Lundi 16 juin 2008
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Durant tout l’été, les samedis seront piétonniers. La voie est donc libre pour que, là où l’on ne faisait que passer, il se passe effectivement quelque chose… La rue est à nous et les
arts seront dans la rue !
Inviter les artistes à prendre possession de la rue, c’est d’abord dans notre esprit, promouvoir une culture urbaine, populaire et gratuite. C’est ensuite initier les prémisses
d’une politique culturelle innovante dans ses formes, durable dans le temps et profondément inscrite dans son territoire. C’est enfin porter un autre regard sur la ville, perçue non plus
seulement comme une arène consumériste mais comme un creuset de civilisation.
En terme de programmation, il nous fallait donc couvrir un maximum de champs artistiques, s’appuyer prioritairement sur des créateurs locaux et rémunérer tous les professionnels mis à
contribution. Ces choix répondent à une politique d’ensemble sur laquelle nous reviendrons…
Reste au final, l’envie d’aller encore plus loin… Etendre le périmètre urbain concerné ; croiser encore plus de pratiques et d’expériences et impliquer davantage les Niortaises et les
Niortais dans une aventure qui ne peut que gagner à devenir collective.
Nicolas Marjault, adjoint à la culture
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Vendredi 23 mai 2008
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La délégation qui m’a été confiée vise à mettre en cohérence les outils
d’aménagement du territoire pour répondre à l’urgence écologique et sociale, conformément au programme sur lequel nous avons été élus. Dans ce cadre, mes axes de travail sont les
suivants :
Urbanisme : les projets de construction ou de réhabilitation, publics comme privés, doivent prévoir une partie de logements sociaux dans le respect de la mixité sociale,
l’objectif étant d’arriver à au moins 25% des habitations de la commune ; ces logements seront conçus selon des normes environnementales permettant de réduire les dépenses d’énergie et
d’eau.
Marchés publics : il faut faire de Niort une ville exemplaire en matière d’achats publics solidaires. Pour cela, des clauses sociales et environnementales seront
systématiquement introduites dans les appels d’offre. Ces clauses viseront à privilégier les produits du commerce équitable ou issus de procédés ou d’entreprises certifiés " haute valeur
environnementale ", l’économie de proximité et les entreprises de l’économie sociale.
Aménagement durable du territoire : l’attractivité de la ville et le bien-être des habitants supposent la préservation des territoires agricoles et des zones
naturelles ; ainsi, il faudra développer la bio et l’agriculture de qualité, d’une part en favorisant la conversion ou l’installation de producteurs inscrits dans cette logique, d’autre part
en offrant des débouchés à ces producteurs (par exemple dans les cantines, via les appels d’offre). Nous souhaitons privilégier l’accès à cette alimentation de qualité pour les plus défavorisés
(monnaie SOL et quotients familiaux) ; dans le même esprit, nous souhaitons revoir la tarification de l’eau, de façon à fournir le minimum vital à chacun à bas prix, sur la base des
quotients familiaux, tout en taxant la surconsommation.
Jusqu’ici, les revendications sociales et environnementales ont la plupart du temps cheminé de manière séparée. Mais face à la crise profonde du capitalisme
et à l’accroissement vertigineux des inégalités, une autre conception des politiques de transformation sociale s’impose, pour articuler et faire converger les impératifs sociaux,
économiques et écologiques, profondément liés entre eux.
Frank Michel, adjoint à la Cohérence écologique, sociale et économique des politiques d’aménagement durable du
territoire.
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Dimanche 4 mai 2008
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Que le sujet soit complexe, que le rapport de force démocratique soit défavorable, que la possibilité de convaincre soit mince ; peu importe… L’audace du politique repose sur sa détermination
à faire envers et contre tout le pari de l’intelligence citoyenne. Alors, soyons clair, une fois encore. La Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP) étrennée par le ministère de la Culture
constituela quintessence de l’idéologie qui trône au plus haut sommet de l’Etat.
L’unique et impitoyable liberté du commerce
Fondée sur le postulat du nécessaire désengagement de l’Etat, la RGPP se propose d’appréhender l’offre culturelle sous un angle purement marchand. A partir de là, l’inégalité d’accès ne
relève plus d’une logique générale de domination mais s’impose comme une sorte de fatalité. Allez parler de service public de la culture à la grande bourgeoisie bling-bling actuellement au pouvoir.
Pour reprendre les mots de Marx, je dirai que celle-ci
" a subtitué aux nombreuses libertés si chèrement conquises l’unique et impitoyable liberté du commerce " (1848).
L'abandon de l'idée même d'émancipation collective
Répétons-le haut et fort, nous ne sommes pas des
" hommes autoconstruits " sortis tout droit de la cuisse du
" Divin marché " (Dany-Robert Dufour, 2007). En
conséquence, condamner, par le truchement de la RGPP, la démocratisation culturelle, ce n’est pas seulement précariser tout un secteur d’activités : c’est aussi et surtout abandonner l’idée même
d’émancipation collective. C’est d’ailleurs au nom de ces mêmes postulats que l’on désosse actuellement l’Education nationale. L’enjeu est clair ; tuer progressivement l’idée
" d’une
implication possible et sensée du plus grand nombre dans les affaires de la Cité " (Jean-Pierre Le Goff, 2005).
Inviter tout à chacun à subir l’histoire ne peut satisfaire toutes celles et tous ceux pour qui la démocratie constitue une
" promesse infinie " qui, même si elle s’incarne dans
" des formes nécessairement inadéquates ", n’en demeure pas moins, à l’instar de la culture, la condition de l’épanouissement du plus grand nombre (Derrida, 1993).
Nicolas Marjault, adjoint à la Culture
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Mardi 29 avril 2008
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J'ai 35 ans. Je suis médiatrice familiale diplômée d'Etat. Membre du PCF depuis maintenant une dizaine d'année, j'ai été élue à la Mairie de La Rochelle en 2001 comme conseillère municipale
déléguée à la petite enfance.
Je suis déléguée du personnel dans mon entreprise. Au sein de la Mairie de Niort, je suis en charge de la lutte contre les exclusions, la médiation sociale et le logement d'urgence.
Je veux agir pour que celles et ceux qui ne peuvent faire face aux difficultés soient accompagnés dans des projets émancipateurs afin de retrouver dignité, confiance en soi et place dans notre
société.
Parmi les projets que je souhaite développer :
L'intégration de la médiation sociale au sein du CCAS afin de la sortir d'une logique sécuritaire. La médiation sociale doit être basée sur la proximité, les échanges avec la
population.
Le travail en réseau entre les acteurs locaux (collectivités territoriales, institutions et associations), notamment pour le développement de l’accueil des personnes âgées et des logements
d’urgence.
Je veillerai à prendre appui sur les professionnels de l'action sociale. Je veux qu’ils soient assurés d'un travail sécurisé, pérenne et durable. Les soutenir dans leur action
quotidienne, est pour moi la garantie d'une reconnaissance du travail accompli et d'un savoir-faire de qualité pour un meilleur service rendu aux Niortaises et aux Niortais.
Nathalie Seguin, 2e adjointe en charge de la lutte contre les exclusions, la médiation sociale et le logement d'urgence
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Vendredi 25 avril 2008
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Originaire d’Angers, je suis arrivée à
Niort en 1999 fraîchement diplômée de droit. J’ai exercé, dans un premier temps, les fonctions de médiatrice pénale puis conseillère juridique au
sein du CIDF (Centre d’Information sur le Droit des Femmes). Je travaille depuis 2001 à la CPAM au service précarité.
J’ai accepté la responsabilité de porter les couleurs du Parti à la Municipalité avec d’autres camarades afin que la visée communiste soit enfin visible
au sein de la Municipalité. Nous devons retrouver le sens politique de notre action et non agir en simple gestionnaire tout en ayant conscience que les communistes ne tiennent pas les commandes
de la Mairie. Ainsi, il nous faudra expliquer sans cesse notre action à la population et être en constante collaboration avec les militants sur les dossiers ; Ecoute et échange seront mes
credo. Nous devrons avoir à l’esprit constamment la nécessaire utilité de nos positions au sens de l’intérêt général et non au sens du pragmatisme politique si cher aux capitalistes. Voici donc
exposé brièvement le sens de mon engagement au sein de la municipalité.
Temps de la ville, qu'est ce que c'est ?
Je suis conseillère municipale déléguée au temps de la ville. Qu'est-ce donc ? Il convient tout d'abord de faire une petite explication historique : c'est l'Italie et les pays nordiques qui
constatent les premiers le changement d'aspiration des habitants et notamment depuis le passage aux 35 heures (30% des Français travaillent en horaires décalés) sur leur façon de vivre dans la
cité. Les femmes plus particulièrement veulent pouvoir concilier de manière plus harmonieuse leur vie professionnelle et personnelle.
Il s'agit donc d'entrer dans un processus de réaménagement des temps sociaux dans la ville afin d'harmoniser les horaires des services avec la vie des citoyens. Concrètement, il faut réfléchir
aux moyens que la municipalité peut mettre à disposition des habitants pour faciliter les conciliations des différentes vies (professionnelle, personnelle, familiale, loisirs, vie associative,
engagements divers) que ce soient au niveau des transports, des modes de garde etc.
Différentes réflexions et expérimentations ont été menées dans des villes de France comme Belfort, Saint Denis, Rennes, Poitiers. Pour prendre l'exemple de Poitiers, la municipalité a ouvert des
bureaux du temps afin qu'un maximum d'informations et de démarches soient accessibles en des lieux uniques sur la ville.
Comment susciter le débat ?
Sur un plan politique, il y a un enjeu important : faut-il supporter que les nouvelles mesures gouvernementales rendent plus aisées les ouvertures des grandes surfaces le dimanche et jours fériés
? Il y a également une attention à porter sur le fait de concilier les besoins des concitoyens et la défense des intérêts des salariés. Je m'opposerai à une conception qui concevrai une ville
disponible 24h sur 24h. Il sera de toute façon nécessaire de prendre le temps de la réflexion avec les citoyens et les salariés des services publics concernés.Quelles sont les aspirations des uns
et des autres en la matière ? Qu'attendent-ils d'une mairie de gauche sur ces questions ? Comment susciter le débat ? Autant de questions sur lesquels nous devrons tenter d'élaborer des
propositions en phase avec nos convictions.
Julie Biret , conseillère municipale déléguée au Temps de la ville
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Mercredi 23 avril 2008
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Les membres du groupeYeleen, en résidence à Niort
Il est des projets qu’il faut approfondir et amplifier. La résidence régionale d’artistes en fait partie. Elaborée dans le cadre d’Aire 198, cette initiative joue la carte de la complémentarité
entre les grandes métropoles d’une Région qui, je l’espère, a pris conscience de la vanité de la concurrence inter-urbaine.
Il est des moments rares qu’il nous faut partager avec le plus grand nombre. La venue de Yeleen à Niort en fait bien évidemment partie. C’est pour nous tous, une occasion formidable de sortir des
sentiers battus d’une culture formatée réduite à sa dimension marchande ; de s’ouvrir à la diversité, de dire à qui veut bien l’entendre que cette semaine ; c’est à Langevin-Vallon, à
Perrochon, à Jean Zay et à la Tour-Chabot-Gavacherie que cela se passe. Car, cette résidence relève bien d’une expérience portée et vécue collectivement par les services de la Ville, par le CSC,
par l’Education nationale, par les associations locales (je pense ici à l’ANJCA), par les compagnies locales (je pense à EGO) ; avec en toile de fond, un défi exemplaire, la démocratisation
culturelle.
Il est des rencontres qui doivent cependant nous alerter. Les mots de Yeleen sont d’ailleurs là pour nous rappeler que le métissage culturel n’efface pas les rapports de force de la géopolitique.
Cette réalité passe d’abord par la marginalisation économique du Sud dans le cadre d’une mondialisation orchestrée par et pour le Nord… Dois-je évoquer ici les luttes socio-politiques qui
secouent actuellement le Burkina-Faso ? Cette réalité passe enfin par la chasse aux sans-papiers d’une France malheureusement devenue terre d’écueil pour de nombreux résidents étrangers.
Intervention de Nicolas Marjault, adjoint à la Culture, au CSC de la Tour Chabot Gavacherie en présence des artistes le 21 avril 2008.
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Dimanche 20 avril 2008
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a) Fondements théoriques
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« La démocratie, ce n’est pas faire le choix entre des
partis ; la démocratie c’est pouvoir faire le choix. La culture fait partie des éléments qui en donnent les moyens ».
Non seulement la confrontation avec les productions favorise de fait une plus grande connaissance de
soi-même et du monde qui nous entoure (ceci est bien entendu vrai pour tout accès aux savoirs en général) mais en outre cette confrontation permet l’appropriation et la pratique, c’est-à-dire,
le passage du spectateur à l’acteur, avec derrière ce passage, une ambition nouvelle, à savoir, agir sur le monde qui nous entoure et se poser donc en authentique citoyen. Or, la vitalité d’un
Etat démocratique passe aussi et surtout par la capacité des citoyen à prendre leurs responsabilités politiques. C’est avec ce constat à l’esprit que l’historien Tzvetan Todorov affirme à juste
raison que « L’attrait pour le système totalitaire éprouvé inconsciemment par de très nombreux individus provient d’une certaine peur de la
responsabilité » (L’Homme dépaysé », Seuil, 1996)
-
« Si l’étendue des propositions culturelles permet de penser
qu’aujourd’hui ces moyens existent effectivement, il reste à s’assurer que tous pourront en prendre la mesure et s’en servir. »
Si plus personne ne nie aujourd’hui les dimensions économique (la culture,
source directe ou indirecte de devises) et politique (la culture facteur de rayonnement de l’édile ou du mécène qui l’impulse), c’est bien la dimension sociale de la culture qui doit constituer
le cœur de nos préoccupations. Pour nous, la culture reste un vecteur essentiel d’éducation populaire. Favoriser l’accès et la pratique participe
toujours d’une ambition émancipatrice, condition de la vitalité démocratique d’une société. « Poser le public non comme un consommateur indépassable de produits culturels mais comme un
acteur indispensable dans la construction du sens des œuvres d’art constitue une perspective alternative pour qui entend éviter la réduction d’un bien culturel à un bien économique. »
(Laurent Fleury, « Sociologie de la culture », Armand Colin, 2006.)
-
« Au constat d’échec de la démocratisation culturelle se substitue
aujourd’hui un discours plus idéologique, d’invalidation du projet même et simultanément, la disparition de la série d’innovations institutionnelles qui l’avaient accompagné. »
La conséquence de ce repli idéologique n’est pas sans conséquence sur l’offre culturelle elle-même : le choix de l’évènementiel, du spectaculaire et du consensuel en est souvent la
traduction concrète. Notre action culturelle devra donc privilégier le temps long, l’ancrage territorial et l’innovation. Ne pas être animé d’une telle exigence, c’est reconnaître implicitement
que la seule fonction d’une politique culturelle est de « réenchanter les lieux de consommation » (X. Greffe, « Arts et artistes au miroir de l’économie »,
Economica, 2002).
B) Priorités
politiques…
Si tout ce qui précède fait consensus ; alors les priorités
politiques se dessinent d’elles-mêmes.
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L’édification d’un authentique service
culturel ; ce qui passe entre autres choses, par le
recrutement de personnels qualifiés et par une clarification du rôle et des missions de chacun dans le cadre plus général des services de la ville
-
Le lancement d’un diagnostic démographique, territorial et social de
la vie culturelle sur le bassin niortais ; diagnostic
qu’il conviendrait de conduire en partenariat avec l’Agence Régionale du Spectacle Vivant et la Communauté d’Agglomération.
-
L’extension du quotient familial au champ culturel ;
cette proposition pourrait constituer un premier pas nécessaire mais non
suffisant concernant la question de l’accès à la culture (sur ce point, un requestionnement général de la problématique de l’accès s’impose)…
-
Le soutien à des projets qui privilégient le temps long, l’ancrage territorial
et la transversalité…
Zebda, « Zebda : les sans-culottes des hit-parades », Politis, septembre 1999.
Maryse Souchard, « Liberté, égalité, imaginez » ! », Seuil, 2001.
Laurent Fleury, « Sociologie de la culture et des pratiques culturelles »,
Armand Colin, 2006.
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Mardi 15 avril 2008
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Dans le cadre de l'examen du budget primitif de la ville de Niort pour 2008, voici les observations des élus communistes.
Les constats
Budget de fonctionnement : 80 millions d'€
Investissement : 41 millions d'€
Soit un total de 122 millions d'€
Ressources de gestion : 75,95 millions d'€
Dépenses évaluées à : 62,80 millions d'€
Capacité d'autofinancement : 13,15 millions d'€ (sensiblement identique à 2007)
Notre besoin de financement s'élève à 24,3 millions d'€ pour une capacité d'auto- financement disponible de 10,5 millions d'€ ; notre emprunt s'élève à 13,9 millions d'€.
Ceci est la vision à plat du seul exercice 2008.
Anticiper
Ce sur quoi il est intéressant de s'arrêter pour définir la politique budgétaire, ce sont les grands projets pluriannuels qui sont nombreux. Pour le moment, ils peuvent paraître indolores
budgétairement parlant. Il faut pourtant compter avec la montée en puissance des besoins de financement des grands projets tels que La Brèche, le Pôle Sport et l'ORU.
La communication et la prise en compte des chiffres prévisionnels s'avèrent indispensables pour une vision non limitée à cet exercice 2008,
faute de quoi des décisions à l’aveugle pourraient se révéler antinomiques avec les projets que la Majorité élue a portés devant les Niortaises et les Niortais.
Agir avec discernement
La fuite en avant n'est pas possible. Il ne s'agit pas de stopper tous les projets déjà démarrés ou de faire fi des engagements déjà pris par la précédente Municipalité. Mais il est important
pour notre nouvelle majorité d'agir avec discernement dans la poursuite de ces projets en évitant par exemple toute orientation irrémédiablement budgétivore sans retour
sur investissement social et d'intérêt général.
Ainsi, jusqu'à preuve du contraire, le pôle Sport avec l'hypothétique développement économique (Décathlon) n'est-il pas un leurre ? Rien n'est défini en terme d'emplois supplémentaires sur
le bassin niortais alors que le montant de l'investissement demandé à la Ville est d'ores et déjà de 5,494 millions d'€ en 2008... Qu'en sera-t-il des années futures ?
La Halle des sports et la Brèche
Il faut, par exemple, que nous ayons communication des chiffres indiquant la part respective des
constructions prévues : part représentée par la Halle des sports par rapport à la part représentée par les constructions au titre du développement économique. Et peut être découvrirons-nous
des moyens de limiter l'investissement financier si nous nous contentons de la Halle des sports ?
Et, comme nous l'avions déjà dit, s'agissant de la Brèche, il faut en réduire le nombre de places.
La confiance des Niortaises et des Niortais
Mais il faut aussi s'interroger sur l'utilité de poursuivre l'ORU : selon nous, la phase 2 du plan ORU doit être arrêté.
Les Niortaises et les Niortais nous ont donné leur confiance pour :
- Augmenter le budget du CCAS : le budget actuel de 4 millions d'€ doit être augmenté pour pallier les effets dévastateurs de la politique de la droite gouvernementale et de
ses alliés du Medef.
- Développer les activités périscolaires à l'ensemble des écoles publiques de Niort et donc augmenter le budget en conséquence des moyens supplémentaires nécessaires.
- Augmenter la dotation de l'ESN pour développer les activités des centres socio-culturels dans les quartiers et la professionnalisation du personnel (pérennisation des emplois
avec des vrais CDI à temps plein).
Notre politique budgétaire 2008 doit porter cette empreinte résolument sociale.
Le vote des Niortaises et des Niortais a été clair : le bilan de la majorité sortante a été sévèrement condamné ; les Niortaises et les Niortais nous ont confié un vrai
changement politique de la gestion municipale au profit de l'intérêt général, dans le domaine social, dans le domaine de la vie associative et culturelle et dans le domaine du logement.
C'est pourquoi si nous respectons cet engagement, les élus communistes et républicains voteront le budget primitif 2008.
Déclaration du groupe des élus communistes et républicains lors du vote du budget municipal, le 14 avril 2008
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Mercredi 9 avril 2008
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Dans un monde parfait, la culture aurait du temps devant elle ; elle se conjuguerait au pluriel et se ferait passerelle entre les âges, les classes et les territoires… Dans ce monde là,
l’adjoint à la culture n’aurait plus qu’à serrer des mains, manger des p’tits fours et disserter à l’infini sur l’épaisseur de la moquette de son bureau….
Dans ce monde là, je suis sûr que nous aurions pris un immense plaisir avec toutes les associations ici représentées à débattre sur l’art et la manière de démocratiser la culture… Avec certaines
peut-être, nous nous serions attardés sur la vitalité de la diversité culturelle… Et je ne doute pas un seul instant que nous aurions évoqué à un moment donné, les parcours sécurisés de celles et
ceux qui font vivre la culture à Niort et ailleurs.
Nos valeurs, nos objectifs, nos ambitions
Ce moment là, bien entendu, n’existe pas et, le problème, c’est qu’avec la " Révision
générale des Politiques Publiques " étrennée par le ministère de la Culture ; ce monde là s’éloigne de manière quasi-inexorable.
Ce retrait de l’Etat des politiques culturelles doit donc collectivement nous alerter… Il doit être l’occasion pour nous tous d’affirmer ou de réaffirmer quels sont nos valeurs, nos objectifs et
nos ambitions.
Dans ce débat, l’Office Municipal de la Culture doit bien entendu prendre toute sa place car il ne peut, à terme, rester étranger au triple défi de la démocratisation, de la diversité et de la
pérennité d’une culture qui ne se réduirait pas à sa seule dimension marchande. Ce soir, je ne pourrai guère aller au-delà de ces quelques mots ; exposer mêmes les grandes lignes de notre
politique culturelle serait prématuré tant il nous faut d’abord prendre du temps ; le temps de l’écoute, le temps pour construire un véritable service culturel, le temps pour régler les
dossiers laissés en suspend, le temps pour renouer les liens avec les autres collectivités territoriales…
Il est maintenant temps pour moi de ne plus abuser de votre temps.
Intervention de
Nicolas Marjault lors de l'assemblée générale de l'Office municipale de la Culture, mardi 1er avril.
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