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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /2008 08:43

Crise financière oblige, tout l’édifice craque. La ministre des Finances déclare qu’il ne s’agit "ni de la crise du libéralisme, ni de la crise du capitalisme". Quelle crise alors ? Et l’Etat, que la droite accusait jusqu’ici de tous les mots, le voilà caressé pour " réguler " le marché et pour boucher les dettes faites par les banques. Le gouvernement pense même à détourner l’argent du livret A, l’argent du peuple, vers les banques au lieu de financer le logement social.

Une dette énorme
L’insolence des banquiers est assez étonnante. Ils demandent aux gouvernements d’acheter leurs mauvais crédits, tout en s’accrochant à leurs avoirs profitables. La crise du système bancaire est le résultat du capitalisme mondialisé et de la libre circulation des capitaux dont les banques ont profité, avec leurs actionnaires, au cours de ces vingt dernières années, sans jamais investir dans les emplois à valeur ajoutée, les services publiques, la santé, le social, etc. Par contre, elles laissent au passage une énorme quantité de dettes et de capitaux fictifs dans leurs comptes. Comment résoudre cette crise ? Facile ! Passez la note aux contribuables : nationaliser les pertes et privatiser les profits.

Régime sec pour les collectivités
Pourtant, il n’y a pas d’argent pour les écoles ou les retraites, la sécu, la Poste ou près de chez nous, la Camif… Cette contradiction flagrante est en train de pénétrer la conscience des Français et de nos concitoyens niortais. Les capitalistes demandent au gouvernement de vastes quantités d’argent ce qui va aussi avoir des répercussions sur les collectivités territoriales, dont Niort, bien évidemment. Le régime sec déjà imposé par le gouvernement aux collectivités territoriales, avec par exemple, la réforme de la dotation de solidarité urbaine qui aboutit à un manque à gagner de 900 000 euros pour la ville de Niort, va certainement s’aggraver sous l’effet de la crise.

Préserver le logement social
L’Etat, via l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), ne pourra certainement pas honorer ses engagements de 28 millions d’euros dans le financement du projet ORU, dont le coût global est de 98 millions d’euros ; Je rappellerais que l’ensemble de l’opération est estimé à 125 millions d’euros avec les surcoûts du projet sur les cinq ans à venir.
Le groupe des élus communistes et apparentés considère que les démolitions sur le Clou Bouchet et Tour Chabot/Gavacherie doivent être arrêtées pour préserver le logement social sur Niort. Il faut reconstruire l’école Jean-Zay, créer le Pôle Femmes et mettre en œuvre la rénovation du Foyer des Jeunes Travailleurs.
De plus, le Pôle sportif est démesuré par rapport aux besoins des Niortaises et Niortais. Des sommes énormes vont être englouties dans le béton, alors que tant d’autres besoins fondamentaux de nos concitoyens ne pourront pas être satisfaits par ces temps de crise.

Une loi contre le droit de grève
Un autre sujet nous préoccupe. Il s’agit de la loi Darcos votée le 20 août 2008 qui impose aux municipalités de mettre en place un service minimum d’accueil pour les enfants (SMA). Cette loi fait des communes des briseurs de grève sous couvert des problèmes de garde des enfants rencontrés par les parents. Que reste t-il aux enseignants pour défendre l’école et leur outil de travail ? Rappelons que le gouvernement vient de supprimer 13 500 postes d’enseignants en 2008 et veut poursuivre les suppressions à un rythme accru en 2009 (40 000 postes avec la réforme des lycées). Les élus communistes et apparentés de Niort ont fait savoir qu’ils s’opposaient à cette loi qui remet en cause le droit de grève des enseignants et des agents territoriaux réquisitionnés pour assurer cette garderie.

Nous appelons la municipalité à entrer en résistance par rapport à cette loi indigne dans notre pays et nous attendons d’elle le boycott de cette mesure lors des prochaines grèves.


Pourquoi serions-nous frileux à Niort alors que la droite, elle, depuis plusieurs années, n’hésite pas, dans certaines communes, à ne pas appliquer la loi SRU qui oblige les communes de plus de 3500 habitants à disposer d’au moins 20% de logements sociaux ? Et pourtant, ces communes ne sont pas le moins du monde inquiétées par les pouvoirs publics.
Avec la crise financière, des pans entiers de l’économie risquent de s’écrouler et il ne restera aux salariés et agents des collectivités que la lutte pour s’opposer aux méfaits de ce système. Or, le droit de grève qui est (encore !) inscrit dans la Constitution française, reste un des moyens à la disposition du monde du travail pour s'opposer aux attaques multiples dont il est victime et qui risquent de s’amplifier avec la crise actuelle.

Les salariés et les privés d’emplois peuvent compter sur les élus communistes et apparentés de Niort pour défendre avec eux l’emploi, l’augmentation du pouvoir d'achat, la protection sociale, l’éducation, et tous les services publics…

Déclaration des élus communistes et apparentés de la ville de Niort au conseil municipal du 13 octobre 2008

 

 

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