travaille à Niort, on peut s’y cultiver aussi. C’est en tous cas le message que la nouvelle municipalité veut faire passer à qui veut bien l’entendre. Nous nous sommes entretenus avec Nicolas Marjault*, adjoint à la culture, afin de comprendre les intentions de cette ville qui parle tout haut de culture quand le pays entier parle de crise économique.


La crise est là, Niort n’est pas épargnée, et pourtant les salles se remplissent bien. Nicolas Marjault confirme mais ne se berce pas d’illusions : « Globalement il y a une tendance à l’augmentation. Mais il ne faut pas se leurrer. On peut se faire plaisir en disant que c’est parce que les gens voudraient s’évader dans un contexte morose, mais ce n’est pas suffisant. Je pense que c’est aussi parfois en raison de choix politique des collectivités locales en matière d’équipements pour les artistes et le public, de politique de prix, de choix culturels. De plus en plus de monde va dans les lieux culturels, mais il y a de vraies différences d’une ville à l’autre, ce qui n’est pas déconnecté de certains choix politiques qui ont été faits. » CQFD. A propos des conséquences de la crise, et de la réponse culturelle, Nicolas Marjault s’érige en républicain laïc : « Dans une société qui ne sait pas faire du progrès social et du partage des connaissances un objectif, la culture n’est plus un supplément d’âme, c’est une nécessité. ». Quand on l’interroge un peu plus sur cette place de la culture dans la ville, il souligne que « la politique culturelle, quand elle est menée avec certains principes forts –la coopération, le risque de l’innovation, le défi de la démocratisation culturelle- peut constituer en partie une réponse à la crise sociale. ». Tout un programme, donc ?


Mais pour agir, avant les grands principes, il faut regarder la situation locale, et apparemment, il y a du travail. « Quand on est arrivé, il y avait une offre culturelle multiple et variée digne d’intérêt. Mais elle était souvent peu visible, sous-estimée, largement méconnue pour certains secteurs. Autant il y avait des acteurs culturels, mais pas de politique culturelle. Quelques champs ont été complètement désertés que nous avons jugés prioritaires : les arts visuels (dont les arts plastiques), les arts de la rue, et les musiques actuelles, plus subies que vécues par les pouvoirs publics. Il y a avait des propositions, mais pas insérées dans un objectif commun. ». Quand l’élu a voulu se mettre au travail, il s’est senti un peu seul : avec seulement une personne, sans budget propre, la ville de Niort (60.000 habitants) n’avait tout simplement pas de service culturel. Il a donc fallu rectifier le tir : avec cinq personnes maintenant, le premier vrai budget doit être voté ces jours-ci, et les dépenses seront maîtrisées, nous rassure-t-il. Mais d’autres constats sur les négligences passées sont encore plus sévères : « Nous avions sous-estimé l’ampleur de certains besoins ; ainsi on voit bien l’événementiel, mais on voit moins le quotidien de la culture : ateliers pour les associations, bureaux, salles de travail. On s’est rendu compte que dans ce domaine, il y avait un déficit considérable ! En termes de tarification et d’accessibilité des lieux, c’est difficile pour les petites associations et les critères de subventionnement ne sont pas lisibles. »

Dans la culture, il ne faut pas oublier le patrimoine, et là, c’est la catastrophe : « Autre point que seuls les élus peuvent voir ; c’est l’étendue du désastre patrimonial de la ville : absence totale d’entretien de rénovation depuis 30 ans (...) on a découvert un Everest financier, car un ensemble de lieux a besoin d’être rénové, dans des proportions qui ne sont pas de l’ordre du coup de peinture ». Questionné sur les conséquences financières de ce poste sur l’ensemble du budget de la culture, il prévient déjà : « C’est une très mauvaise nouvelle. L’étendue des besoins est telle que ce n’est même pas pensable de pouvoir y répondre sur une seule mandature. »

En attendant, l’action concrète est lancée. Ainsi, et c’est notamment un résultat des assises de la culture initiées à l’automne dernier, une instance de concertation entre tous les acteurs culturels vient juste d’être créée. Le Camji, salle des musiques actuelles, n’est pas facile à trouver pour qui ne connait pas. Elle va donc bénéficier d’une signalisation en ville. Le Patronage Laïque, et c’est bien le moins qu’on demande à une salle de diffusion municipale, va enfin avoir une régie et des loges.


Sur les structures et acteurs culturels en place, Nicolas Marjault n’émet pas de critique et préfère rester dans son rôle. Ainsi trouve-t-il que Le Moulin du Roc, scène nationale, est critiquée à tort, car elle ne fait qu’appliquer une convention qu’elle a signée avec la ville. Il n’est d’ailleurs pas question de remettre en question son ancrage territorial. Cette convention triennale arrivant à terme en 2009, il espère bien que ce sera l’occasion de redéfinir ensemble sa place au cœur d’une politique municipale, où son budget représente plus de la moitié de celui de la culture de la ville. En face du Moulin du Roc, sur l’autre rive de la Sèvre Niortaise, s’installera le CNAR, soit le 8ème Centre National des Arts de la Rue. C’est un acte politique très volontariste ainsi manifesté par la municipalité, avec l’aide de la région et de l’état, pour une structure dont la forme juridique reste à déterminer, et qui donnera un nouvel visage à la vie culturelle locale.

Dans le domaine des musiques actuelles, les choses sont allées très vite, puisque le Printemps des Musiques Actuelles a vu le jour en ce début 2009, où « on a décidé d’être des acteurs, et de jouer à fond la coopération », incluant le festival Nouvelle(s) Scène(s) et les concerts de la Foire Exposition. Ces derniers ont été repris en régie par la ville, en espérant notamment augmenter la fréquentation. Mais dans le viseur, Nicolas Marjault cible aussi les quartiers, où le festival s’étend, et la politique tarifaire, qu’il souhaite résolument à la baisse pour le plus grand nombre. Par exemple alors qu’il faut débourser en moyenne entre 25 et plus de 30 € pour voir cet artiste, on pourra se rendre au concert d’Abd Al Malik pour un maximum de 16 € (accès à la foire inclus). Mais sur cette reprise en main des concerts de la foire, sa religion n’est pas faite, et il veut essayer une autre formule, pour voir, prêt à changer encore si ça ne marche pas. Enfin, le mois de juin verra revenir le Très Grand Conseil Mondial des Clowns. Ce choix artistique et socio-éducatif avait annoncé dés le début, et le fait qu’il soit biennal permettra au Maire, Geneviève Gaillard, de lancer son projet événementiel en alternance à partir de 2010 : un festival de la diversité biologique et culturelle. Entre les fous et les sages, belle alternance.

Maintenant, profitons de ces programmes alléchants, et pour le débat, donnons-nous rendez-vous dans quelques temps pour voir si la ville de Niort a gagné le pari de la révolution culturelle...

 

Vincent Degeorge

 

*Nicolas Marjault a 35 ans, il est professeur d’histoire-géographie et d’histoire de l’art en lycée. Il a fait beaucoup de théâtre et dirigé une troupe de théâtre à la fin des années 90, et est grand amateur de Blues.

 

 

Article paru dans le magazine culturel « Détours et des nuits », édition Poitou-Charentes, et reproduit sur ce blog avec l'aimable autorisation de Vincent Degeorge, le directeur de la publication du magazine.
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 04 2009 20:30

Nous sommes ici ce soir afin de nous prononcer sur le premier véritable budget municipal de la majorité à laquelle nous appartenons, depuis un peu plus d’un an. Mesdames et Messieurs de droite n’ont cessé depuis le débat d’orientation budgétaire de pourfendre l’augmentation des impôts à coup de tracts, de déclarations intempestives, nous déclarant que trop d’impôt tue l’impôt et autres maximes afin que le mot même ne devienne dans l’imaginaire populaire, comme celui des cotisations du reste, qu’un concept galvaudé et éloigné de son sens.

Un bouclier fiscal qui favorise les riches
Oui l’impôt.
Nous rappellerons que celui-ci selon notre vision reste le seul système permettant de faire contribuer chacun selon ses moyens afin de permettre une redistribution dans le sens de l’intérêt général.

Contributif. Et bien parlons-en justement à travers le bouclier fiscal que vous la droite avez mis en place. Qu’est-ce que celui-ci, sinon le détournement de l’argent public au profit exclusif d’une infime poignée de privilégiés. En effet, le bouclier fiscal c’est, entre autres, 834 contribuables qui ont reçu chacun un chèque équivalent à 24 ans et demi de SMIC. Quelle est la logique de tout cela, à part insuffler l’idée qu’être riche cela se mérite ? C’est tout simplement favoriser la classe dominante au détriment de la plus grande masse. C’est ainsi que votre gouvernement, Mesdames et Messieurs de droite, s’emploie avec zèle à appliquer le dogme selon lequel il convient de faire payer les pauvres car ils sont les plus nombreux. A ce titre, je rappelle que seuls les sénateurs communistes ont proposé la suppression de cette loi.

Le désengagement de l'Etat
Mais nous sommes conscients de la difficulté qu’occasionnera pour de nombreux contribuables une telle augmentation de la fiscalité locale qui reste inégalitaire et ne tient pas suffisamment compte des revenus. Les communistes ont longuement débattu et ont tranché cette question de manière difficile. Vigilants, nous le serons et, ce n’est pas un vain mot, sans compromis sur l’utilisation qui sera faite de ces deniers.
A côté de cela, l’Etat se désengage dans le domaine social. Et oui, on ne peut favoriser les plus riches, plafonner la taxe professionnelle pour les entreprises et ainsi réduire les recettes publiques ! Il contraint les collectivités locales à abandonner les missions de service public ou à augmenter la fiscalité locale. Nous avons décidé de renforcer nos missions d’intérêt général car pour nous, la municipalité reste le dernier rempart solidaire en cette période difficile ; dernier rempart vers qui se tourneront les victimes de la crise que nous ne laisserons pas livrées à elles-mêmes face à leur misère, comme la droite veut nous contraindre à le faire.


Notre droit à la différence
Nous revendiquons du reste notre droit à la différence sur plusieurs dossiers comme par exemple sur celui de l’ORU car, pour nous, ce n’est pas un projet solidaire comme nous l’avons sans cesse répéter. Et pour mettre en cohérence la parole et les actes, les élus communistes et apparenté s’opposeront désormais à toute délibération sur l’ORU.

Alors, vous allez nous taxer de marxistes rétrogrades. Et bien oui, marxistes nous le sommes résolument car, pour nous, le capital n’a jamais produit de solidarités. Par contre la solidarité, ça c’est capital. Solidarité à travers l’augmentation de la dotation du CCAS, de celle de la culture ou des logements sociaux. Solidarité à travers l’augmentation du budget des écoles ou de l’ESN. Toutes ces solidarités dont les élus communistes n’ont pas à rougir d’avoir contribué à les renforcer. C’est pourquoi, les élus communistes et apparenté voteront le budget primitif 2009.

Je vous remercie.

Intervention de Julie Biret au nom des élus communistes et apparenté lors du conseil municipal du 30 mars 2009

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Lundi 16 mars 2009 1 16 03 2009 19:20

Lors des Assises de la culture du 4 octobre dernier, nous avions clairement affiché notre volonté de faire des musiques actuelles un des champs prioritaires de la politique culturelle municipale. Pourquoi les musiques actuelles ? En fait, ce secteur demeure, à l’évidence, le parent pauvre en terme de reconnaissance institutionnelle. Concéder du bout des lèvres – il y a presque dix ans de cela – une salle enterrée et non signalisée en dit long sur la considération que l’on portait à l’époque à l’un des champs artistiques les plus inventifs et les plus à même de jouer un rôle essentiel dans le domaine de la démocratisation culturelle.
Niort, capitale régionale
des musiques actuelles

Un Printemps des Musiques actuelles n’est donc pas de trop sur Niort et puisqu’on se gargarise souvent de ce qui ne se fait pas, sachons aussi voir la nouvelle signalétique mise en place par la Ville et l’œuvre des artistes Philippe Terrasson et Christophe Godillon qui, aujourd’hui, inscrit le CAMJI dans le paysage culturel et urbain de notre hyper-centre. Avec l’Opération Nouvelles Scènes, la nouvelle programmation musicale de la Foire Expo, la Créateuf, Niort sera donc bien le temps d’un Printemps, la capitale régionale des musiques actuelles. Reste que ce qui nous intéresse ici, c’est la marque de fabrique qui se lit derrière l’image de marque.
Le défi de la démocratisation
Rendre visible les artistes émergents, rendre accessible les concerts par des tarifs pour le moins mesurés ou dans le très dense et très prisé « off » de Nouvelles Scènes, la gratuité ; fédérer tous les partenaires sans exclusive, sans a priori, autour d’objectifs tenables ; tels sont les principes forts qui structurent ce Printemps.
Le succès des premières concertations territoriales organisées à Niort le 17 février dernier montre si besoin en était que nous sommes sur le bon chemin ; un chemin qui passe justement par la concertation, qui prend le risque de l’innovation et qui assume le défi de la démocratisation.

Nicolas Marjault, adjoint à la culture

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Jeudi 12 mars 2009 4 12 03 2009 00:01
En Deux-Sèvres comme ailleurs, l’immense majorité de la population -salariés, jeunes, retraités, chômeurs- se découvre aujourd’hui victime d’une crise engendrée par le capitalisme et par l’avarice des spéculateurs. Pour protéger et accroître leurs profits, les capitalistes s’en prennent à l’outil productif, à l’emploi et aux services publics. L’activité industrielle et commerciale s’effondre. Chaque semaine apporte son lot de plans sociaux. Nous avons tous en mémoire le sort réservé aux salariés de la Camif. Dans tous les secteurs de l’économie, l’embauche est au point mort. Les chiffres officiels eux-mêmes font état de 90 000 chômeurs de plus en janvier en France, soit un doublement par rapport aux prévisions gouvernementales.
Cette crise classique de surproduction, Karl Marx en expliquait déjà les mécanismes dans Le Capital. Pourtant les économistes libéraux contemporains n’ont rien vu venir. Il est donc temps de se pencher à nouveau sur l’analyse marxiste de l’économie, pour découvrir qu’il s’agit bien là d’une alternative au capitalisme, une alternative bien vivante, moderne, visionnaire.
C’est ce que propose de faire Greg Oxley, membre du Parti communiste français, lors d’une conférence sur l’actualité du marxisme. Il y donnera une lecture marxiste de la crise, en évoquant les sorties possibles.
Cette conférence-débat, ouverte à toutes et tous, citoyens ou organisations, aura lieu jeudi 12 mars 2009 à partir de 18 h 30, salle n°1, au Centre Duguesclin à Niort.
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Samedi 21 février 2009 6 21 02 2009 10:30

« Dans le cadre du plan de relance de l’économie, un amendement a été voté par les parlementaires UMP visant à délivrer les constructions en ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) de la vigilance des architectes des bâtiments de France. Cela n’a l’air de rien mais c’est justement ce dispositif qui, depuis plus de 50 ans, a permis la sauvegarde d’une grande partie du patrimoine français. Autrement dit, en faisant sauter ce verrou légal, l’UMP a ouvert la porte au mieux au mépris patrimonial, au pire à sa destruction progressive.
Un Everest financier
Alors, si l’on en revient au débat qui anime ce Conseil (l’état du Moulin de Comporté), plutôt que de voir de la démolition là où nous aurions tous rêvé de voir du construit, écrivez donc à Mme Albanel [ministre de la Culture et de la Communication] pour que le construit et souvent non entretenu le soit véritablement. Compte tenu de l’étendue des besoins et des montants en jeu, il n’est pas inutile d’en revenir au propos tenus le 2 février dernier par Nicolas Sarkozy : « En annonçant à Nîmes un effort de 4 milliards d’euros sur 10 ans et une modernisation du régime fiscal du mécénat, je pense que le problème sera bientôt derrière nous ». Passons sur le règlement de la question patrimoniale en 10 ans, ce qui frise, -reconnaissons-le- le caprice d’enfant. Et attardons-nous sur l’essentiel, le patrimoine comme cœur des préoccupations et des compétences culturelles de l’Etat. Franchement, face à tel Everest financier, disons qu’en l’état, le compte n’y est pas. »

Intervention de Nicolas Marjault, adjoint à la culture, lors du conseil municipal du 16 février 2009

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Mardi 17 février 2009 2 17 02 2009 19:13


La Fédération du Parti communiste français a souhaité organiser une soirée débat ce jeudi 19 février, à 18 heures, à la salle de réunion du Domaine de La Roche, à Cerizay. L'occasion pour l'ensemble des participants, qu'ils soient salariés, citoyens ou élus, d'engager un débat sur l'avenir de l'entreprise Heuliez, à l'heure où Nicolas Sarkozy annonce qu'il va distribuer des milliards au secteur automobile.

Jean-Pierre Gelot, secrétaire fédéral du Parti communiste français

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Mardi 17 février 2009 2 17 02 2009 06:19


(photo Les Matapeste)
Trop d'artistes ou pas assez d'Etat ?

2003, fut à bien des égards, une année charnière. Lors de la présentation du budget, Jean-Jacques Aillagon avait assumé publiquement le retrait de l'Etat. « Il fallait avoir le courage de rompre avec cette course effrénée au 1% pour trouver une nouvelle stratégie, une stratégie de vérité, refusant le « façadisme » »... Dans le même temps, les artistes s'étaient rappelés aux bons souvenirs de la nation avec l'éclatement d'un conflit social majeur portant sur l'avenir de leur régime d'indemnisation. A première vue, ces deux faits n'ont rien à faire entre eux... A première vue seulement, car comme le notait à l'époque Marc Jézégabel, une des questions qui se posait à travers ce conflit, était bien de savoir, s'il y avait en France, « Trop d'artistes ou pas assez d'Etat ? » (1). Dans un cas comme dans l'autre, l'Etat signifiait clairement qu'une approche plus libérale de sa relation à l'interventionnisme culturel allait maintenant prévaloir.
Cette approche est-elle inéluctable ? Une chose est sûre ;  les récentes convulsions de la planète financière ont largement contribué à re-légitimer au moins d'un point de vue théorique l'action publique. De là, à annoncer un retour en force durable de la puissance publique ; il y a un pas qu'on peut difficilement franchir. Après tout, les réponses tangibles apportées aujourd'hui à la crise financière traduisent surtout l'application d'un vieux théorème libéral : socialisation des pertes, privatisation des profits.

Nicolas Marjault, adjoint à la culture

(1)  Marc Jézégabel, « Trop d'artistes ou pas assez d'Etat ? » (Éditorial), « Télérama », n°2802, du 27 septembre 2003 au 3 octobre 2003.

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Lundi 16 février 2009 1 16 02 2009 06:34
De l'importance de la coopération...
Dans le domaine culturel, cela suppose d'abord de resserrer les liens avec les autres collectivités territoriales : les résidences régionales portées par Aire 198 constituent un bel exemple de financement partagé d'une politique culturelle qui conserve malgré tout ses singularités. Les réflexions en cours dans le cadre du Pôle régional des musiques actuelles pourraient aussi conduire à des productions et des diffusions collectivement assumées. Ces exemples pourraient d'ailleurs assez facilement s'exporter sur les scènes nationales régionales.
A ce propos, la constitution en cours d'un Centre nationale des arts de la rue bicéphale en terme d'implantation et réticulaire en terme de production est un autre signe encourageant témoignant d'une réelle prise de conscience politique. Reste que resserrer les liens ne suffit pas car vouloir contre vents et marées, tenir la barre de la démocratisation culturelle, suppose malgré tout des choix politiques. Percevoir la culture comme droit a un prix dont il n'est guère possible de s'exonérer. Mais là encore, en rester à la problématique de l'enveloppe, c'est disqualifier à terme son utilité.
A l'échelle locale comme à l'échelle nationale, la première priorité, c'est de poser un discours, un document public de politique générale définissant les principes et les objectifs (voir «Les Assises de la culture» (1) du 4 octobre 2008). A l'échelle locale, comme à l'échelle nationale, la seconde priorité, c'est institutionnaliser la concertation dans la conduite de la politique culturel (création du «Forum culturel permanent (2)»). La troisième priorité, c'est d'être le plus lisible et le plus transparent dans la déclinaison financière de nos choix politiques.

Nicolas Marjault, adjoint à la culture

(1) Document et débats en ligne sur le site de « Vivre à Niort » (
http://www.vivre-a-niort.com).
(2) Première réunion février 2009.
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Dimanche 15 février 2009 7 15 02 2009 05:47

Du rôle des collectivités locales...
Bien évidemment, hors des sentiers rentables des industries culturelles et des niches défiscalisées du patrimoine et de l'art, les financements privés se font discrets. Sur le terrain de l'action culturelle proprement dite, les financeurs se comptent et se reconnaissent aisément. A ce propos, rappelons si besoin est que les principaux financeurs de la culture sont les collectivités territoriales avec comme bailleur principal les communes.
Aujourd'hui, les collectivités territoriales commencent tout juste à mesurer les conséquences locales de la révolution néolibérale en cours. En appréhendant d'un point de vue purement technique ou purement comptable des réformes aussi variées que celles touchant à l'aide sociale, au logement social, à la santé où transport ferroviaire, elles n'ont pas vu ou voulu voir que sous couvert de décentralisation ou de proximité se profilait la réalité d'un désengagement.
Voilà pourquoi, le mot le plus en vogue au sein des collectivités locales, c'est le mot « compétence » assorti de son compagnon d'infortune : recentrage. L'heure est au recentrage sur les compétences. Approche disons-le tenable pour les Conseils régionaux, généraux et même pour les agglomérations mais plus difficile à assumer pour les communes, échelon de proximité par excellence perçues comme omnipotentes par bon nombre de citoyens.
Soyons clair face à la révolution en cours, les collectivités territoriales n'ont que quelques alternatives plus ou moins lourdes de conséquence d'un point de vue fiscal notamment : s'aligner sur l'Etat, compenser l'Etat, jouer la carte coopérative. La troisième option suppose bien évidemment de sortir de la concurrence interurbaine, de dépasser l'esprit de clocher où chacun plaide pour sa paroisse.

Nicolas Marjault, adjoint à la culture

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