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FILROUGE
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niortais
Ecole Langevin-Wallon : la mise au point de Franck Michel en Conseil Municipal (31 janvier 2011) :
Le contexte (et l'état) des écoles niortaises est le suivant : les 20 groupes scolaires ont pour la plupart été construits ou réhabilités il y a plus de 30-40 ans, et ont fait l'objet de sous-investissements chroniques : leur mise à niveau et aux normes représente des sommes énormes, engagées en partie depuis 2008-2009 (plus d' 1 M€/an, sans compter les travaux d'entretien courant), et c'est le groupe PC qui s'est battu -et a obtenu- cet effort.
Lotissements périurbains…
De nombreuses écoles (15 sur vingt) ont des classes vides : c'est lié à la baisse du nombre d'enfants scolarisés sur Niort (vieillissement, et surtout périurbanisation, contre laquelle nous voulons lutter dans le cadre des schémas d'urbanisme), et non à la suppression de postes dans l'EN (scandaleuse : j'attends d'ailleurs qu'un candidat UNIQUE de GAUCHE y remédie dès 2012).
Question fiscale…
Dès lors, le choix est simple : soit on assume le maintien de tous les groupes scolaires, la reconstruction de Jean Zay déjà commencée (pour un coût total de 9 M€), et l'extension indispensable (et prévue) de la Mirandelle, voire la construction à envisager Vallée Guyot (à l'est, avenue de Limoges), et dans ce cas il faut augmenter les impôts, et fortement ; soit on gère au mieux l'argent public, et on ne le gaspille pas à maintenir des écoles comme Langevin Wallon, dont les effectifs chutent, qu'il faudrait rénover lourdement (1,85 M€), là où il y a 3 autres groupes scolaires non remplis dans un rayon de 500 m (Jean Zay, Emile Zola et Ernest Pérochon).
Service public…
Certains appellent cela une gestion comptable, et moi une gestion saine de l'argent des contribuables. Au passage, être de gauche, c'est à mon sens gérer convenablement l'argent public, c'est à dire dans l'intérêt général et sans réduire les services publics (voire en l'augmentant, comme nous le faisons par exemple avec les activités périscolaires, ou avec la hausse du budget du CCAS, de la culture, etc).
Programme municipal…
Donc le débat sur la stratégie vis à vis du patrimoine scolaire, de loin le plus lourd à gérer pour la ville, est totalement dépendant de celui sur la fiscalité : je suis prêt à défendre avec le PC le maintien de tous les groupes scolaires, avec les travaux de mise aux normes qui vont avec, si le PC de Niort réclame des hausses d'impôts conséquentes pour cela ; sinon, c'est soit démagogique, soit il faut faire d'autres choix, et il faudra me dire lesquels parmi ceux de notre programme, négocié avec le PS et avalisé par la section niortaise du PCF.
Carte scolaire…
Sur la carte scolaire : un cabinet d'audit a effectivement travaillé pour étudier un élargissement des zones afin de répartir au mieux les enfants, sans utiliser massivement les dérogations, comme c'est le cas aujourd'hui (26% !) ; convenons ensemble qu'il faut sortir de cette politique du cas par cas pour rétablir une règle commune et concertée afin de maintenir et d'améliorer la mixité sociale. Nous y travaillons, en concertation justement : les travaux sur la carte scolaire ont été présentés aux directeurs d'écoles et aux parents d’élèves pour discuter de leur pertinence et recueillir leurs propositions éventuelles.
Ecole publique…
Enfin, sur la mixité sociale à Langevin Wallon : il y a 45% de dérogations, en grande partie des enfants qui devraient aller dans les écoles ZEP voisines. Est-il normal que cette école fonctionne comme une école privée (évitement de la ZEP), tous ça parce qu'il faut y maintenir un minimum d'effectifs ? Je comprends les réactions face à cette décision : fermer une école, ça craint, surtout en ces temps de laminage des services publics et de destruction des collectifs de travail. Mais je défends l'idée que cette décision n'affaiblit en rien le service public, et même qu'il le renforce en évitant le gaspillage d'argent public, rare, qui sera mieux utilisé ailleurs.
Franck MICHEL