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Mardi 3 février 2009

De l'importance du débat d'idées

Parler de politique culturelle suppose que l'on n'est pas en froid avec le mot politique. Une politique culturelle sans vision d'ensemble - c'est-à-dire sans projet - ; sans itinéraire à suivre - c'est-à-dire sans volonté - ;  relève du sophisme et se traduira au mieux par une farandole bigarrée d'animations plus ou moins sympathiques.

J'ai coutume de dire aux acteurs culturels que je rencontre que la question du financement n'est pas première ; qu'un budget est un discours et que ce discours se décline en chiffres. Bien entendu, les chiffres peuvent, au bout des comptes, amender le discours mais ceux-ci ne doivent en aucun cas présider à l'écriture du discours. Si l'on était parfaitement cynique, on pourrait dire que sur ce point, la palme de la cohérence politique revient à l'Union Européenne qui n'a aucun discours et dont le budget culturel avoisinera les 0,03% pour l'année 2009.

 

La primauté du discours

Cette entrée en matière peut paraître largement démagogique à l'heure où après un demi siècle d'existence, le budget du ministère de « la culture commence encore et toujours après le zéro et la virgule »[1]. Sans parler du cas Niortais, exemplaire en matière d'indigence du financement culturel, j'y reviendrais.

Pourtant, loin d'être un faux-fuyant, cette question de la primauté du discours est, à mes yeux, essentielle. Je souscris entièrement à l'analyse de Jean-Michel Leterrier lorsque celui-ci regrette que « l'engagement » dans le champ des politiques culturelles n'est plus perçu que sous l'angle financier. Les convictions, les ambitions, les priorités se sont effacées derrière la question de la « Hauteur »[1]. C'est la ritournelle bien connu des acteurs culturels : la Ville s'engage à telle hauteur à condition que le Département, la Région, l'Etat et plus si affinités fassent de même. De discours et de projet, il n'en est nullement question ou à la marge.

 

Dans le domaine du débat d'idées

En fait, ce qui m'interroge ici, c'est le fait de poser la question des financements en général et des partenariats public privé en particulier comme portes d'entrée de raisonnements qui vont, au final, déboucher sur la notion même de politique culturelle. Pour dire les choses clairement, cela ne constitue pas, à mes yeux, une bonne porte d'entrée sur la culture.

J'assume pleinement le fait que je ne me situe pas dans l'opérationnel culturel confronté à la dure réalité de l'érosion de la manne publique, mais bien dans le domaine du débat d'idées. Et c'est justement l'idée que je me fais de la culture qui légitime, à mes yeux, ce débat et donc cette entrée en matière que l'on pourrait trouver déplacée. 

 




Nicolas Marjault, adjoint à la culture

 

[1] Leterrier Jean-Michel, « Panser ou repenser la culture », Les Points sur les I, 2005.

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Vendredi 30 janvier 2009

                    (Photos Alain VAN GINDERTAEL et Joseph COUTANT)

La journée de grèves et de manifestations pour l’emploi, les salaires et les services publics de ce jeudi 29 janvier a connu un succès éclatant. Par dizaines de milliers dans toute la France, à au moins 12000 dans les Deux-Sèvres, les salariés et les retraités, du public et du privé, ont dit leur rejet de la politique régressive du gouvernement, politique décidé et piloté depuis la présidence de la République ; ils ont clamé haut et fort leur refus d’être, une nouvelle fois, les seuls à être appelés à payer la note de choix et d’orientations dont ils ne sont pas responsables.

Une question était dans toutes les têtes des participants : quelle suite donner à cette mobilisation hors norme, quelle perspective construire pour quel débouché ? Ces questions sont légitimes. L’Histoire nous rappelle que d’autres moments forts de la lutte sociale sont tombés aux oubliettes faute de leur avoir trouvé une réponse. Les militants communistes pensent que la réussite exceptionnelle de ce 29 janvier n’aura de sens que si nous lui donnons une suite, tous ensemble.

C’est pourquoi la fédération du PCF des Deux -Sèvres a décidé de prendre l’initiative d’un débat pluraliste pour aborder collectivement, de façon contradictoire, l’ensemble de ces problèmes. Ce débat, ouvert à toutes et tous, individus ou organisations, aura lieu

vendredi 6 février 2009 à partir de 18 heures, salle de Conférence n°2, bâtiment A au Centre Duguesclin à Niort.
Il sera précédé d’un exposé sur la crise financière présenté par des militants syndicalistes du secteur bancaire.

 Jean-Pierre Gelot, secrétaire fédéral du Parti communiste français, le 29 janvier 2009

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Lundi 26 janvier 2009

La Poste vit sous le régime de la loi relative aux Nouvelles Régulations économiques (NRE), qui instaure des contrats d’entreprise régissant les relations entre l’Etat et les entreprises publiques. Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont décidé de changer ce statut pour transformer la Poste en société anonyme. Ce choix met, une fois de plus, en exergue l’opposition fondamentale entre recherche d’un taux de profit immédiat et exigences des actionnaires d’un côté, et intérêt général, efficacité sociale et coopération internationale de l’autre !

Refuser la marchandisation de l’activité postale
Le bilan des privatisations n’ayant jamais été établi, l’expérience des privatisations des entreprises postales en Europe étant édifiant en matière d’inégalité et de restrictions pour la population, comme de reculs pour la majorité des salariés, un grand débat national s’impose sans délais. Il n’y a aucune fatalité à sa mise en œuvre et encore moins à la subir, d’autant que la Directive postale européenne n’impose nullement le changement de statut de La Poste et la privatisation. Il existe un lien solide entre la volonté du gouvernement de satisfaire la loi du marché, celle du patronat de privatiser et celle de l’Union européenne de faire des activités postales une marchandise.

Libéralisation = suppression d’emplois
Certains enchaînements de décisions sont, à ce titre, exemplaires : le 24 juin 2008, la Commission européenne réunissait les opérateurs postaux pour accélérer le processus de libéralisation dans chaque Etat. L’occasion était donnée au commissaire européen Charlie McCreevy, chargé de la libéralisation du courrier, de déclarer : "Il est particulièrement inacceptable que les marchés postaux deviennent encore plus fermés au lieu de s'ouvrir. Je ne peux pas accepter cela". Une semaine plus tard, comme gage de bonne volonté, le président de La Poste communiquait sur l’ouverture du capital de l’entreprise. Dans l’optique patronale et gouvernementale, la privatisation doit répondre à deux enjeux fondamentaux : renforcer le poids des logiques d’actionnaires ; améliorer la rentabilité dans un contexte de concurrence postale exacerbée. Une concurrence qui se traduit par des milliers de suppressions d’emplois, de délocalisations, de fermetures de sites (exemple, le centre de tri de Niort), par des prestations diminuées, des tarifs en constante augmentation et des records de bénéfices pour les actionnaires.

Service public = qualité et égalité de traitement
De plus, des questions se posent pour les collectivités, parmi lesquelles celles de savoir s’il y aura des incidences sur le maillage territorial, et si des fermetures ou transformations de bureaux de poste risquent de se produire. Profondément attachés aux services publics, les Français désapprouvent l’acharnement des gouvernements à vouloir remettre en cause l’avenir du service public postal dans notre pays. Si, en moyenne, 3 Français sur 4 expriment leur attachement aux grands services publics, des communications à l’énergie en passant par les transports collectifs, c’est qu’ils en apprécient le service rendu et l’égalité de traitement des usagers. Sur ces enjeux et à partir de la réalité, nous nous plaçons donc résolument au service de l’intérêt général. Pour garantir ce droit fondamental, seul un service public des activités postales permet l’accès à toute la population sur l’ensemble du territoire à tous les produits, services, contenus et moyens de communication (y compris les plus modernes), à un prix abordable tout en respectant la péréquation tarifaire avec une véritable qualité de service rendu.

Renforcer le service public postal
La Fédération et les élus communistes et apparenté PCF des Deux-Sèvres proposent de renforcer le service public postal par son unité et en développant la complémentarité de ses quatre activités principales : courrier, réseau des bureaux de poste, colis et services financiers ; garantes de la cohérence d’une seule et même poste, du service public et de la péréquation tarifaire. Bien sur, nous nous opposons à la transformation de ce service public en société anonyme, synonyme de privatisation, et demandons un référendum national avec un débat public dans le département sur le devenir de la poste en Deux-Sèvres. Non à la fermeture des bureaux de Poste Cependant, la Poste, entreprise de réseau, doit disposer de structures permettant une égalité d’accès et de traitement pour tous les citoyens et toutes les entreprises. Cela exige le maintien et le développement de bureaux de Poste de plein exercice (à l’opposé de leur transformation en point poste ou agence postale communale dans de nombreux endroits du département des Deux-Sèvres) afin d’assurer un Service public de proximité efficace et adapté aux besoins de la population (demande plébiscitée par l’ensemble des usagers et la majorité des élus locaux).

Au-delà, la Fédération et les élus communistes et apparenté des Deux-Sèvres du PCF s’opposent à toute fermeture de bureau de Poste dans le département, ou transformation en agence postal communale. Nous estimons que la Poste doit participer à l’aménagement du territoire et au développement économique et social en s’appuyant sur son réseau, son personnel, ses originalités ; et en développant des partenariats avec des opérateurs publics pour le développement durable d’activités de Service public.

Déclaration commune de Frédéric Giraud, responsable du groupe des élus communistes et apparenté à la Municipalité de Niort et de Jean-Pierre Gelot, secrétaire de la Fédération des Deux-Sèvres du PCF

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Jeudi 22 janvier 2009

Voici retranscrites les interventions de Nicolas Marjault, adjoint à la Culture à la Ville de Niort, lors du conseil municipal du 19 janvier 2009.

 A propos de la mise en vente de la maison de la Vierge et de la Villa Rose

" La première chose que l’on a faite avec Mme Geneviève Gaillard, c’est que nous sommes allés voir le directeur régional des Affaires culturelles, M. Godderidge, quelqu’un de particulièrement sensible aux questions patrimoniales (…). Nous lui avons listé la Maison de la Vierge, la Villa Rose et l’ensemble du patrimoine (…). A chaque fois, on est sur des millions d’euros qui s’ajoutent, qui s’ajoutent, et on lui a demandé ce que l’Etat pouvait faire. Sa réponse a été claire, et même s’il s’agit de quelqu’un de particulièrement sensible aux questions patrimoniales, il n’en reste pas moins un représentant de l’Etat dans le cadre des contraintes du budget du ministère de la Culture d’aujourd’hui. Çà, c’est une première réponse : il a fallu faire des arbitrages. Dans les arbitrages qui sont faits, la Villa Rose est de loin celui qui, a titre individuel, pose le plus de problèmes, j’entends bien. Et j’aimerais qu’on se souvienne de cette conversation-là, sur ce qui a été dit la première heure, sur le fait que visiblement les millions sur la Brèche, personne ne s’en préoccupe (…) A chaque fois que je vois un million retiré d’un grand projet pharaonique indépendamment de l’entretien du patrimoine depuis de nombreuses années, j’applaudis, et j’aurais aimé que vous applaudissiez de la même façon au nom de la conservation de ce patrimoine, rien que cela. Et deuzio, j’aimerais qu’on s’en souvienne demain, lorsque viendront d’autres grands projets pharaoniques au cœur de cette enceinte, que l’on se souvienne, là encore, qu’on a vendu la Villa Rose. (…) Et je compte de ce point de vue-là sur nous tous et je compte aussi sur vous pour que, à terme, ce patrimoine culturel ne devienne pas la variable d’ajustement de ces grands projets généraux. "
Rappel " Le document fondateur de la politique culturelle de la Ville de Niort " (septembre 2008)
" Soyons clair, l'absence de politique patrimoniale de la Ville depuis de nombreuses années débouche aujourd'hui sur une situation critique. La politique d'acquisition menée par les mandatures précédentes ne fut pas corrélée à une politique de réhabilitation. Résultat, aujourd'hui, la ruine prédomine. Autrement dit, sans soutien de partenaires public ou privé, la Ville devra se résoudre à vendre une partie non négligeable de son patrimoine bâti. "

 

A propos du dispositif d'aide à l'utilisation du Patronage laïque

" Comme à chaque conseil ou presque, ce dispositif entre en scène. Voilà donc une belle occasion de saluer un mécanisme qui vise essentiellement à soutenir la création locale. Reste que le cas de l'association " Golpe Pena Flamenca " doit ici nous alerter. Nous avons là l'exception à la règle ; à savoir, une association culturelle qui bénéficie, depuis 2005, de ce dispositif pour des cours et des ateliers et non dans le cadre d'une aide à la création. Pourquoi ? Tout simplement parce que les salles de danse avec parquet font défaut sur la Ville. Ce constat récurrent est emblématique de ces petits besoins toujours insatisfaits. Ce sont tous ces petits besoins qui ont payé et qui payent toujours la folie des grandeurs de la mandature précédente et quand j'entends M. Baloge avoir " la nostalgie " du féodalisme municipal de l'ère Bellec, disons que dans le champ culturel, il n'y pas grand-chose à regretter. "
Rappel " Les Assises de la culture " (4 octobre 2008)
" Je comprends la presse qui m'interroge en permanence sur les salle de spectacles, en permanence sur le grand événementiel, mais par moment j'aimerais que les journalistes soient dans mon bureau et qu'ils voient toutes les associations qui viennent avec des besoins qui ne sont pas des zéniths, avec des besoins qui ne se résument pas à l'envie de faire un événement culturel majeur mais qui viennent avec juste des tarifs de location, avec des demandes de salles d'exposition, etc. etc. Ce sont des besoins qui paraissent peut-être moins vendeurs médiatiquement mais qui sont les vrais besoins des acteurs culturels de la ville et de ce point de vue là, on a un vrai et grand problème. "

(retranscription intégrale des débats sur le site de la Ville http://www.vivre-a-niort.com)

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Mercredi 21 janvier 2009



Un peu partout dans le monde, après trois semaines d’offensive israélienne contre le million et demi d’êtres humains enfermés sur cette mince bande de Gaza, la colère s’est exprimée avec éclat. Dans ce concert de voix contre le massacre, les citoyens de France et de Niort ont joué une fort belle partition. Ils ont affirmé haut l’enjeu universel du drame qui se joue en Palestine et que résument les deux slogans répétés de ville en ville : " Nous sommes tous des Palestiniens " et " Enfants de Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine ".


Marwan Barghouti, secrétaire général du Fatah, a lancé, du fond de sa prison israélienne, un appel à l’unité de son peuple : " J’appelle les Palestiniens, les citoyens des pays arabes et musulmans tout comme l’ensemble des citoyens épris de liberté dans le monde à poursuivre leur mobilisation contre l’agression israélienne sur la bande de Gaza, afin de stopper le carnage qui continue dans la brutalité la plus grande, depuis deux semaines. Je condamne cette agression, l’invasion et la destruction de la bande de Gaza […] L’enjeu du moment c’est celui de l’unité et de la cohésion et de s’élever au-dessus des blessures pour faire face à l’agression, pour en finir avec le siège et continuer la marche en avant vers la liberté de notre nation, le droit au retour des réfugiés et l’indépendance. "


La section PCF de Niort soutient la proposition faite par les élus communistes et apparenté de la Ville de Niort lors du dernier conseil municipal, à savoir de faire Marwan Barghouti, détenu depuis plusieurs années par Israël ainsi que Eilat Maoz, militante israélienne pour la Paix, citoyens d’honneur de la Ville de Niort, pour la défense de la liberté et la lutte qu’ils mènent pour l’indépendance du peuple palestinien.

Au-delà, la section de Niort et les élus communistes et apparenté au conseil municipal de Niort apportent leur soutien au peuple palestinien et demandent que tout soit mis en œuvre pour imposer à l’état israélien le respect de toutes les résolutions de l’ONU votées depuis 60 ans. Cette demande s’adresse plus particulièrement à la diplomatie française.

La violence aveugle, les crimes qui viennent d’être commis après des milliers d’autres, ne régleront pas le problème. Seuls un règlement politique, reconnaissant les droits nationaux du peuple palestinien, le démantèlement des colonies, l’arrêt de la construction du mur de séparation et sa destruction et la fin du régime colonialiste israélien permettront de sortir d’une spirale qui porte en germe tous les risques d’un embrasement généralisé.


Déclaration commune de Frédéric Giraud, pour le groupe des élus communistes et apparenté à la Ville de Niort et de Thierry Fouillet, pour la section niortaise du PCF

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Lundi 19 janvier 2009


En complément du vœu exprimé par Mme Le Maire, auquel le groupe des élus communistes et apparentés souscrit tout à fait, je voudrais vous lire un petit message de l’Israélienne Eilat Maoz, qui coordonne la coalition des femmes pour la paix et gère une entente en Israël d’une trentaine d’organisation anti-guerre : "  Il peut y avoir des millions de manifestations contre la guerre d’Israël dans le monde entier. Ce n’est pas pour autant qu’Israël va écouter. Mais un million de manifestations pour la paix et une pleine couverture de ce que nous faisons ici en Israël, cela fera peut-être la différence. Nous étions plus de 10 000 manifestants à nous mobiliser pour la paix ce samedi à Tel-Aviv-Jaffa et si vous avez des relations, demandez aux médias de commencer à montrer l’opposition israélienne à la guerre. Nous ne sommes pas des traîtres".


Les enfants victime de l'offensive israélienne
 J’ajouterai que l’association Enfants du monde Droits de l’Homme dénonce les violations par Israël de nombreux textes internationaux, notamment la convention internationale des droits de l’enfant. Cette association déclare : "  Les enfants, qui représentent 56% des habitants de la bande de Gaza, sont massivement victimes de l’offensive israélienne et ne bénéficient d’aucune protection, ni de soins adaptés à leurs besoins. Au regard du Droit pénal international, Israël commet de manière répétée des crimes de guerre ".

L’association Enfants du Monde Droits de l’Homme, qui se bat depuis vingt deux ans pour la protection des enfants, demande que les responsables soient poursuivis et jugés en conséquence. " Aujourd’hui, nous sommes à plus de 1000 morts palestiniens, 450 au moins sont des enfants".

Une minute de silence
Les élus communistes et apparenté de la ville de Niort demandent une minute de silence pour les enfants de Gaza. De plus, nous demandons que Marwan Barghouti, secrétaire général du Fatah, détenu depuis plusieurs années par Israël ainsi que Eilat Maoz, militante pacifiste israélienne, soient fait citoyens d’honneur de la ville de Niort, pour la défense de la liberté et la lutte qu’ils mènent pour l’indépendance du peuple palestinien.

 

Déclaration de Frédéric Giraud, pour le groupe des élus communistes et apparenté, au conseil municipal du lundi 19 janvier 2009
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Mardi 23 décembre 2008

          (photos Alain Van Gindertael)

Quoi de neuf ? Molière. Pour paraphraser Sacha Guitry, je dirai : quoi de neuf ? Karl Marx.
Karl Marx est plus que jamais incontournable pour démasquer derrière le ménage américain exproprié, l’étudiant grec précarisé, l’intérimaire de l’automobile jeté, une seule et même logique implacable, celle du capital.
Quoi de neuf aujourd’hui ? Jean Jaurès, plus que jamais incontournable pour articuler le cadre national du combat pour l’égalité sociale avec l’horizon international d’une souveraineté démocratique à construire.
Quoi de neuf aujourd’hui ? Le Parti communiste plus que jamais incontournable pour porter le combat idéologique de la rue aux urnes, de la cage d’escalier au Palais Bourbon. Sur de tels fondements, peut-on sincèrement remettre en cause la raison d’être du Parti communiste ? Qu’on le veuille ou non, un parti marxiste tourné vers l’éducation populaire a plus que jamais sa raison d’être.
En conséquence, le Congrès sera à la hauteur du Parti communiste si la base commune est à la hauteur d’une visée communiste.

 

Intervention de Nicolas Marjault lors du 34e congrès du Parti communiste français, du 11 au 14 décembre 2008, à La Défense (92).

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Mercredi 19 novembre 2008

Pour Frédéric Giraud, conseiller municipal responsable du groupe des élus communistes et apparentés, la Municipalité doit désormais assumer ses responsabilités. Et prendre clairement le contre-pied de la précédente mandature.

 

La Brèche : Quel bilan dressez-vous de ces sept premiers mois aux affaires municipales ?

Frédéric Giraud : Je dirais qu’il est contrasté et qu’il ne demande qu’à s’améliorer ! Au chapitre des choses positives, les nouveaux élus communistes ont largement prouvé qu’ils avaient envie de bien faire. Et qu’ils voulaient mettre en œuvre le programme pour lequel ils avaient été élus en mars dernier. Ils ont su aussi conserver leur identité politique au sein de la majorité municipale. Cette liberté de parole est d’autant plus importante que la maire Geneviève Gaillard fait preuve d’une volonté d’écoute.

 

La Brèche : Vous parlez du programme qui vous a fait élire. Ou en êtes-vous de sa mise en place ?

Frédéric Giraud : Aujourd’hui, nous devons remplir le contrat nous liant aux électeurs niortais qui nous ont fait confiance. En avril, nous avons été contraints de voter le budget Baudin, ce qui ne nous satisfait pas. En décembre, le premier budget de la nouvelle mandature sera d’actualité. Les élus communistes espèrent que Geneviève Gaillard ira dans le bon sens. Les citoyens s’interrogent : qu’en est-il de la rénovation du centre de loisirs de Chantemerle, de celle des écoles ou des routes défoncées, de la création de vrais logements sociaux sans détruire les logements sociaux actuels, d’un budget culturel décent, de la mise en place d’une vraie éducation populaire ? 

A mon tour, je pose la question : une Municipalité doit-elle faire bonne figure à l’extérieur avec des projets très coûteux ou doit-elle proposer à ces concitoyens des services de qualité, loin de l’esbroufe ? 

 

La Brèche : Justement, la question financière semble peser sur les projets futurs de la Ville. Comment dans ces conditions, pensez-vous mettre en œuvre vos projets ? 

Frédéric Giraud : D’abord un constat. La crise du système bancaire est le résultat du capitalisme mondialisé et de la libre circulation des capitaux dont les banques ont profité, avec leurs actionnaires, au cours de ces vingt dernières années. Sans jamais investir dans les emplois à valeur ajoutée, les services publiques, la santé, le social, etc. Par contre, elles laissent au passage une énorme quantité de dettes et de capitaux fictifs dans leurs comptes. Comment résoudre cette crise ? Facile ! Passez la note aux contribuables : nationalisez les pertes et privatisez les profits.=

Pourtant, il n’y a pas d’argent pour les écoles ou les retraites, la sécu, la Poste ou près de chez nous, la Camif. Cette contradiction flagrante est en train de pénétrer la conscience des Français et de nos concitoyens niortais.  Nous sommes tous conscients que les finances d’une ville comme Niort ne sont pas extensibles. Mais en tant qu’élus communistes, nous devons aujourd’hui tout faire pour aider les gens à vivre le plus correctement possible, en dépit de la politique dévastatrice de la droite. Il nous faut donc développer localement l’éducation, le social et la culture comme rempart à ces destructions. C’est notre objectif qui implique donc de faire les bons choix, des choix clairement politiques.

Il faut aujourd’hui arrêter de financer certains projets pharaoniques. L’ORU (opération de renouvellement urbain), le parking de la Brèche et le pôle sport avec sa ZAC (zone d’aménagement commerciale) s’avèrent être des gouffres financiers qui grèvent l’ensemble du budget municipal. Et une fois le pôle sport construit, il faudra 1,5 millions d’euros par an pour le faire fonctionner ! C’est-à-dire beaucoup plus que pour pérenniser l’ensemble des activités périscolaires dans la ville ».

 

La Brèche : Quelles seraient vos limites en tant qu’élus communistes ?

Frédéric Giraud : Avec la crise financière, des pans entiers de l’économie risquent de s’écrouler et il ne restera aux Niortais, aux salariés et agents des collectivités que la lutte pour s’opposer aux méfaits de ce système. Si nous constatons à terme qu’il n’y a pas de pérennisation du périscolaire, si la politique sociale et le logement social pâtissent des chantiers en cours, si le budget culture est insuffisant, etc., il deviendra difficile pour nous de soutenir la majorité dans la durée.

Cependant les salariés et les privés d’emplois peuvent compter sur les élus communistes et apparentés de Niort pour défendre avec eux l’emploi, l’augmentation du pouvoir d'achat, la protection sociale, l’éducation, et tous les services publics…et protéger l’intérêt général pour les Niortais et Niortaises.

Article à paraître dans le numéro de novembre-décembre de La Brèche, le journal de la section niortaise du PCF

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Mardi 14 octobre 2008

Crise financière oblige, tout l’édifice craque. La ministre des Finances déclare qu’il ne s’agit "ni de la crise du libéralisme, ni de la crise du capitalisme". Quelle crise alors ? Et l’Etat, que la droite accusait jusqu’ici de tous les mots, le voilà caressé pour " réguler " le marché et pour boucher les dettes faites par les banques. Le gouvernement pense même à détourner l’argent du livret A, l’argent du peuple, vers les banques au lieu de financer le logement social.

Une dette énorme
L’insolence des banquiers est assez étonnante. Ils demandent aux gouvernements d’acheter leurs mauvais crédits, tout en s’accrochant à leurs avoirs profitables. La crise du système bancaire est le résultat du capitalisme mondialisé et de la libre circulation des capitaux dont les banques ont profité, avec leurs actionnaires, au cours de ces vingt dernières années, sans jamais investir dans les emplois à valeur ajoutée, les services publiques, la santé, le social, etc. Par contre, elles laissent au passage une énorme quantité de dettes et de capitaux fictifs dans leurs comptes. Comment résoudre cette crise ? Facile ! Passez la note aux contribuables : nationaliser les pertes et privatiser les profits.

Régime sec pour les collectivités
Pourtant, il n’y a pas d’argent pour les écoles ou les retraites, la sécu, la Poste ou près de chez nous, la Camif… Cette contradiction flagrante est en train de pénétrer la conscience des Français et de nos concitoyens niortais. Les capitalistes demandent au gouvernement de vastes quantités d’argent ce qui va aussi avoir des répercussions sur les collectivités territoriales, dont Niort, bien évidemment. Le régime sec déjà imposé par le gouvernement aux collectivités territoriales, avec par exemple, la réforme de la dotation de solidarité urbaine qui aboutit à un manque à gagner de 900 000 euros pour la ville de Niort, va certainement s’aggraver sous l’effet de la crise.

Préserver le logement social
L’Etat, via l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), ne pourra certainement pas honorer ses engagements de 28 millions d’euros dans le financement du projet ORU, dont le coût global est de 98 millions d’euros ; Je rappellerais que l’ensemble de l’opération est estimé à 125 millions d’euros avec les surcoûts du projet sur les cinq ans à venir.
Le groupe des élus communistes et apparentés considère que les démolitions sur le Clou Bouchet et Tour Chabot/Gavacherie doivent être arrêtées pour préserver le logement social sur Niort. Il faut reconstruire l’école Jean-Zay, créer le Pôle Femmes et mettre en œuvre la rénovation du Foyer des Jeunes Travailleurs.
De plus, le Pôle sportif est démesuré par rapport aux besoins des Niortaises et Niortais. Des sommes énormes vont être englouties dans le béton, alors que tant d’autres besoins fondamentaux de nos concitoyens ne pourront pas être satisfaits par ces temps de crise.

Une loi contre le droit de grève
Un autre sujet nous préoccupe. Il s’agit de la loi Darcos votée le 20 août 2008 qui impose aux municipalités de mettre en place un service minimum d’accueil pour les enfants (SMA). Cette loi fait des communes des briseurs de grève sous couvert des problèmes de garde des enfants rencontrés par les parents. Que reste t-il aux enseignants pour défendre l’école et leur outil de travail ? Rappelons que le gouvernement vient de supprimer 13 500 postes d’enseignants en 2008 et veut poursuivre les suppressions à un rythme accru en 2009 (40 000 postes avec la réforme des lycées). Les élus communistes et apparentés de Niort ont fait savoir qu’ils s’opposaient à cette loi qui remet en cause le droit de grève des enseignants et des agents territoriaux réquisitionnés pour assurer cette garderie.

Nous appelons la municipalité à entrer en résistance par rapport à cette loi indigne dans notre pays et nous attendons d’elle le boycott de cette mesure lors des prochaines grèves.


Pourquoi serions-nous frileux à Niort alors que la droite, elle, depuis plusieurs années, n’hésite pas, dans certaines communes, à ne pas appliquer la loi SRU qui oblige les communes de plus de 3500 habitants à disposer d’au moins 20% de logements sociaux ? Et pourtant, ces communes ne sont pas le moins du monde inquiétées par les pouvoirs publics.
Avec la crise financière, des pans entiers de l’économie risquent de s’écrouler et il ne restera aux salariés et agents des collectivités que la lutte pour s’opposer aux méfaits de ce système. Or, le droit de grève qui est (encore !) inscrit dans la Constitution française, reste un des moyens à la disposition du monde du travail pour s'opposer aux attaques multiples dont il est victime et qui risquent de s’amplifier avec la crise actuelle.

Les salariés et les privés d’emplois peuvent compter sur les élus communistes et apparentés de Niort pour défendre avec eux l’emploi, l’augmentation du pouvoir d'achat, la protection sociale, l’éducation, et tous les services publics…

Déclaration des élus communistes et apparentés de la ville de Niort au conseil municipal du 13 octobre 2008

 

 

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Vendredi 11 juillet 2008

En 1927, August Sander résumait son approche de la photographie par cette formule décisive : « Voir, observer, penser».
Sincèrement, combien d’entre nous sont restés totalement indifférents aux clichés de la rue de la photo ? Combien ne se sont pas pris à ce jeu de piste fictif à travers la ville ? On ne répète jamais assez que la photographie, c’est d’abord une image dont la lecture demande du temps, le temps de voir, le temps d’observer, le temps de penser.

Soutien, éducation et croisement

Ce temps, quinze jeunes artistes internationaux sont venus le prendre avec en perspective de belles rencontres avec la ville, avec ses habitants. Derrière ces artistes, il y a des parrains qui ont tous ou presque répondu présent ; eux qui ont trouvé ici, par le passé, un projet digne d’intérêt.
Or, ce projet culturel, il est bien évidemment à l’image de « Pour l’Instant », puisqu’il mêle soutien aux artistes émergents, éducation à l’image (avec les ateliers d’Enfance de l’art) et croisement des arts (avec Hors Champs, avec Les Ateliers de la Pleine Lune).
Merci donc à Sylviane, Patrick et tous les autres de nous donner durant tout l’été une belle occasion de voir, d’observer et de penser.


Nicolas Marjault, adjoint à la culture

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Vendredi 4 juillet 2008

Les trois grands projets de l’ancienne Municipalité, très impactants en termes budgétaires, sont maintenant très avancés. Aujourd’hui, la brèche est dans sa 2e phase et la diminution du nombre de places de parking a permis une petite économie. Mais ce que nous avons gagné avec la réduction du nombre de places est perdu du fait des avenants qui ont été récemment décidés pour cette place. C’est une opération " blanche ".

Un héritage catastrophique
La ZAC, le centre de recherche et la halle sportive sont aussi bien avancés et une marche arrière serait impossible. Notre programme pourra-t-il dans ces conditions être réalisé ? " Avenants brèche ", ZAC, centre de recherche et halle sportive avec son 1 million d’euros de fonctionnement par an, vont plomber les budgets futurs de la Ville et ce, sur plusieurs exercices. Nous héritons de finances catastrophiques -voir l'audit- avec notamment une capacité de désendettement, qui passe de 2 ans à 6,5 ans entre 2007 et 2014 même si l'on n'engage aucune dépense supplémentaire.

Un alourdissement des charges
De même, l’ORU contribue elle aussi a un alourdissement des charges de la Ville, alors même qu’elle va entraîner la démolition de logements sociaux, nous éloignant encore un peu plus, de notre volonté de porter l’offre de logement social à 25 % du parc locatif. Le patrimoine de la Ville s’avère très dégradé. Il n'a pas été entretenu et a été géré d'une manière déplorable.

Conséquences : l’enveloppe disponible du budget supplémentaire ne serait plus que de 600 000 € !

  • le budget des écoles est en baisse pour 2008,
  • les activités péri-scolaires sont en suspens, alors que l’avenir des contrats des personnels qui assurent ces activités n’est pas décidé, malgré la fin des contrats fin juin…
  • la pérennisation des contrats n’est pas à l’ordre du jour, pas plus que l’extension à toutes les écoles des activités péri-scolaires
  • l’augmentation du budget du CCAS risque de rester un vœu pieux…
  • la situation du personnel est très mauvaise également.

Lutter contre la politique de Nicolas Sarkozy
Restent les arrêtés " anti-expulsion ", qui ne coûtent pas en terme budgétaire, et qui marqueraient une volonté politique de la Ville et son engagement contre la politique dévastatrice de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, en même temps qu’ils viendraient en aide aux plus démunis.



Frédéric Giraud, responsable du groupe des élus communistes

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Lundi 16 juin 2008

Durant tout l’été, les samedis seront piétonniers. La voie est donc libre pour que, là où l’on ne faisait que passer, il se passe effectivement quelque chose… La rue est à nous et les arts seront dans la rue !

Inviter les artistes à prendre possession de la rue, c’est d’abord dans notre esprit, promouvoir une culture urbaine, populaire et gratuite. C’est ensuite initier les prémisses d’une politique culturelle innovante dans ses formes, durable dans le temps et profondément inscrite dans son territoire. C’est enfin porter un autre regard sur la ville, perçue non plus seulement comme une arène consumériste mais comme un creuset de civilisation.

En terme de programmation, il nous fallait donc couvrir un maximum de champs artistiques, s’appuyer prioritairement sur des créateurs locaux et rémunérer tous les professionnels mis à contribution. Ces choix répondent à une politique d’ensemble sur laquelle nous reviendrons…

Reste au final, l’envie d’aller encore plus loin… Etendre le périmètre urbain concerné ; croiser encore plus de pratiques et d’expériences et impliquer davantage les Niortaises et les Niortais dans une aventure qui ne peut que gagner à devenir collective.


Nicolas Marjault, adjoint à la culture

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Vendredi 23 mai 2008

La délégation qui m’a été confiée vise à mettre en cohérence les outils d’aménagement du territoire pour répondre à l’urgence écologique et sociale, conformément au programme sur lequel nous avons été élus. Dans ce cadre, mes axes de travail sont les suivants :

Urbanisme : les projets de construction ou de réhabilitation, publics comme privés, doivent prévoir une partie de logements sociaux dans le respect de la mixité sociale, l’objectif étant d’arriver à au moins 25% des habitations de la commune ; ces logements seront conçus selon des normes environnementales permettant de réduire les dépenses d’énergie et d’eau.

Marchés publics : il faut faire de Niort une ville exemplaire en matière d’achats publics solidaires. Pour cela, des clauses sociales et environnementales seront systématiquement introduites dans les appels d’offre. Ces clauses viseront à privilégier les produits du commerce équitable ou issus de procédés ou d’entreprises certifiés " haute valeur environnementale ", l’économie de proximité et les entreprises de l’économie sociale.

Aménagement durable du territoire : l’attractivité de la ville et le bien-être des habitants supposent la préservation des territoires agricoles et des zones naturelles ; ainsi, il faudra développer la bio et l’agriculture de qualité, d’une part en favorisant la conversion ou l’installation de producteurs inscrits dans cette logique, d’autre part en offrant des débouchés à ces producteurs (par exemple dans les cantines, via les appels d’offre). Nous souhaitons privilégier l’accès à cette alimentation de qualité pour les plus défavorisés (monnaie SOL et quotients familiaux) ; dans le même esprit, nous souhaitons revoir la tarification de l’eau, de façon à fournir le minimum vital à chacun à bas prix, sur la base des quotients familiaux, tout en taxant la surconsommation.

Jusqu’ici, les revendications sociales et environnementales ont la plupart du temps cheminé de manière séparée. Mais face à la crise profonde du capitalisme et à l’accroissement vertigineux des inégalités, une autre conception des politiques de transformation sociale s’impose, pour articuler et faire converger les impératifs sociaux, économiques et écologiques, profondément liés entre eux.

Frank Michel, adjoint à la Cohérence écologique, sociale et économique des politiques d’aménagement durable du territoire.

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Dimanche 4 mai 2008
 


Que le sujet soit complexe, que le rapport de force démocratique soit défavorable, que la possibilité de convaincre soit mince ; peu importe… L’audace du politique repose sur sa détermination à faire envers et contre tout le pari de l’intelligence citoyenne. Alors, soyons clair, une fois encore. La Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP) étrennée par le ministère de la Culture constituela quintessence de l’idéologie qui trône au plus haut sommet de l’Etat.

L’unique et impitoyable liberté du commerce
Fondée sur le postulat du nécessaire désengagement de l’Etat,  la RGPP se propose d’appréhender l’offre culturelle sous un angle purement marchand. A partir de là, l’inégalité d’accès ne relève plus d’une logique générale de domination mais s’impose comme une sorte de fatalité. Allez parler de service public de la culture à la grande bourgeoisie bling-bling actuellement au pouvoir. Pour reprendre les mots de Marx, je dirai que celle-ci " a subtitué aux nombreuses libertés si chèrement conquises l’unique et impitoyable liberté du commerce " (1848).

L'abandon de l'idée même d'émancipation collective
Répétons-le haut et fort, nous ne sommes pas des " hommes autoconstruits " sortis tout droit de la cuisse du " Divin marché " (Dany-Robert Dufour, 2007). En conséquence, condamner, par le truchement de la RGPP, la démocratisation culturelle, ce n’est pas seulement précariser tout un secteur d’activités : c’est aussi et surtout abandonner l’idée même d’émancipation collective. C’est d’ailleurs au nom de ces mêmes postulats que l’on désosse actuellement l’Education nationale. L’enjeu est clair ; tuer progressivement l’idée " d’une implication possible et sensée du plus grand nombre dans les affaires de la Cité " (Jean-Pierre Le Goff, 2005).

Inviter tout à chacun à subir l’histoire ne peut satisfaire toutes celles et tous ceux pour qui la démocratie constitue une " promesse infinie " qui, même si elle s’incarne dans " des formes nécessairement inadéquates ", n’en demeure pas moins, à l’instar de la culture, la condition de l’épanouissement du plus grand nombre (Derrida, 1993).

 Nicolas Marjault, adjoint à la Culture
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Mardi 29 avril 2008

 

 J'ai 35 ans. Je suis médiatrice familiale diplômée d'Etat. Membre du PCF depuis maintenant une dizaine d'année, j'ai été élue à la Mairie de La Rochelle en 2001 comme conseillère municipale déléguée à la petite enfance.
Je suis déléguée du personnel dans mon entreprise. Au sein de la Mairie de Niort, je suis en charge de la lutte contre les exclusions, la médiation sociale et le logement d'urgence.
Je veux agir pour que celles et ceux qui ne peuvent faire face aux difficultés soient accompagnés dans des projets émancipateurs afin de retrouver dignité, confiance en soi et place dans notre société.

Parmi les projets que je souhaite développer :

L'intégration de la médiation sociale au sein du CCAS afin de la sortir d'une logique sécuritaire. La médiation sociale doit être basée sur la proximité, les échanges avec la population.

Le travail en réseau entre les acteurs locaux (collectivités territoriales, institutions et associations), notamment pour le développement de l’accueil des personnes âgées et des logements d’urgence.

Je veillerai à prendre appui sur les professionnels de l'action sociale. Je veux qu’ils soient assurés d'un travail sécurisé, pérenne et durable. Les soutenir dans leur action quotidienne, est pour moi la garantie d'une reconnaissance du travail accompli et d'un savoir-faire de qualité pour un meilleur service rendu aux Niortaises et aux Niortais.

Nathalie Seguin, 2e adjointe en charge de la lutte contre les exclusions, la médiation sociale et le logement d'urgence

 

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