LE
FILROUGE
le blog des élus communistes
niortais



Une fois n'est pas coutume, sortons du champ politique municipal pour aller frayer dans les eaux troubles gouvernementales. Il est vrai que, durant l'été, la
vigilance se relâche, ouvrant du même coup l'espace politique de la contre-réforme ; entendons par là que la machine à remonter le temps idéologique marche à plein. Ce contrôle citoyen se
desserre tellement que -comme le dit un slogan de campagne-, tout redevient possible...
Cynisme libéral
Socialiser les pertes (5 milliards versés par l'Etat à la BNP au nom d'une morale improbable) et privatiser les profits (1 milliard de bonus distribué par la banque à ses fidèles et loyaux
traders en 2009 au nom d'une morale toute aussi improbable)... Proposer à quelques mois d'intervalles la suppression de la taxe professionnelle (payé par quelques-uns) et l'instauration d'une
taxe carbone (payée par tous)... Et surtout, ne pas toucher pas au sacro-saint bouclier fiscal qui, visiblement, ne protège pas de son auréole salvatrice tous les salariés qui vont devoir
travailler le dimanche... « Une nouvelle liberté » nous dit Luc Chatel, porte-parole du gouvernement... Là, il n'est même plus question de moraliser le capitalisme (ce qui, il est vrai, n'a aucun
sens) mais de verser dans le cynisme libéral le plus implacable...
Cauchemar économique
En d'autres temps, d'autres régimes se plaisaient à défendre l'idée d'une société où seul le sommeil devait être libre. A force de chanter l'homme qui se lève tôt, de plus en plus tôt, de plus en
plus souvent, nous fabriquons l'homme qui ne dort jamais... Et dans cette France du salarié jetable, championne du licenciement financier et de la consommation d'anxiolytiques, dormir du sommeil
du juste devient une abstraction.
Nicolas Marjault, adjoint à la Culture