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Nathalie Seguin
2e adjointe, chargée de la lutte contre les exclusions, de la médiation sociale et du logement d’urgence

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11e adjoint, chargé de la culture et des innovations culturelles

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15e adjoint, chargé de la cohérence écologique, sociale et économique des politiques d’aménagement durable du territoire


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conseillère municipale au Temps de la ville

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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 00:01
En Deux-Sèvres comme ailleurs, l’immense majorité de la population -salariés, jeunes, retraités, chômeurs- se découvre aujourd’hui victime d’une crise engendrée par le capitalisme et par l’avarice des spéculateurs. Pour protéger et accroître leurs profits, les capitalistes s’en prennent à l’outil productif, à l’emploi et aux services publics. L’activité industrielle et commerciale s’effondre. Chaque semaine apporte son lot de plans sociaux. Nous avons tous en mémoire le sort réservé aux salariés de la Camif. Dans tous les secteurs de l’économie, l’embauche est au point mort. Les chiffres officiels eux-mêmes font état de 90 000 chômeurs de plus en janvier en France, soit un doublement par rapport aux prévisions gouvernementales.
Cette crise classique de surproduction, Karl Marx en expliquait déjà les mécanismes dans Le Capital. Pourtant les économistes libéraux contemporains n’ont rien vu venir. Il est donc temps de se pencher à nouveau sur l’analyse marxiste de l’économie, pour découvrir qu’il s’agit bien là d’une alternative au capitalisme, une alternative bien vivante, moderne, visionnaire.
C’est ce que propose de faire Greg Oxley, membre du Parti communiste français, lors d’une conférence sur l’actualité du marxisme. Il y donnera une lecture marxiste de la crise, en évoquant les sorties possibles.
Cette conférence-débat, ouverte à toutes et tous, citoyens ou organisations, aura lieu jeudi 12 mars 2009 à partir de 18 h 30, salle n°1, au Centre Duguesclin à Niort.
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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /2009 10:30

« Dans le cadre du plan de relance de l’économie, un amendement a été voté par les parlementaires UMP visant à délivrer les constructions en ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) de la vigilance des architectes des bâtiments de France. Cela n’a l’air de rien mais c’est justement ce dispositif qui, depuis plus de 50 ans, a permis la sauvegarde d’une grande partie du patrimoine français. Autrement dit, en faisant sauter ce verrou légal, l’UMP a ouvert la porte au mieux au mépris patrimonial, au pire à sa destruction progressive.
Un Everest financier
Alors, si l’on en revient au débat qui anime ce Conseil (l’état du Moulin de Comporté), plutôt que de voir de la démolition là où nous aurions tous rêvé de voir du construit, écrivez donc à Mme Albanel [ministre de la Culture et de la Communication] pour que le construit et souvent non entretenu le soit véritablement. Compte tenu de l’étendue des besoins et des montants en jeu, il n’est pas inutile d’en revenir au propos tenus le 2 février dernier par Nicolas Sarkozy : « En annonçant à Nîmes un effort de 4 milliards d’euros sur 10 ans et une modernisation du régime fiscal du mécénat, je pense que le problème sera bientôt derrière nous ». Passons sur le règlement de la question patrimoniale en 10 ans, ce qui frise, -reconnaissons-le- le caprice d’enfant. Et attardons-nous sur l’essentiel, le patrimoine comme cœur des préoccupations et des compétences culturelles de l’Etat. Franchement, face à tel Everest financier, disons qu’en l’état, le compte n’y est pas. »

Intervention de Nicolas Marjault, adjoint à la culture, lors du conseil municipal du 16 février 2009

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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /2009 19:13


La Fédération du Parti communiste français a souhaité organiser une soirée débat ce jeudi 19 février, à 18 heures, à la salle de réunion du Domaine de La Roche, à Cerizay. L'occasion pour l'ensemble des participants, qu'ils soient salariés, citoyens ou élus, d'engager un débat sur l'avenir de l'entreprise Heuliez, à l'heure où Nicolas Sarkozy annonce qu'il va distribuer des milliards au secteur automobile.

Jean-Pierre Gelot, secrétaire fédéral du Parti communiste français

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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /2009 06:19


(photo Les Matapeste)
Trop d'artistes ou pas assez d'Etat ?

2003, fut à bien des égards, une année charnière. Lors de la présentation du budget, Jean-Jacques Aillagon avait assumé publiquement le retrait de l'Etat. « Il fallait avoir le courage de rompre avec cette course effrénée au 1% pour trouver une nouvelle stratégie, une stratégie de vérité, refusant le « façadisme » »... Dans le même temps, les artistes s'étaient rappelés aux bons souvenirs de la nation avec l'éclatement d'un conflit social majeur portant sur l'avenir de leur régime d'indemnisation. A première vue, ces deux faits n'ont rien à faire entre eux... A première vue seulement, car comme le notait à l'époque Marc Jézégabel, une des questions qui se posait à travers ce conflit, était bien de savoir, s'il y avait en France, « Trop d'artistes ou pas assez d'Etat ? » (1). Dans un cas comme dans l'autre, l'Etat signifiait clairement qu'une approche plus libérale de sa relation à l'interventionnisme culturel allait maintenant prévaloir.
Cette approche est-elle inéluctable ? Une chose est sûre ;  les récentes convulsions de la planète financière ont largement contribué à re-légitimer au moins d'un point de vue théorique l'action publique. De là, à annoncer un retour en force durable de la puissance publique ; il y a un pas qu'on peut difficilement franchir. Après tout, les réponses tangibles apportées aujourd'hui à la crise financière traduisent surtout l'application d'un vieux théorème libéral : socialisation des pertes, privatisation des profits.

Nicolas Marjault, adjoint à la culture

(1)  Marc Jézégabel, « Trop d'artistes ou pas assez d'Etat ? » (Éditorial), « Télérama », n°2802, du 27 septembre 2003 au 3 octobre 2003.

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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 06:34
De l'importance de la coopération...
Dans le domaine culturel, cela suppose d'abord de resserrer les liens avec les autres collectivités territoriales : les résidences régionales portées par Aire 198 constituent un bel exemple de financement partagé d'une politique culturelle qui conserve malgré tout ses singularités. Les réflexions en cours dans le cadre du Pôle régional des musiques actuelles pourraient aussi conduire à des productions et des diffusions collectivement assumées. Ces exemples pourraient d'ailleurs assez facilement s'exporter sur les scènes nationales régionales.
A ce propos, la constitution en cours d'un Centre nationale des arts de la rue bicéphale en terme d'implantation et réticulaire en terme de production est un autre signe encourageant témoignant d'une réelle prise de conscience politique. Reste que resserrer les liens ne suffit pas car vouloir contre vents et marées, tenir la barre de la démocratisation culturelle, suppose malgré tout des choix politiques. Percevoir la culture comme droit a un prix dont il n'est guère possible de s'exonérer. Mais là encore, en rester à la problématique de l'enveloppe, c'est disqualifier à terme son utilité.
A l'échelle locale comme à l'échelle nationale, la première priorité, c'est de poser un discours, un document public de politique générale définissant les principes et les objectifs (voir «Les Assises de la culture» (1) du 4 octobre 2008). A l'échelle locale, comme à l'échelle nationale, la seconde priorité, c'est institutionnaliser la concertation dans la conduite de la politique culturel (création du «Forum culturel permanent (2)»). La troisième priorité, c'est d'être le plus lisible et le plus transparent dans la déclinaison financière de nos choix politiques.

Nicolas Marjault, adjoint à la culture

(1) Document et débats en ligne sur le site de « Vivre à Niort » (
http://www.vivre-a-niort.com).
(2) Première réunion février 2009.
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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 05:47

Du rôle des collectivités locales...
Bien évidemment, hors des sentiers rentables des industries culturelles et des niches défiscalisées du patrimoine et de l'art, les financements privés se font discrets. Sur le terrain de l'action culturelle proprement dite, les financeurs se comptent et se reconnaissent aisément. A ce propos, rappelons si besoin est que les principaux financeurs de la culture sont les collectivités territoriales avec comme bailleur principal les communes.
Aujourd'hui, les collectivités territoriales commencent tout juste à mesurer les conséquences locales de la révolution néolibérale en cours. En appréhendant d'un point de vue purement technique ou purement comptable des réformes aussi variées que celles touchant à l'aide sociale, au logement social, à la santé où transport ferroviaire, elles n'ont pas vu ou voulu voir que sous couvert de décentralisation ou de proximité se profilait la réalité d'un désengagement.
Voilà pourquoi, le mot le plus en vogue au sein des collectivités locales, c'est le mot « compétence » assorti de son compagnon d'infortune : recentrage. L'heure est au recentrage sur les compétences. Approche disons-le tenable pour les Conseils régionaux, généraux et même pour les agglomérations mais plus difficile à assumer pour les communes, échelon de proximité par excellence perçues comme omnipotentes par bon nombre de citoyens.
Soyons clair face à la révolution en cours, les collectivités territoriales n'ont que quelques alternatives plus ou moins lourdes de conséquence d'un point de vue fiscal notamment : s'aligner sur l'Etat, compenser l'Etat, jouer la carte coopérative. La troisième option suppose bien évidemment de sortir de la concurrence interurbaine, de dépasser l'esprit de clocher où chacun plaide pour sa paroisse.

Nicolas Marjault, adjoint à la culture

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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 07:03

L’entrée en scène des PPP
Le partenariat a fait une entrée remarquée dans notre vocabulaire courant notamment avec l’ordonnance de Jean-Pierre Raffarin en 2004 sur les Partenariats Public Privés. Nous voilà ramené de plein fouet dans la douloureuse problématique du
financement de la culture puisqu’il est question ici de transférer à une personne privée la conception, la construction, la maintenance et l’exploitation d’un ouvrage. La rémunération de la personne privée est assurée par un « loyer » payé par la personne publique sur une durée plus ou moins longue : à l’issue du contrat, l’ouvrage est transféré à la personne publique. Aujourd’hui, Christine Lagarde met tout en œuvre pour que les PPP cessent « d’être un outil d’exception, et trouver pleinement leur place dans la commande publique. » Selon ses thuriféraires, le PPP n’est ni plus, ni moins qu’ « une méthode pour une transformation en profondeur de la commande publique et du secteur public dans son ensemble, dont la diffusion pourrait modeler une administration publique moderne en tant que partenaire actif d'un développement durable » (1). Passons sur cet autre mot essoré qu’est le développement durable et allons à l’essentiel, le PPP, comme clé de la réforme de l’action publique.

Une disqualification de l'action publique
Sur le site du ministère de la Culture, on peut lire un article de Lynne Brindley consacré à la British Library qui résume assez bien l’approche gouvernementale :
- Primo, « les partenariats peuvent fournir à un organisme public des financements non disponibles autrement » (2) ; la porte d’entrée, c’est le financement.
- Deusio, « travailler avec le secteur privé permet également d’utiliser des ressources qui ne seraient autrement pas disponibles aisément » (3), l’opérationnel domine.
- Tertio, « des deux côtés, un ajustement culturel s’impose pour travailler ensemble et respecter les souhaits réciproques » (4) ; l’idéologie néolibérale est dissimulée derrière le doux euphémisme « d’ajustement culturel».
- Quatro, « les consommateurs des deux secteurs peuvent en tirer profit. Si leurs clients sont satisfaits (…) tous deux ont beaucoup à gagner» (5) ; au final, l’ambition culturelle, s’il y en avait une, s’est dissoute dans l’impératif marchand.
Il ne faut donc pas se laisser abuser par la rhétorique techniciste des PPP. En fait, derrière cette « version pacifiée » d’une soit disante modernisation de l’action publique ; il y a surtout une stratégie générale de disqualification de celle-ci. Même
si la Cour des comptes, par la voix de Philippe Seguin, a eu raison d’épingler ces « usines à gaz » dont le coût réel pour les citoyens est au final plus élevé, elle est passée à côté de l’essentiel à savoir que le mythe du « gagnant gagnant » n’est qu’un rideau de fumée censé dissimuler l’effacement de la notion de politique culturelle au profit de la culture du laisser-faire.

Une logique d'Etat
Selon Jean-Jacques Aillagon, l’implosion récente du PPP signé par le Château de Versailles avec la société Unilog (6) (aujourd’hui Logica) est la conséquences « des nombreuses défaillances de notre partenaire » (7). Une telle énormité dans la
bouche d’un ancien ministre de la Culture pourrait faire sourire si ce ministère dont il souhaite la disparition n’était pas l’artisan de sa propre disqualification. Peut-on sincèrement reprocher à cette société privée d’avoir privilégié son chiffre d'affaires sur la qualité du service ? Non. Ce qui doit nous interroger, une fois encore, c’est la logique générale d’un Etat qui après avoir regardé passer les trains fait mine de découvrir l’étroitesse du quai.
Après tout, pas besoin d’être grand clerc pour anticiper l’impact de la révolution numérique dans les années 80 et 90 ; surtout lorsque le propre plan de carrière de M. Aillagon passait par la case « Pompidou ». En renonçant à envisager
politiquement et culturellement les nouvelles technologies, le ministère de la culture se condamnait à tomber dans la rhétorique piégeuse des avantages comparatifs ; pour le plus grand bonheur des sociétés de maintenance et d’exploitation des systèmes d’information et de communication.

Nicolas Marjault, adjoint à la culture

(1) Christian SAINT-ETIENNE, Vincent PIRON, « Les partenariats public privé, leviers pour l'investissement, l'activité et l'emploi. Méthodes et exemples pratiques pour fonder l'efficacité économique du choix public », La Documentation Française, 2006
(2) BRINDLEY Lynne, « L’expérience de la British Library », in « Culture et recherche », n°118-119, automne-hiver, 2008-2009
(3) BRINDLEY Lynne, « L’expérience de la British Library », in « Culture et recherche », n°118-119, automne-hiver, 2008-2009
(4) BRINDLEY Lynne, « L’expérience de la British Library », in « Culture et recherche », n°118-119, automne-hiver, 2008-2009
(5) BRINDLEY Lynne, « L’expérience de la British Library », in « Culture et recherche », n°118-119, automne-hiver, 2008-2009
(6) A en croire ses promoteurs, ce contrat de partenariat devait permettre d’améliorer et de développer la conception, le financement, la mise en place, l’exploitation et la maintenance d’un système d’information assurant la gestion des publics, la
billetterie, les réservations et diverses prestations associées.
(7) Le 28 mai 2008, Jean Jacques Aillagon (Président de l’établissement) s’adressait ainsi aux personnels de son Etablissement

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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /2009 06:37

Du bon usage des mots...
Il faut savoir que le consensus a aussi sa langue avec ses mots et sa grammaire. Celle-ci procède soit par « essorage sémantique » (1) ; on use et abuse tellement d'un mot qu'il finit pas perdre tout son sens et par conséquent une grande partie son utilité... Le « tout culturel » a ainsi rejoint d'autres mots essorés comme « citoyen » ou « écologie » (2)...
Le consensus idéologique procède aussi par « substitution » (3), selon une logique qui efface ou travestit tout ce qui marque une division, une opposition ou un rapport de force ; bref, tout ce qui dissocie et ne relève pas du consensuel. Ici, les émergences sont aux avant-gardes d'antan, ce que le partenaire social est au syndicaliste ; la même chose mais sémantiquement pacifiée. Si l'on en croit François Albera, l'Avant-garde, c'est à la fois la « conscience de l'isolement » et « l'hypothèse de la force » (4). Quid des émergences ? Le problème, on le voit ici, c'est qu'à force de pacifier les mots, on les vide de leurs contenus et donc de leur caractère opérationnel. Le risque à terme,  c'est de vider la politique culturelle elle-même de son sens.
Un autre mot qui a connu cet « essorage sémantique » et qui nous intéresse tout particulièrement aujourd'hui ; c'est le mot partenaire. Aujourd'hui, les partenaires ont le vent en poupe... On pourrait faire preuve de cynisme en faisant remarquer qu'en France, le mot « collaborateur » n'est pas nécessairement facile à porter. Une chose est sûre en tous les cas ; c'est que, dans le monde de l'entreprise privée, le partenaire a pris la place du subordonné et le partenariat de la sous-traitance... Les professeurs de littérature parleraient dans les deux cas, d'euphémisme.

Nicolas Marjault, adjoint à la culture

(1) Hazan Eric, « LQR, la propagande au quotidien », Raisons d'Agir, 2006.
(2) Hazan Eric, « LQR, la propagande au quotidien », Raisons d'Agir, 2006.
(3) Hazan Eric, « LQR, la propagande au quotidien », Raisons d'Agir, 2006.
(4) Albera François « L'Avant-garde au cinéma », Armand Colin, 2005.

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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /2009 23:28

A l'heure où des vents contraires soufflent
Poser la culture comme service public n'a donc rien d'illégitime aujourd'hui encore. Et pourtant, cette porte d'entrée dans la culture se ferme lentement mais sûrement. Pourquoi ? En fait, s'il est une chose qui a profondément changé entre l'époque où Jean Vilar s'exprimait et aujourd'hui, c'est bien le contexte idéologique. Pour simplifier, disons que durant les 30 glorieuses, le keynésianisme a le vent en poupe et que durant les 30 piteuses qui succèdent à cette période faste, c'est le néolibéralisme qui triomphe. Et ce qui change ici radicalement, c'est bien la nature de la relation entre l'Etat et le marché. Dans le domaine culturel, cette évolution n'est pas sans conséquence puisqu'on est passé du " complexe de Jdanov au piège du consensus " (1) c'est-à-dire, d'un temps où la construction de " l'Etat culturel " (2) pour reprendre l'expression de Marc Fumaroli nourrissait la crainte de l'instrumentalisation de la culture par le politique à un temps (3) où les politiques culturelles sont plutôt invitées à rentrer dans le rang du labellisé, de l'évalué, du rentable (4).


Le piège du consensus
La conséquence de ce repli idéologique n'est pas sans conséquence sur l'offre culturelle elle-même : le choix de l’événementiel, du spectaculaire et du consensuel en est souvent la traduction concrète. Dans un certain sens, les petits papiers à la gloire du maître de chant des " Choristes " (Christophe Barratier, 2002) ont succédé aux plumes des oreillers éventrés de l'internat de " Zéro de conduite " (Jean Vigo, 1933). De là, à penser que le terreau idéologique d'aujourd'hui enfante plus de Christophe Barratier que de Jean Vigo...
Pour bien comprendre cela, il nous faut dire deux mots de ce " piège du consensus " (5) pour la création culturelle. Par définition, le consensus signifie " que, quelles que soient nos divergences d'idées et d'aspirations, nous percevons les mêmes choses et nous leur donnons la même signification " (6) (accord entre sens et sens, entre " mode de présentation " et " régime d'interprétation "). En se présentant comme naturel, le néolibéralisme (qui fut, à ses débuts, qualifié de " consensus de Washington ") (7) entend s'imposer comme une pensée unique. Le mot " fatalité " détermine alors le verbe " s'adapter ". Se pose alors la question non plus du rôle de la culture dans un tel contexte idéologique mais de son utilité. Quel avenir pour cet " art contestataire " que Pompidou saluait en son temps dans ce " contexte contemporain du consensus " (8) ? Quel avenir pour l'Avant-garde à l'heure où selon Rancière la possibilité même " d'un horizon dissensuel a perdu de son évidence " (9) ?

Nicolas Marjault, adjoint à la culture

(1) Leterrier Jean-Michel, " Panser ou repenser la culture ", Les Points sur les I, 2005.
(2) Fumaroli Marc, " L'Etat culturel ", 1991.
(3) Il est vrai que dès 1968, Jean Dubuffet s'était érigé contre la " police de la culture " dans un ouvrage à contextualiser " Asphyxiante culture ".
(4) Selon le député Patrick Bloche, " la Réforme Générale des Politiques Publiques marque bien l'effacement d'une politique de la culture au profit d'une culture politique, celle du résultat, de la rentabilité et de la performance. "
(5) Leterrier Jean-Michel, " Panser ou repenser la culture ", Les Points sur les I, 2005.
(6) Ranciere Jacques, " Le spectateur émancipé ", La Fabrique, 2008.
(7) Voir à ce propos, Jacques Généreux, " La dissociété ", Seuil, 2006 (p.33).
(8) Ranciere Jacques, " Le spectateur émancipé ", La Fabrique, 2008.
(9) Ranciere Jacques, " Le spectateur émancipé ", La Fabrique, 2008

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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 15:46

Poser la culture comme service public
« Le TNP est un service public. Tout comme le gaz, l’eau et l’électricité ». Tout le monde aura reconnu ici la voix de Jean Vilar. La culture comme service public ; tout un programme qui tire sa légitimité d’une certaine idée de la démocratie.
Si, a minima, « La démocratie, c’est pouvoir faire un choix. La culture en donne les moyens » (1) . Pourquoi ? Parce que, pour aller vite, l’accès à l’art, c’est la confrontation à l’œuvre, c’est-à-dire, à cet « objet » dans lequel l’Homme est censé se « reconnaître », lire son « monde intérieur » et « extérieur » pour reprendre les termes d’Hegel (2).

Se poser en authentique citoyen
Non seulement, cette confrontation favorise de fait une plus grande connaissance de soi-même et du monde qui nous entoure mais en plus, elle permet l’appropriation et la pratique, c’est-à-dire, le passage du spectateur au créateur, avec derrière ce passage, une ambition nouvelle, à savoir, agir sur le monde qui nous entoure et se poser donc en authentique citoyen.
Or, la vitalité d’un Etat démocratique passe aussi et surtout par la capacité des citoyens à prendre leurs responsabilités politiques. Après tout, l’historien Tzvetan Todorov affirme avec juste raison que « L’attrait pour le système totalitaire éprouvé inconsciemment par de très nombreux individus provient d’une certaine peur de la responsabilité » (3).

Pas d'angélisme béat
Une fois ceci dit, il ne faut pas tomber dans un angélisme béat qui nous conduirait à penser qu’une politique culturelle ambitieuse suffit à permettre l’exercice effectif de la démocratie. Pour dire les choses clairement, « si la démocratisation de la culture reste une condition nécessaire à l’émancipation et à la citoyenneté, elle n’est pas une condition suffisante. La démocratie elle aussi(…) doit être « cultivée », c’est-à-dire « culturellement travaillée » (4) mais ceci est un autre débat.

Nicolas Marjault, adjoint à la culture

(1) Magyd et Hakim, chanteurs de Zebda, « Zebda : les sans-culottes des Hit-parades », Politis, Septembre 1999
(2) Hegel, « Leçons sur l’esthétique », 1820
(3) Todorov Tzvetan, « L’Homme dépaysé », Seuil, 1996
(4) Leterrier Jean-Michel, « Panser ou repenser la culture », Les Points sur les I, 2005.

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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 09:56

De l'importance du débat d'idées

Parler de politique culturelle suppose que l'on n'est pas en froid avec le mot politique. Une politique culturelle sans vision d'ensemble - c'est-à-dire sans projet - ; sans itinéraire à suivre - c'est-à-dire sans volonté - ;  relève du sophisme et se traduira au mieux par une farandole bigarrée d'animations plus ou moins sympathiques.

J'ai coutume de dire aux acteurs culturels que je rencontre que la question du financement n'est pas première ; qu'un budget est un discours et que ce discours se décline en chiffres. Bien entendu, les chiffres peuvent, au bout des comptes, amender le discours mais ceux-ci ne doivent en aucun cas présider à l'écriture du discours. Si l'on était parfaitement cynique, on pourrait dire que sur ce point, la palme de la cohérence politique revient à l'Union Européenne qui n'a aucun discours et dont le budget culturel avoisinera les 0,03% pour l'année 2009.

 

La primauté du discours

Cette entrée en matière peut paraître largement démagogique à l'heure où après un demi siècle d'existence, le budget du ministère de « la culture commence encore et toujours après le zéro et la virgule »[1]. Sans parler du cas Niortais, exemplaire en matière d'indigence du financement culturel, j'y reviendrais.

Pourtant, loin d'être un faux-fuyant, cette question de la primauté du discours est, à mes yeux, essentielle. Je souscris entièrement à l'analyse de Jean-Michel Leterrier lorsque celui-ci regrette que « l'engagement » dans le champ des politiques culturelles n'est plus perçu que sous l'angle financier. Les convictions, les ambitions, les priorités se sont effacées derrière la question de la « Hauteur »[1]. C'est la ritournelle bien connu des acteurs culturels : la Ville s'engage à telle hauteur à condition que le Département, la Région, l'Etat et plus si affinités fassent de même. De discours et de projet, il n'en est nullement question ou à la marge.

 

Dans le domaine du débat d'idées

En fait, ce qui m'interroge ici, c'est le fait de poser la question des financements en général et des partenariats public privé en particulier comme portes d'entrée de raisonnements qui vont, au final, déboucher sur la notion même de politique culturelle. Pour dire les choses clairement, cela ne constitue pas, à mes yeux, une bonne porte d'entrée sur la culture.

J'assume pleinement le fait que je ne me situe pas dans l'opérationnel culturel confronté à la dure réalité de l'érosion de la manne publique, mais bien dans le domaine du débat d'idées. Et c'est justement l'idée que je me fais de la culture qui légitime, à mes yeux, ce débat et donc cette entrée en matière que l'on pourrait trouver déplacée. 

 




Nicolas Marjault, adjoint à la culture

 

[1] Leterrier Jean-Michel, « Panser ou repenser la culture », Les Points sur les I, 2005.

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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /2009 17:57

                    (Photos Alain VAN GINDERTAEL et Joseph COUTANT)

La journée de grèves et de manifestations pour l’emploi, les salaires et les services publics de ce jeudi 29 janvier a connu un succès éclatant. Par dizaines de milliers dans toute la France, à au moins 12000 dans les Deux-Sèvres, les salariés et les retraités, du public et du privé, ont dit leur rejet de la politique régressive du gouvernement, politique décidé et piloté depuis la présidence de la République ; ils ont clamé haut et fort leur refus d’être, une nouvelle fois, les seuls à être appelés à payer la note de choix et d’orientations dont ils ne sont pas responsables.

Une question était dans toutes les têtes des participants : quelle suite donner à cette mobilisation hors norme, quelle perspective construire pour quel débouché ? Ces questions sont légitimes. L’Histoire nous rappelle que d’autres moments forts de la lutte sociale sont tombés aux oubliettes faute de leur avoir trouvé une réponse. Les militants communistes pensent que la réussite exceptionnelle de ce 29 janvier n’aura de sens que si nous lui donnons une suite, tous ensemble.

C’est pourquoi la fédération du PCF des Deux -Sèvres a décidé de prendre l’initiative d’un débat pluraliste pour aborder collectivement, de façon contradictoire, l’ensemble de ces problèmes. Ce débat, ouvert à toutes et tous, individus ou organisations, aura lieu

vendredi 6 février 2009 à partir de 18 heures, salle de Conférence n°2, bâtiment A au Centre Duguesclin à Niort.
Il sera précédé d’un exposé sur la crise financière présenté par des militants syndicalistes du secteur bancaire.

 Jean-Pierre Gelot, secrétaire fédéral du Parti communiste français, le 29 janvier 2009

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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 14:11

La Poste vit sous le régime de la loi relative aux Nouvelles Régulations économiques (NRE), qui instaure des contrats d’entreprise régissant les relations entre l’Etat et les entreprises publiques. Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont décidé de changer ce statut pour transformer la Poste en société anonyme. Ce choix met, une fois de plus, en exergue l’opposition fondamentale entre recherche d’un taux de profit immédiat et exigences des actionnaires d’un côté, et intérêt général, efficacité sociale et coopération internationale de l’autre !

Refuser la marchandisation de l’activité postale
Le bilan des privatisations n’ayant jamais été établi, l’expérience des privatisations des entreprises postales en Europe étant édifiant en matière d’inégalité et de restrictions pour la population, comme de reculs pour la majorité des salariés, un grand débat national s’impose sans délais. Il n’y a aucune fatalité à sa mise en œuvre et encore moins à la subir, d’autant que la Directive postale européenne n’impose nullement le changement de statut de La Poste et la privatisation. Il existe un lien solide entre la volonté du gouvernement de satisfaire la loi du marché, celle du patronat de privatiser et celle de l’Union européenne de faire des activités postales une marchandise.

Libéralisation = suppression d’emplois
Certains enchaînements de décisions sont, à ce titre, exemplaires : le 24 juin 2008, la Commission européenne réunissait les opérateurs postaux pour accélérer le processus de libéralisation dans chaque Etat. L’occasion était donnée au commissaire européen Charlie McCreevy, chargé de la libéralisation du courrier, de déclarer : "Il est particulièrement inacceptable que les marchés postaux deviennent encore plus fermés au lieu de s'ouvrir. Je ne peux pas accepter cela". Une semaine plus tard, comme gage de bonne volonté, le président de La Poste communiquait sur l’ouverture du capital de l’entreprise. Dans l’optique patronale et gouvernementale, la privatisation doit répondre à deux enjeux fondamentaux : renforcer le poids des logiques d’actionnaires ; améliorer la rentabilité dans un contexte de concurrence postale exacerbée. Une concurrence qui se traduit par des milliers de suppressions d’emplois, de délocalisations, de fermetures de sites (exemple, le centre de tri de Niort), par des prestations diminuées, des tarifs en constante augmentation et des records de bénéfices pour les actionnaires.

Service public = qualité et égalité de traitement
De plus, des questions se posent pour les collectivités, parmi lesquelles celles de savoir s’il y aura des incidences sur le maillage territorial, et si des fermetures ou transformations de bureaux de poste risquent de se produire. Profondément attachés aux services publics, les Français désapprouvent l’acharnement des gouvernements à vouloir remettre en cause l’avenir du service public postal dans notre pays. Si, en moyenne, 3 Français sur 4 expriment leur attachement aux grands services publics, des communications à l’énergie en passant par les transports collectifs, c’est qu’ils en apprécient le service rendu et l’égalité de traitement des usagers. Sur ces enjeux et à partir de la réalité, nous nous plaçons donc résolument au service de l’intérêt général. Pour garantir ce droit fondamental, seul un service public des activités postales permet l’accès à toute la population sur l’ensemble du territoire à tous les produits, services, contenus et moyens de communication (y compris les plus modernes), à un prix abordable tout en respectant la péréquation tarifaire avec une véritable qualité de service rendu.

Renforcer le service public postal
La Fédération et les élus communistes et apparenté PCF des Deux-Sèvres proposent de renforcer le service public postal par son unité et en développant la complémentarité de ses quatre activités principales : courrier, réseau des bureaux de poste, colis et services financiers ; garantes de la cohérence d’une seule et même poste, du service public et de la péréquation tarifaire. Bien sur, nous nous opposons à la transformation de ce service public en société anonyme, synonyme de privatisation, et demandons un référendum national avec un débat public dans le département sur le devenir de la poste en Deux-Sèvres. Non à la fermeture des bureaux de Poste Cependant, la Poste, entreprise de réseau, doit disposer de structures permettant une égalité d’accès et de traitement pour tous les citoyens et toutes les entreprises. Cela exige le maintien et le développement de bureaux de Poste de plein exercice (à l’opposé de leur transformation en point poste ou agence postale communale dans de nombreux endroits du département des Deux-Sèvres) afin d’assurer un Service public de proximité efficace et adapté aux besoins de la population (demande plébiscitée par l’ensemble des usagers et la majorité des élus locaux).

Au-delà, la Fédération et les élus communistes et apparenté des Deux-Sèvres du PCF s’opposent à toute fermeture de bureau de Poste dans le département, ou transformation en agence postal communale. Nous estimons que la Poste doit participer à l’aménagement du territoire et au développement économique et social en s’appuyant sur son réseau, son personnel, ses originalités ; et en développant des partenariats avec des opérateurs publics pour le développement durable d’activités de Service public.

Déclaration commune de Frédéric Giraud, responsable du groupe des élus communistes et apparenté à la Municipalité de Niort et de Jean-Pierre Gelot, secrétaire de la Fédération des Deux-Sèvres du PCF

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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 22:48

Voici retranscrites les interventions de Nicolas Marjault, adjoint à la Culture à la Ville de Niort, lors du conseil municipal du 19 janvier 2009.

 A propos de la mise en vente de la maison de la Vierge et de la Villa Rose

" La première chose que l’on a faite avec Mme Geneviève Gaillard, c’est que nous sommes allés voir le directeur régional des Affaires culturelles, M. Godderidge, quelqu’un de particulièrement sensible aux questions patrimoniales (…). Nous lui avons listé la Maison de la Vierge, la Villa Rose et l’ensemble du patrimoine (…). A chaque fois, on est sur des millions d’euros qui s’ajoutent, qui s’ajoutent, et on lui a demandé ce que l’Etat pouvait faire. Sa réponse a été claire, et même s’il s’agit de quelqu’un de particulièrement sensible aux questions patrimoniales, il n’en reste pas moins un représentant de l’Etat dans le cadre des contraintes du budget du ministère de la Culture d’aujourd’hui. Çà, c’est une première réponse : il a fallu faire des arbitrages. Dans les arbitrages qui sont faits, la Villa Rose est de loin celui qui, a titre individuel, pose le plus de problèmes, j’entends bien. Et j’aimerais qu’on se souvienne de cette conversation-là, sur ce qui a été dit la première heure, sur le fait que visiblement les millions sur la Brèche, personne ne s’en préoccupe (…) A chaque fois que je vois un million retiré d’un grand projet pharaonique indépendamment de l’entretien du patrimoine depuis de nombreuses années, j’applaudis, et j’aurais aimé que vous applaudissiez de la même façon au nom de la conservation de ce patrimoine, rien que cela. Et deuzio, j’aimerais qu’on s’en souvienne demain, lorsque viendront d’autres grands projets pharaoniques au cœur de cette enceinte, que l’on se souvienne, là encore, qu’on a vendu la Villa Rose. (…) Et je compte de ce point de vue-là sur nous tous et je compte aussi sur vous pour que, à terme, ce patrimoine culturel ne devienne pas la variable d’ajustement de ces grands projets généraux. "
Rappel " Le document fondateur de la politique culturelle de la Ville de Niort " (septembre 2008)
" Soyons clair, l'absence de politique patrimoniale de la Ville depuis de nombreuses années débouche aujourd'hui sur une situation critique. La politique d'acquisition menée par les mandatures précédentes ne fut pas corrélée à une politique de réhabilitation. Résultat, aujourd'hui, la ruine prédomine. Autrement dit, sans soutien de partenaires public ou privé, la Ville devra se résoudre à vendre une partie non négligeable de son patrimoine bâti. "

 

A propos du dispositif d'aide à l'utilisation du Patronage laïque

" Comme à chaque conseil ou presque, ce dispositif entre en scène. Voilà donc une belle occasion de saluer un mécanisme qui vise essentiellement à soutenir la création locale. Reste que le cas de l'association " Golpe Pena Flamenca " doit ici nous alerter. Nous avons là l'exception à la règle ; à savoir, une association culturelle qui bénéficie, depuis 2005, de ce dispositif pour des cours et des ateliers et non dans le cadre d'une aide à la création. Pourquoi ? Tout simplement parce que les salles de danse avec parquet font défaut sur la Ville. Ce constat récurrent est emblématique de ces petits besoins toujours insatisfaits. Ce sont tous ces petits besoins qui ont payé et qui payent toujours la folie des grandeurs de la mandature précédente et quand j'entends M. Baloge avoir " la nostalgie " du féodalisme municipal de l'ère Bellec, disons que dans le champ culturel, il n'y pas grand-chose à regretter. "
Rappel " Les Assises de la culture " (4 octobre 2008)
" Je comprends la presse qui m'interroge en permanence sur les salle de spectacles, en permanence sur le grand événementiel, mais par moment j'aimerais que les journalistes soient dans mon bureau et qu'ils voient toutes les associations qui viennent avec des besoins qui ne sont pas des zéniths, avec des besoins qui ne se résument pas à l'envie de faire un événement culturel majeur mais qui viennent avec juste des tarifs de location, avec des demandes de salles d'exposition, etc. etc. Ce sont des besoins qui paraissent peut-être moins vendeurs médiatiquement mais qui sont les vrais besoins des acteurs culturels de la ville et de ce point de vue là, on a un vrai et grand problème. "

(retranscription intégrale des débats sur le site de la Ville http://www.vivre-a-niort.com)

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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 19:09



Un peu partout dans le monde, après trois semaines d’offensive israélienne contre le million et demi d’êtres humains enfermés sur cette mince bande de Gaza, la colère s’est exprimée avec éclat. Dans ce concert de voix contre le massacre, les citoyens de France et de Niort ont joué une fort belle partition. Ils ont affirmé haut l’enjeu universel du drame qui se joue en Palestine et que résument les deux slogans répétés de ville en ville : " Nous sommes tous des Palestiniens " et " Enfants de Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine ".


Marwan Barghouti, secrétaire général du Fatah, a lancé, du fond de sa prison israélienne, un appel à l’unité de son peuple : " J’appelle les Palestiniens, les citoyens des pays arabes et musulmans tout comme l’ensemble des citoyens épris de liberté dans le monde à poursuivre leur mobilisation contre l’agression israélienne sur la bande de Gaza, afin de stopper le carnage qui continue dans la brutalité la plus grande, depuis deux semaines. Je condamne cette agression, l’invasion et la destruction de la bande de Gaza […] L’enjeu du moment c’est celui de l’unité et de la cohésion et de s’élever au-dessus des blessures pour faire face à l’agression, pour en finir avec le siège et continuer la marche en avant vers la liberté de notre nation, le droit au retour des réfugiés et l’indépendance. "


La section PCF de Niort soutient la proposition faite par les élus communistes et apparenté de la Ville de Niort lors du dernier conseil municipal, à savoir de faire Marwan Barghouti, détenu depuis plusieurs années par Israël ainsi que Eilat Maoz, militante israélienne pour la Paix, citoyens d’honneur de la Ville de Niort, pour la défense de la liberté et la lutte qu’ils mènent pour l’indépendance du peuple palestinien.

Au-delà, la section de Niort et les élus communistes et apparenté au conseil municipal de Niort apportent leur soutien au peuple palestinien et demandent que tout soit mis en œuvre pour imposer à l’état israélien le respect de toutes les résolutions de l’ONU votées depuis 60 ans. Cette demande s’adresse plus particulièrement à la diplomatie française.

La violence aveugle, les crimes qui viennent d’être commis après des milliers d’autres, ne régleront pas le problème. Seuls un règlement politique, reconnaissant les droits nationaux du peuple palestinien, le démantèlement des colonies, l’arrêt de la construction du mur de séparation et sa destruction et la fin du régime colonialiste israélien permettront de sortir d’une spirale qui porte en germe tous les risques d’un embrasement généralisé.


Déclaration commune de Frédéric Giraud, pour le groupe des élus communistes et apparenté à la Ville de Niort et de Thierry Fouillet, pour la section niortaise du PCF

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