LE
FILROUGE
le blog des élus communistes
niortais
Pour Frédéric Giraud, conseiller municipal responsable du groupe des élus communistes et apparentés, la Municipalité doit
désormais assumer ses responsabilités. Et prendre clairement le contre-pied de la précédente mandature.
La Brèche : Quel bilan dressez-vous de ces sept premiers mois aux affaires municipales ?
Frédéric Giraud : Je dirais qu’il est contrasté et qu’il ne demande qu’à s’améliorer ! Au chapitre des choses positives, les nouveaux élus communistes ont largement prouvé qu’ils avaient envie de bien faire. Et qu’ils voulaient mettre en œuvre le programme pour lequel ils avaient été élus en mars dernier. Ils ont su aussi conserver leur identité politique au sein de la majorité municipale. Cette liberté de parole est d’autant plus importante que la maire Geneviève Gaillard fait preuve d’une volonté d’écoute.
La Brèche : Vous parlez du programme qui vous a fait élire. Ou en êtes-vous de sa mise en place ?
Frédéric Giraud : Aujourd’hui, nous devons remplir le contrat nous liant aux électeurs niortais qui nous ont fait confiance. En avril, nous avons été contraints de voter le budget Baudin, ce qui ne nous satisfait pas. En décembre, le premier budget de la nouvelle mandature sera d’actualité. Les élus communistes espèrent que Geneviève Gaillard ira dans le bon sens. Les citoyens s’interrogent : qu’en est-il de la rénovation du centre de loisirs de Chantemerle, de celle des écoles ou des routes défoncées, de la création de vrais logements sociaux sans détruire les logements sociaux actuels, d’un budget culturel décent, de la mise en place d’une vraie éducation populaire ?
A mon tour, je pose la question : une Municipalité doit-elle faire bonne figure à l’extérieur avec des projets très coûteux ou doit-elle proposer à ces concitoyens des services de qualité, loin de l’esbroufe ?
La Brèche : Justement, la question financière semble peser sur les projets futurs de la Ville. Comment dans ces conditions, pensez-vous mettre en œuvre vos projets ?
Frédéric Giraud : D’abord un constat. La crise du système bancaire est le résultat du capitalisme mondialisé et de la libre circulation des capitaux dont les banques ont profité, avec leurs actionnaires, au cours de ces vingt dernières années. Sans jamais investir dans les emplois à valeur ajoutée, les services publiques, la santé, le social, etc. Par contre, elles laissent au passage une énorme quantité de dettes et de capitaux fictifs dans leurs comptes. Comment résoudre cette crise ? Facile ! Passez la note aux contribuables : nationalisez les pertes et privatisez les profits.=
Pourtant, il n’y a pas d’argent pour les écoles ou les retraites, la sécu, la Poste ou près de chez nous, la Camif. Cette contradiction flagrante est en train de pénétrer la conscience des Français et de nos concitoyens niortais. Nous sommes tous conscients que les finances d’une ville comme Niort ne sont pas extensibles. Mais en tant qu’élus communistes, nous devons aujourd’hui tout faire pour aider les gens à vivre le plus correctement possible, en dépit de la politique dévastatrice de la droite. Il nous faut donc développer localement l’éducation, le social et la culture comme rempart à ces destructions. C’est notre objectif qui implique donc de faire les bons choix, des choix clairement politiques.
Il faut aujourd’hui arrêter de financer certains projets pharaoniques. L’ORU (opération de renouvellement urbain), le parking de la Brèche et le pôle sport avec sa ZAC (zone d’aménagement commerciale) s’avèrent être des gouffres financiers qui grèvent l’ensemble du budget municipal. Et une fois le pôle sport construit, il faudra 1,5 millions d’euros par an pour le faire fonctionner ! C’est-à-dire beaucoup plus que pour pérenniser l’ensemble des activités périscolaires dans la ville ».
La Brèche : Quelles seraient vos limites en tant qu’élus communistes ?
Frédéric Giraud : Avec la crise financière, des pans entiers de l’économie risquent de s’écrouler et il ne restera aux Niortais, aux salariés et agents des collectivités que la lutte pour s’opposer aux méfaits de ce système. Si nous constatons à terme qu’il n’y a pas de pérennisation du périscolaire, si la politique sociale et le logement social pâtissent des chantiers en cours, si le budget culture est insuffisant, etc., il deviendra difficile pour nous de soutenir la majorité dans la durée.
Cependant les salariés et les privés d’emplois peuvent compter sur les élus communistes et apparentés de Niort pour défendre
avec eux l’emploi, l’augmentation du pouvoir d'achat, la protection sociale, l’éducation, et tous les services publics…et protéger l’intérêt général pour les Niortais et Niortaises.
Article à paraître dans le numéro de novembre-décembre de La Brèche, le journal de la section niortaise du PCF
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