De l'importance de la coopération...
Dans le domaine culturel, cela suppose d'abord de resserrer les liens avec les autres collectivités territoriales : les résidences régionales portées par Aire 198 constituent un bel exemple de
financement partagé d'une politique culturelle qui conserve malgré tout ses singularités. Les réflexions en cours dans le cadre du Pôle régional des musiques actuelles pourraient aussi conduire à
des productions et des diffusions collectivement assumées. Ces exemples pourraient d'ailleurs assez facilement s'exporter sur les scènes nationales régionales.
A ce propos, la constitution en cours d'un Centre nationale des arts de la rue bicéphale en terme d'implantation et réticulaire en terme de production est un autre signe encourageant témoignant
d'une réelle prise de conscience politique. Reste que resserrer les liens ne suffit pas car vouloir contre vents et marées, tenir la barre de la démocratisation culturelle, suppose malgré tout des
choix politiques. Percevoir la culture comme droit a un prix dont il n'est guère possible de s'exonérer. Mais là encore, en rester à la problématique de l'enveloppe, c'est disqualifier à terme son
utilité.
A l'échelle locale comme à l'échelle nationale, la première priorité, c'est de poser un discours, un document public de politique générale définissant les principes et les objectifs (voir «Les
Assises de la culture» (1) du 4 octobre 2008). A l'échelle locale, comme à l'échelle nationale, la seconde priorité, c'est institutionnaliser la concertation dans la conduite de la politique
culturel (création du «Forum culturel permanent (2)»). La troisième priorité, c'est d'être le plus lisible et le plus transparent dans la déclinaison financière de nos choix politiques.
Nicolas Marjault, adjoint à la culture
(1) Document et débats en ligne sur le site de « Vivre à Niort » (http://www.vivre-a-niort.com).
(2) Première réunion février 2009.