LE
FILROUGE
le blog des élus communistes
niortais
Voici retranscrites les interventions de Nicolas Marjault, adjoint à la Culture à la Ville de Niort, lors du conseil municipal du 19 janvier
2009.
A propos de la mise en vente de la maison de la Vierge et de la Villa Rose
" La première chose que l’on a faite avec Mme Geneviève Gaillard, c’est que nous sommes allés voir le directeur régional des Affaires culturelles, M. Godderidge,
quelqu’un de particulièrement sensible aux questions patrimoniales (…). Nous lui avons listé la Maison de la Vierge, la Villa Rose et l’ensemble du patrimoine (…). A chaque fois, on est sur des
millions d’euros qui s’ajoutent, qui s’ajoutent, et on lui a demandé ce que l’Etat pouvait faire. Sa réponse a été claire, et même s’il s’agit de quelqu’un de particulièrement sensible aux
questions patrimoniales, il n’en reste pas moins un représentant de l’Etat dans le cadre des contraintes du budget du ministère de la Culture d’aujourd’hui. Çà, c’est une première réponse : il a
fallu faire des arbitrages. Dans les arbitrages qui sont faits, la Villa Rose est de loin celui qui, a titre individuel, pose le plus de problèmes, j’entends bien. Et j’aimerais qu’on se
souvienne de cette conversation-là, sur ce qui a été dit la première heure, sur le fait que visiblement les millions sur la Brèche, personne ne s’en préoccupe (…) A chaque fois que je vois un million retiré d’un grand projet pharaonique indépendamment de l’entretien du patrimoine depuis de nombreuses années, j’applaudis, et j’aurais aimé
que vous applaudissiez de la même façon au nom de la conservation de ce patrimoine, rien que cela. Et deuzio, j’aimerais qu’on s’en souvienne demain, lorsque viendront d’autres grands projets
pharaoniques au cœur de cette enceinte, que l’on se souvienne, là encore, qu’on a vendu la Villa Rose. (…) Et je compte de ce point de vue-là sur nous tous et je compte aussi sur vous pour que, à
terme, ce patrimoine culturel ne devienne pas la variable d’ajustement de ces grands projets généraux. "
Rappel " Le
document fondateur de la politique culturelle de la Ville de Niort " (septembre 2008)
" Soyons clair, l'absence
de politique patrimoniale de la Ville depuis de nombreuses années débouche aujourd'hui sur une situation critique. La politique d'acquisition menée par les mandatures précédentes ne fut pas
corrélée à une politique de réhabilitation. Résultat, aujourd'hui, la ruine prédomine. Autrement dit, sans soutien de partenaires public ou privé, la Ville devra se résoudre à vendre une partie
non négligeable de son patrimoine bâti. "
A propos du dispositif d'aide à l'utilisation du Patronage laïque
" Comme à chaque conseil ou presque, ce dispositif entre en scène. Voilà donc une belle occasion de saluer un mécanisme qui vise essentiellement à soutenir la
création locale. Reste que le cas de l'association " Golpe Pena Flamenca " doit ici nous alerter. Nous avons là l'exception à la règle ; à savoir, une association culturelle qui bénéficie, depuis
2005, de ce dispositif pour des cours et des ateliers et non dans le cadre d'une aide à la création. Pourquoi ? Tout simplement parce que les salles de danse avec parquet font défaut sur la
Ville. Ce constat récurrent est emblématique de ces petits besoins toujours insatisfaits. Ce sont tous ces petits besoins qui ont payé et qui payent toujours la folie des grandeurs de la
mandature précédente et quand j'entends M. Baloge avoir " la nostalgie " du féodalisme municipal de l'ère Bellec, disons que dans le champ culturel, il n'y pas grand-chose à regretter.
"
Rappel " Les Assises de la culture " (4 octobre 2008)
" Je comprends la presse qui m'interroge en permanence sur les salle de spectacles, en permanence sur le grand événementiel, mais par moment j'aimerais que les journalistes
soient dans mon bureau et qu'ils voient toutes les associations qui viennent avec des besoins qui ne sont pas des zéniths, avec des besoins qui ne se résument pas à l'envie de faire un événement
culturel majeur mais qui viennent avec juste des tarifs de location, avec des demandes de salles d'exposition, etc. etc. Ce sont des besoins qui paraissent peut-être moins vendeurs médiatiquement
mais qui sont les vrais besoins des acteurs culturels de la ville et de ce point de vue là, on a un vrai et grand problème. "
(retranscription intégrale des débats sur le site de la Ville http://www.vivre-a-niort.com)
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