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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /2009 11:05


Partout en France, les hôpitaux publics, de l’hôpital de proximité au centre hospitalier universitaire (CHU), sont confrontés à une même situation : déficit budgétaire, fermetures de lits et de services, licenciements dont les annonces tombent quotidiennement, restructurations à marche forcée, personnels surchargés et en nombre de plus en plus insuffisant, dégradation des conditions de travail de tous les professionnels… Les plans de redressements sont de plus en plus nombreux. Leurs dégâts pour l’emploi public, pour la réponse aux besoins de la population sont considérables. De fait, ce sont la qualité et l’accès aux soins pour toutes et tous qui sont remis en cause ! Toute la population en pâtit !

 

Au bord de l'asphyxie

A Niort, samedi 29 janvier aux urgences : « Au bord de l’asphyxie, service saturé, manque de lits d’hospitalisation. La douzaine de boxes vitrés est surpeuplée, et le personnel n’en peut plus » (Nouvelle république du 30 janvier 2009).Pourtant, pour Mme Bachelot, ministre de la Santé, c’est une question d’organisation. Les personnels apprécieront… Et les heures supplémentaires des personnels de l’hôpital de Niort non payées c’est aussi une question d’organisation ou de moyens ? La crise de l’hôpital public à Niort comme ailleurs  tient au mode fonctionnement : La tarification à l’activité (T2A), un code et un tarif est attribué à chaque client (ex-patient) et à chaque pathologie. Certaines activités (chirurgicales) sont plus rentables  alors que d’autres sont déficitaires (pédiatrie, psychiatrie, soins palliatifs…). Exemple le plus absurde (et il y en a plein), l’utilisation de la tarification à l’activité aux soins palliatifs, dont la spécificité de la prise en charge est que la durée du séjour et le volume de soins nécessaires sont très hétérogènes. Du fait de la T2A, les unités de soins palliatifs sont obligées de trier les malades pour ne prendre que ceux dont l’espérance de vie est supposée être supérieure à 2 jours et inférieure à 35 jours ! Tous les autres sont refusées. Alors la solution pour ce service est de transférer ces malades en fin de vie dans un autre service avant des les reprendre !

 

L'hôpital en danger

La loi Bachelot, votée à l’Assemblée nationale, loin de résoudre ces problèmes, constitue un véritable danger pour l’hôpital public. Elle fait la part belle au privé en cherchant à gommer les limites entre le public et le privé aux grands bénéfices du secteur lucratif. Le but ? Obtenir le plus haut niveau de retour financier pour leurs actionnaires. Elle porte un recul considérable de la démocratie sanitaire en renforçant le pouvoir des futures Agences régionales de santé et celui des directeurs des futures Communautés hospitalières territoriales : personnels, usagers et élus voient leur rôle restreint et ignoré ! C’est la non-limitation des dépassements d’honoraires qui se traduira par des impossibilités de soins de nos concitoyens pour des raisons financières. C’est aussi des médecins rémunérés au rendement et des soignants considérés comme responsables de cette politique. Les élus communistes revendiquent que notre système de santé doit être exclu de tout échange marchand, le coût doit être socialisé, c’est le sens de la sécurité sociale solidaire. Nous demandons d’intégrer dans l’assiette des cotisations sociales les revenus financiers des entreprises (par exemple : Total 13 milliards d’euros de bénéfices). Vous pouvez compter sur les élus communistes au conseil d’administration de l’hôpital de Niort pour contrecarrer ce projet dangereux pour la santé et l’hôpital public à Niort. Un autre projet progressiste est possible pour la santé, et nous serons de toutes les mobilisations syndicales, associatives, politiques permettant d’empêcher ce projet de voir le jour et de se mettre en œuvre.

 

Frédéric Giraud, élu au conseil d’administration
de l’hôpital de Niort
 

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Commentaires

L'EPNEUX PROBLEME DES HOPITEAUX, NE PEUT ETRE RESOLU SANS L'INTERVENTION DES MALADES ET/OU LEURS FAMILLES. DIRE QUE LES JOURNAUX RELATAIENT LA CHOSE FIN JANVIER , NE VA PAS REGLER LE PROBLEME CAR IL EST INTRODUIT DANS LA TETE DES LECTEURS,'POUR ETRE BIEN ET MIEUX SOIGNE, ALLEZ DANS LE PRIVE!" LE CAPITALISME ET SES VECTEURS AGISSENT!ILS APPUIS LA OU CA FAIT MAL SANS DIRE QUE LA BLESSURE ,ILS EN SONT RESPONSABLE...LORSQUE L'ON VEUT NOYER SON CHIEN, ON L'ACCUSE DE LA RAGE! DEJA EN 1960 P. BOCCARA PARLAIT DE LA POLITIQUE GAULLIENNE, "LA MARCHANDISATION DES PATIENT" LA DROITE REMPLACE LA SOLIDARITE PAR L'INDIVIDUALISME...IL EST EVIDENT QUE DEPUIS1981 ON NE SE BAT PLUS POUR GAGNER, MAIS POUR NE PAS TROP PERDRE...NE COMPTONS PAS SUR LE PS POUR LUTTER, ILS SONT POUR LE LIBERALISME ET UN CAPITALISME CONTROLE!!!1
Commentaire n°1 posté par CHAUVINEAU JEAN-MARC le 26/08/2009 à 14h51

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